5 mars 2014Mur antibruit à Saint-Constant
David Penven
SAINT-CONSTANT - Qu’importe l’issu du vote aux prochaines élections provinciales, rien n’empêchera l’aménagement d’un muret antibruit au Sud de Saint-Constant le long de l’autoroute 30. C’est ce qu’affirme le député péquiste de Sanguinet, Alain Therrien, invité par le Journal à commenter l’état du dossier.
«Il faut être clair: ce projet-là est financé. L’argent est attaché et le projet va se faire, peu importe comment les gens vont voter. Ne nous sommes pas comme les libéraux. Nous, on attache nos annonces! Il y a de l’argent réservé pour cela», a souligné à rassurer le député.
Afin de réduire la pollution sonore qui brime la qualité de vie des résidents demeurant entre les rues Duchâtel et Saint-Pierre, le ministère des Transports (MTQ) rehaussera la butte existante par la construction d’un muret. Une fois complété, il atteindra une hauteur de cinq mètres et s’étendra sur une distance de 400 m vers l’ouest. Initialement, le prolongement devait être de 200 mètres.
Dans les prochains mois, le MTQ réalisera l’étude géotechnique, l’avant-projet et les plans et devis du projet. Les détails pourront dès lors être communiqués à la Ville et aux citoyens.
«Les travaux devraient débuter à la fin de 2014. Après avoir érigé le mur, il y aura d’autres tests de bruit pour voir s’il remplit ses devoirs», ajoute M. Therrien.
Engagement tenu
«Quand je suis arrivé en septembre 2012, je m’étais engagé à régler ce dossier. J’ai fait en sorte d’accélérer le processus. Au mois de mars 2013, j’avais terminé mon travail. Par la suite, il y a eu des discussions entre Saint-Constant et le MTQ. Cela a duré quelques mois. La mairie avait des questions sur différents aspects du projet, ce qui est normal. Il y a eu négociations avec le MTQ pour apporter certains changements. Ce processus a durée cinq, six mois», rappelle le député Therrien.
Les coûts des travaux ne sont pas divulgués en raison du processus d’appel d’offres. Ils seront toutefois entièrement assumés par le MTQ, puisque c’était dans son mandat de s’assurer que l’impact sonore de la nouvelle autoroute 30 respecte les normes établies, à savoir de pas dépasser les 55 décibels. Cette façon de faire s’applique pour toute nouvelle infrastructure bâtie depuis 1998.