6 avril 2007

Quand Ronald s'est demandé à quoi servait la documentation devant Jacques Demers à la télé, il a fait son comique. Jacques, après son douloureux aveu public, à fleur de peau, a été blessé. Pas gravement mais assez pour être croche lors de son apparition suivante, assez pour retarder son sommeil de quelques minutes. Il voudrait tellement toujours être parfait.
Ronald aime rajouter du poivre quand c'est déjà épicé. Ronald, vieux journaliste, sait très bien que les papiers devant Demers sont les stats, remises à tous les journalistes avant les matches. Ce qu'il y a sur ces feuilles, ce sont des noms et des chiffres. Autrement dit, ce n'est pas vraiment sorcier et le contenu est utile même pour un analphabète quand il est consciencieux. S'il y a un endroit où il n'y a pas de prose, c'est dans les stats. Ronald a ironisé. Un analphabète armé de documentation. Ça peut être drôle.
La chaîne qui débarque
Le hic, c'est que l'alphabétisme, c'est pas drôle. Rire d'un analphabète, c'est chien. À la limite, en secret, mais pas dans le journal. Ce n'est pas un sacrilège mais ce n'est tout simplement pas bien. Dans un élan impromptu, et non calculé, contrairement aux prétentions du faux-glia, Demers a identifié Ronald King à Tout le monde en parle. La grosse affaire.
Et celui qui est devenu le plus craqué dans tout ça, c'est justement le faux-glia qui, prétentieux et condescendant (what's new ?), qualifie les gagnants de la Coupe Stanley de 93 ainsi que ses propres lecteurs de tarlas. Le faux-glia c'est celui qui, depuis très longtemps, est convaincu d'avoir le jugement de décider qui est con et qui ne l'est pas.
À demain
La différence entre un con et un tarla ? Les deux peuvent
être le même.
Note du webmestre :
Voici l'extrait de la chronique Première sortie de Pierre Foglia publiée dans La Presse du 3 avril 2007
ON NE RIT PLUS
Dimanche soir à Tout le monde en parle, Jacques Demers a accusé mon collègue Ronald King de rire de son analphabétisme. Ronald lui a répondu qu'il ne riait pas, il se demandait seulement à quoi servaient les feuilles qu'il plaçait devant lui à la télé.
Je voudrais ajouter que moi non plus je n'ai pas ri de l'analphabétisme de M. Demers, par contre j'ai ri quand vous l'avez ovationné pour son coming out. J'ai ri pour ne pas pleurer. M. Demers n'a pas été un grand coach de hockey, mais comme manipulateur, il était vraiment pas pire. Il ne sait peut-être pas lire, mais pour mener une bande de tarlas par le bout du nez, il n'a pas son pareil, ce qui l'a grandement aidé à gagner la Coupe Stanley. Il continue aujourd'hui même s'il n'est plus coach, c'est sa seconde nature. Il a vite compris l'avantage qu'il y avait à poser en victime, d'où sa sournoise et très calculée sortie contre Ronald King.
Et vous bien sûr, joyeux tarlas, de l'applaudir.
Vous connaissez la différence entre un tarla et un analphabète ? Un analphabète n'est pas forcément con.
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