11 décembre 2008

Un appel aux Vieux

Pierre F.

J'ai écrit au début de l'été une chronique sur les vieux. Cet extrait :

Vieux monsieur, j'adore. Vieux tout court ne me défriserait pas. Vieux machin. Vieux schnock. L'ancêtre, n'importe quoi, sauf : un aîné. Pas ca-pa-beu. D'ailleurs je ne suis pas un néné. Je n'ai rien d'un foutu néné. Les aînés sont grégaires, louent des autobus à Pâques pour aller à New York, jouent au volleyball le mercredi matin, etc...

Il s'est trouvé des vieux, j'y pense, surtout des vieilles, pour abonder dans mon sens. Des vieux, des vieilles qui, comme moi, ont horreur de la promiscuité, de la grégarité, qui ne jouaient pas au volleyball à 20 ans et n'ont pas envie d'y jouer à 68, des vieux qui m'ont dit détester surtout cette crasse paresse intellectuelle à laquelle trop de vieux s'abandonnent comme à un repos bien mérité.

Bref, en janvier ou février, La Presse devrait publier une série, dont le titre, provisoire j'espère, serait quelque chose comme «Vieillir cool». C'est déjà mieux que vieillir débile, mais la coolitude n'étant pas non plus un état qui me porte à l'extase, je lance un appel aux vieux qui en ont plein le cul du penser-mou et des pubs de Viagra (et des reportages sur les vieux) pour qu'ils me laissent un courriel dont la première phrase pourrait être : moi aussi, monsieur le chroniqueur, je veux aller lancer des boules puantes au Salon de l'aîné et de l'ânesse...

Je ne sais pas encore ce que je ferai de votre mot, mais même si je ne devais rien en faire, il aura fait du bien à au moins deux personnes, vous et moi.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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