LA VIE APRÈS L’ONF
Deuxième partie d’une entrevue avec

Guy Maguire,
webmestre et fondeur

par Marie-Pierre Tremblay
décembre 2003

Guy Maguire(1) vient tout juste de remiser son vélo(2) pour sortir ses skis de fond, sans délaisser pour autant le plongeon dont il suit le développement au quotidien.

La découverte d’une discipline difficile : le plongeon
Quand on regarde les Jeux olympiques à la télé, on est toujours fascinés par les compétitions de plongeon. Et alors qu’une exécution peut nous sembler parfaite, on est parfois surpris des notes ridiculement basses attribuées à un athlète. Pour mieux comprendre ce qui s’est passé durant les trois secondes qui se sont écoulées entre le départ du tremplin et l’entrée dans l’eau, consultez le site internet Plonge !. Vous y trouverez des dizaines d’articles sur le plongeon, ses règlements, ses méthodes de notation, mais aussi des pages réservées à CAMO (Club aquatique de Montréal) et à deux plongeurs particulièrement talentueux, médaillés d’or, Alexandre Despatie et Émilie Heymans.

« C’est grâce à Elise, ma fille, que j’ai commencé à m’intéresser au plongeon. Elle faisait du patinage de fantaisie, de la gymnastique et de la natation à la piscine au coin de la rue. Elle était très bonne. Un jour, un moniteur lui dit qu’elle devrait s’inscrire à CAMO. Elle y est allée. Mais comme elle n’avait pas des « épaules est-allemandes » - tout en étant d’une souplesse incroyable - ils lui ont suggéré de s’orienter plutôt vers le plongeon. Elle en a fait pendant quatre ans, puis elle a enseigné à CAMO, au CEPSUM de l’Université de Montréal et aux jeunes de plusieurs piscines extérieures. »

« L’Agence Maguire »
« De fil en aiguille, j’ai offert à CAMO de monter son site internet. C’est excitant parce que c’est là que s’entraînent 75% des athlètes de l’équipe canadienne. Il y a aussi plein d’enfants qui rêvent de devenir champions. C’est un milieu très vivant, avec peut-être 200 « élèves » de tous les niveaux. Là-dessus, il y en a une douzaine qui sont de calibre international dont Alexandre et Émilie. Les sites en français sont singulièrement rares. Évidemment, ce n’est pas un sport où il y a beaucoup d’argent à faire, donc... Il n’y a pas beaucoup de journaux qui s’occupent des compétitions locales ou même nationales et à part les Championnats du Monde ou les Jeux olympiques, on n’entend pas beaucoup parler de plongeon.

Moi, j’ai tout un réseau d’informateurs qui m’envoient les résultats dans les heures qui suivent les compétitions et le site est visité par des gens du Mexique, d’Angleterre, des États-Unis et autres qui m’envoient des courriels et m’encouragent à continuer.

Et les parents ! D’une gentillesse ! Quand leurs enfants les appellent du bout du monde, de Chine, de Russie, d’Espagne, ils me contactent immédiatement et me font part des succès de l’un ou de l’autre. Ce qui fait que j’ai toujours les nouvelles avant les grandes agences de presse. Le téléphone, c’est plus rapide que les communiqués. Je me suis fait beaucoup d’amis dans ce milieu-là et, ce qui est extraordinaire, c’est que tout le monde s’entend à merveille, et les adultes encouragent également tous les jeunes, qu’ils soient ou non leur enfant. On est loin de ce qu’on voit parfois le long des patinoires ! Et mon travail est apprécié ! Figure-toi donc que j’ai été mis en nomination au titre de « bénévole de l’année » pour la région métropolitaine. Il y a « l’athlète de l’année », « l’entraîneur de l’année », etc. Je n’ai pas gagné, parce qu’il y a des gens qui se donnent entièrement à un sport depuis 20 ou 30 ans, mais ça m’a fait bien plaisir tout de même. »

Le ski de fond, une autre passion
« Le ski de fond, pour moi, c’est une nécessité. J’ai fait beaucoup de ski alpin, mais maintenant de sont les longues randonnées qui m’intéressent le plus. Aussi souvent que je le peux, je chausse mes skis et je pars à l’aventure... Puis, au retour, je lis ou je travaille à mes sites. Des sites d’athlètes comme ceux de Dasha Gaïazova, Beckie Scott ou Milaine Thériault, des fiches sur d’autres skieurs et skieuses, mais aussi des sites d’intérêt général : nouvelles de la semaine, compétitions, courses et longues randonnées, matériel et techniques, achat et entretien des skis, les conditions des pistes, comment se mettre en forme, où faire du ski... Roger Laroche, le journaliste bien connu de Radio-Canada, qui opère le meilleur site sur le ski alpin au Québec, présente en haut de sa page d’accueil un lien avec le ski de fond qui m’envoie directement tous les intéressés visitant son site.

Bref, je me demande : qu’est-ce qui intéresse les skieurs ? Et je structure et j’organise mes informations de telle manière que vous pouvez utiliser n’importe quel engin de recherche (google, alta vista, yahoo) et il y a 80 chances sur 100 que vous tombiez sur l’un de mes sites en cherchant « ski de fond ». Essayez, vous verrez !

Tout comme le plongeon, le ski de fond fait rarement la « une » des pages de sports des quotidiens mais les athlètes y sont tout aussi affables et attachants. Dasha (Gaïazova) c’est la nouvelle coqueluche des fans de ski de fond qui s’intéressent aux compétitions. Elle est née près de Moscou, n’a pas encore 20 ans et est arrivée à Montréal avec ses parents en février 1999. Elle est devenue citoyenne canadienne en septembre 2002 et a appris le français ! Quand elle raconte, ça donne à peu près ceci : « Beckie (Scott) part 45 secondes après moi. Dans le premier tour, au 4e km, elle rejoint moi. Elle passe moi. Elle skie plus court que moi, mais elle a plus gros tempo que moi. Elle, très vite. Très trrrès vite! Je l'ai suivie dans côte cinq minutes, puis elle partie! » Adorable !

Quand j’ai découvert qu’il n’existait pas de site internet consacré à Beckie Scott, notre gloire nationale qui s’est illustrée aux Jeux olympiques de Salt Lake City, eh bien j’ai décidé d’en faire un. J’ai trouvé plein d’informations sur le site de Radio-Canada Sports (une référence mondiale pour la qualité et la conservation des informations). Ce qui fait qu’il existe un site en français entièrement consacré à Beckie Scott mais pas de site en anglais ! Et Milaine Thériault, elle est de St-Quentin, au Nouveau-Brunswick, c’est donc presqu’une Québécoise. Alors je tiens son site à jour pour partager les bonnes nouvelles avec ses fans. »

Toujours le même enthousiasme, la même fougue que nous lui avons toujours connus ! Bonne saison, Guy.

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(1) Guy Maguire est entré à l’ONF en 1967. Il a occupé successivement les postes de représentant à Sherbrooke, de directeur régional pour le Québec et de chef de la mise en marché française à la Division de la Distribution puis de directeur-adjoint Distribution. Il devient par la suite directeur du Programme hors-Québec (production et distribution) et directeur général-adjoint Distribution au Programme français. Il a pris sa retraite en 2001.
(2) Voir la première partie de cet article paru dans le bulletin de juin.

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photos : Louis Panneton-Maguire



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