24 décembre 2010
Les propriétaires constantins subiront une augmentation de près de 7 % sur leur compte de taxes, une première depuis 2006.
Hélène Gingras
Parmi les Villes de la région qui ont adopté leur budget, il s’agit de la hausse la plus importante. Le conseil municipal de Saint-Constant avait auparavant gelé les taxes depuis plusieurs années.
« L’augmentation moyenne du compte de taxes sera de 6,78 %, soit 22,52 $ par année pour les six dernières années », a minimisé le maire Gilles Pepin.
La hausse est due principalement à l’implantation d’un nouveau rôle d’évaluation triennal, à l’augmentation des quotes-parts de 4 % (train de banlieue, CIT Roussillon, police, etc.), de la masse salariale et de la taxe de vente du Québec.
En détails
Une maison évaluée à 200 000 $ vaut désormais 241 400 $, soit une croissance de 21 %.
Pour en diminuer l’impact, le taux de taxation foncière a été abaissé de sept sous pour se chiffrer à 0,5896 $ du 100 $ d’évaluation (le plus bas dans la région). Il en résulte tout de même une augmentation de 91 $ de cette taxe.
Les autres éléments du compte augmentent également tous, à l’exception de la taxe d’eau, qui demeure fixe à 186 $, et celle sur la reconstruction de rues qui diminue de moitié (50 $ au lieu de 100 $).
Le propriétaire d’une maison estimée à 241 400 $ payera 2 129 $ en taxes en 2011, une augmentation de 135 $ par rapport à 2010.
Le budget à Saint-Constant est de 20,3 M $, soit 1 M $ de plus que l’an passé.
« C’est injuste ! »
L’opposition a réagi au budget. La diminution de 50 % de la contribution au fond de reconstruction de rues dérange Yves-André Ferland.
« Depuis 2005, seules les reconstructions de rues réalisées étaient déjà prévues au plan quinquennal voté par l’ancienne administration, déplore l’ancien conseiller. Qu’arrivera-t-il aux nombreux citoyens qui ont payé pendant toutes ces années et qui n’ont toujours pas vu leur rue reconstruite ? Il n’y a aucun projet sur la table ! Ce n’est pas équitable ! »
L’augmentation de la dette, qui passe de 23 M $ à 33 M $, le dérange également. La majeure partie est notamment imputable au projet du lac Lafarge.
« C’est un projet conçu par l’ancienne administration. À l’époque, c’est le promoteur qui devait investir pour les infrastructures, alors qu’avec l’Équipe Pepin, ce sont tous les contribuables qui devront payer », ajoute celui qui voudrait que des améliorations notables dans la Ville en fonction des augmentations de taxes.