17 décembre 2010

Saint-Constant accueille un projet immobilier de 400 M $

Rien ne semble arrêter le boom domiciliaire que connaît Saint-Constant. Après avoir annoncé la venue du projet résidentiel Le Saint-Régis il y a quelques semaines, la municipalité vient de procéder au lancement d’importants travaux d’infrastructures pour accueillir celui de Héritage du Roussillon. À terme, ce développement représente des investissements de l’ordre de 400 M $.

David Penven

Les membres du conseil municipal, accompagnés du promoteur Gérald Issenman, ont effectué une visite du chantier de la rue Sainte-Catherine, le 11 décembre. Les réfections, aux coûts de 16 M $, sont réparties entre la Ville et le promoteur dans la proportion de 20 % et 80 %.

En plus du réseau d’aqueduc et d’égouts, les travaux incluent le surdimensionnement du réseau d’alimentation d’eau potable vers d’autres secteurs, la mise en place d’un poste de pompage fluvial et la construction d’un bassin de rétention. L’ajout de deux terrains de soccer, le réaménagement de l’intersection de la Montée Saint-Régis et Sainte-Catherine, la réfection de la rue Sainte-Catherine pour l’élargir à quatre voies, en plus de l’éclairage et l’aménagement d’un accès au nouveau parc du Lac complètent l’ensemble des interventions.

Préparer le terrain
Ces travaux d’infrastructures permettront de développer tout le secteur à l’ouest de la rue Sainte-Catherine, entre la voie ferrée et la Montée Saint-Régis. La première étape du projet de développement domiciliaire s’étalera sur cinq ans. Elle comprendra l’implantation de 1 500 unités dont 800 condominiums, des maisons unifamiliales et multifamiliales, des résidences détachées, semi-détachées ainsi que des multifamiliales en location. Quarante pour cent de la surface du terrain sera conservée et aménagée en espaces verts.

Les investissements de 400 M $ comprennent les déboursés de 40 M $ en infrastructures qui seront remises, par la suite, à la ville. Une fois le tout complété, l’Héritage du Roussillon générera des taxes d’environ 3,5 M $.

Une première
Pour le maire Gilles Pepin le développement du projet constitue une première en Montérégie dans la mesure où il s’inscrit dans le concept urbanistique TOD (Transit-Oriented Development). Lorsqu’il y a développement domiciliaire, on tient compte de la proximité du réseau de transport.

« C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis près de cinq ans. Les unités de logements seront construites de manière à ce que les futurs résidants puissent se rendre à pied à la gare du train de banlieue que l’Agence métropolitaine de Montréal aménagera près du Lac Lafarge en 2011-2012. Il s’agit d’un mode de vie très intéressant pour les futurs acheteurs », a précisé le maire.

De plus, les entrées de taxes permettront à Saint-Constant de maintenir son taux de taxation à la baisse.

« Quand nous sommes arrivés en 2005 (au pouvoir) Saint-Constant avait un des taux de taxation les plus élevés. Nous avons maintenant le taux le plus bas dans la région de Montréal. Le projet, une fois compété, permettra aux citoyens de bénéficier de cette baisse de taxes pour les 15 prochaines années. »