Pierre F.
Quand les coureurs cyclistes ont envie de faire pipi, ils s'arrêtent sur le bord de la route, ou s'exécutent en roulant, mais quelle que soit la manière, ils sont tenus à un minimum de discrétion. Un règlement de l'Union cycliste internationale prévoit des amendes pour ceux qui se « découvrent » intempestivement. Et cela arrive assez fréquemment.
Samedi dernier, quatrième étape du Grand Prix cycliste féminin disputé dans ma région, on venait de traverser le village de Stanbridge East, on allait vers Frelighsburg, il y avait encore plein des maisons, du trafic sur la route. C'est alors qu'une douzaine de filles du peloton se sont arrêtées pour aller faire pipi. Douze filles en ligne accroupies dans le fossé, parfaitement visibles de la route.
Les commissaires de la course ( toutes des dames ) m'ont confirmé qu'elles ne séviraient pas. « Y'a rien là ! » m'ont-elles dit. D'accord pour qu'elles ne sévissent pas. De là à prétendre que 12 jeunes femmes qui baissent leur culotte en même temps sur le bord de la route « y'a rien là », je ne suis pas si sûr, savez-vous. À Montréal peut-être, mais ici, dans mon coin, ce n'est pas très courant. Peut-être suis-je un peu straight, mais j'ai trouvé la chose, comment dire ? confondante ?
Vous savez comme ils ont le ricanement facile à la campagne, j'ai eu de mes voisins des commentaires du genre « ouais, beau p'tit sport, le bicyk ».
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