6 décembre 2007

Rouler à vélo avec Foglia
vaut plus que regarder une game de hockey
des Canadiens avec Réjean Tremblay

LES 10 LOTS

• Roulez avec Pierre Foglia
Vous aimez autant le vélo que les chroniques de Pierre Foglia ? Vous savez tout de ses opinions sur le sport, la littérature et vous connaissez les noms de tous ses chats. Voici l’occasion unique d’en parler avec lui, lors d’une sortie à vélo le printemps prochain. Pour une personne. Mise finale : 4500$

• La Presse du lendemain, avec Éric Trottier, directeur de l’Information
Venez luncher et passer l’après-midi aux côtés d’Éric Trottier, directeur de l’Information, et découvrez comment chaque nouvelle compose le journal du lendemain. Vous assisterez à la réunion de production qui réunit les responsables de tous les cahiers et aux débats sur le choix de la Une et des nouvelles les plus importantes. Pour une personne. Mise finale : 2500$

• Politique et bon vin au menu, avec Vincent Marissal.
Cuisinez le chroniqueur Vincent Marissal sur les coulisses du pouvoir, autour d’un agréable souper dans le Vieux-Montréal. Une occasion unique pour comprendre comment les journalistes politiques exercent leur métier et pour questionner les tendances, tant au provincial qu’au fédéral… ou dans le monde du vin. Pour une personne. Mise finale : 2200$

• Commentez un spectacle de premier plan avec Alain de Repentigny, journaliste aux arts.
Vos yeux s’écarquillent pour les arts de la scène? Vous êtes curieux de tous les genres et, surtout, curieux de voir comment les journalistes se préparent pour rendre compte des événements artistiques de l’heure? Suivez Alain De Repentigny dans une soirée mouvementée de la salle de rédaction à la salle de spectacle pour suivre comment notre critique partage ses impressions avec les lecteurs sur LE show du jour. Pour deux personnes. Mise finale : 2700$

• Journalisme et opinion, le chroniqueur se met à table, avec Patrick Lagacé
Interrogez le chroniqueur Patrick Lagacé sur ses reportages, ses prises de position et son blogue à la faveur d’un souper dans un restaurant du Vieux-Montréal, qui sera suivi d’une visite sur le plateau des Francs-Tireurs. Un moment privilégié pour lui demander tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les métiers de journaliste et de chroniquer sans jamais pouvoir le demander. Pour une personne. Mise finale : 1900$

• Visionnez un film en avant-première de presse avec Nathalie Petrowski
Vous aimez vous plonger dans le 7e art, confortablement installé dans une salle obscure. Vous rêvez secrètement d’assister à une projection de presse avec les critiques cinéma. Accompagnez Nathalie Petrowski et partagez vos impressions avec elle en avant-première. Pour deux personnes. Mise finale : 2650$

• Critiquez une bonne table de Montréal avec Marie-Claude Lortie, critique gastronomique
Fin gourmet est l’expression qui vous définit le mieux ? Vous dévorez les critiques de restaurants avant de décider quelle nouvelle table aller essayer ? Allumez vos papilles en accompagnant Marie-Claude Lortie dans une de ses sorties anonyme pour tester les meilleures tables en ville. Pour deux personnes. Mise finale : 3003$

• Encouragez le Canadien le 18 décembre en compagnie de Réjean Tremblay
Vous vibrez pour le Canadien. Vous suivez toute l’actualité des sports au fil des coups de gueule de Réjean Tremblay. Faites un cadeau à l’amateur de sports en vous et passez la soirée du 18 décembre 2007 au Centre Bell pour suivre une rencontre du Canadien face aux Panthers de la Floride, en compagnie de Réjean Tremblay. Pour deux personnes. Mise finale : 3600$

• Justice et société avec Yves Boisvert
Vous ne manquez jamais la chronique d’Yves Boisvert, qu’il parle d’un procès, des coulisses du palais de justice, de faits de société ou de la vie en banlieue? Venez partager son point de vue à l’occasion d’un souper, dans le Vieux-Montréal… ou sur la Rive-Sud. Pour une personne. Mise finale : 2000$

• Une caricature dédicacée et un lunch avec Serge Chapleau, caricaturiste
Commenter la caricature fait partie de vos rituels quotidiens? Le regard humoristique de Serge Chapleau sur l’actualité vous fait toujours sourire et réagir? Serge Chapleau vous offre un tirage signé de votre caricature préférée ainsi qu’un lunch pour parler de politique, d’actualité… et pourquoi pas de Gérard D. Pour une personne. Mise finale : 2000$

Les articles de Patrick Lagacé et Marie-Claude Lortie.


11 décembre 2007

Rendre à César, à Réjean et à Alain

Pierre Foglia

Avez-vous bientôt fini de me féliciter d’avoir gagné l’encan de La Presse pour la guignolée ? Vous voulez la vraie histoire ? Au fond, c’est Réjean Tremblay qui a gagné. Sans blague.

Le monsieur qui a misé 4500$ pour une virée à bicyclette avec moi, c’est Alain Creton, propriétaire du célèbre restaurant Chez Alexandre, rue Peel. Resto fréquenté par le jet-set, par les coureurs automobiles de Formule Un, par Normand Legault et par... Réjean Tremblay. Pas moi. C’est pas ma gang. Oui, c’est sûr, c’est un petit peu pour aller faire un tour de vélo avec moi, mais c’est beaucoup pour taquiner Réjean que monsieur Creton m’a fait gagner.

Bref, arrangez ça comme vous voulez, c’est grâce à Réjean que Jeunesse au Soleil, Moisson Montréal et la Société Saint-Vincent de Paul vont recevoir les 4500 $ de M. Creton. On les remercie chaleureusement tous les deux.


6 décembre 2007

Fin des enchères

La Guignolée est plus riche de quelque 27 000$.

Quant à moi, je préfère pas parler. Dixième sur 10 !

Je n’irai pas au party de Nowell, je vais me faire niaiser…


7 décembre 2007

Foglia coiffe Tremblay sur le poteau

Martin Croteau

Le cycliste coiffe le motocycliste. Au terme d'un sprint final endiablé, Pierre Foglia a comblé un retard de plus de 1000$ et remporté l'Encan La Presse, hier. La vente aux enchères a permis de récolter 27 053 $ pour la Grande guignolée des médias.

Un lecteur a offert 4500$ pour rouler avec notre chroniqueur vedette, qui avait pourtant coin mencé la journée à 2300$, loin derrière Réjean Tremblay (3500$). Il en coûtera finalement 3600$ pour assister à un match du Canadien en compagnie du chroniqueur sportif. À l'origine, le chroniqueur Stéphane Laporte avait misé 3000$ sur ce lot. Sa mise ayant été dépassée, notre blogueur a tout de même choisi de remettre la somme à la Guignolée.

(...)


20 décembre 2007

Le conte de Noël d'Alexandre

Il y a de ces soirées qui tournent au conte de Noël sans qu'on l'ait préparé. Mardi soir, quand le Canadien a affronté les Panthers de la Floride, tous les astres et les bonnes volontés se sont mis de la partie pour qu'Alexandre Masson vive son conte de Noël.

Vous avez suivi le petit téléroman de cette soirée payée 3600$ par Mme Anne Sabourin. Il s'agissait d'assister à un match du Canadien en ma compagnie. J'ai appelé des amis et, rapidement, Carlos Ferreira, Pierre Boivin et Éric Trottier, un de mes patrons à La Presse, ont répondu oui à une demande. En plus du match, peut-on inviter la gagnante à un souper avant le match ?

J'avais le choix. Mardi, j'ai appris que j'irais au match en compagnie de M. André Masson, le père, et d'Alexandre, 17 ans, le fils. Je n'en savais pas plus. On devait se rencontrer à 17h30 à l'entrée des journalistes.

C'est là que le conte a commencé.

Il tombait une belle et douce neige vers 17h15 quand M. Masson m'a joint au téléphone. Son fils de 17 ans était à Sainte-Justine, hospitalisé depuis plus d'une semaine, pour une terrible infection à un pied. Il recevait des antibiotiques sous perfusion.

Dans l'après-midi, les spécialistes l'ont autorisé à assister au match du Canadien. Mais le système étant le système, ce n'est qu'à 16h45 qu'il a pu quitter l'hôpital avec son père: «Ça fait une demi-heure que nous sommes partis, et on n'a pas fait 500 pieds. C'est épouvantable ! J'ai 55 ans et je n'ai jamais vu pareille congestion», m'a expliqué M. Masson.

Il m'a raconté pour son fils. Il ne prévoyait pas arriver longtemps avant le match. Le beau souper à La Mise au jeu tombait à l'eau. Mais c'était encore plus compliqué. Alexandre ne pouvant beaucoup marcher, il fallait trouver un stationnement.

On s'est mis quelques bonnes âmes à chercher une solution. André Lemoyne à l'entrée, Jean-Philippe, Dominick Saillant, Donald Beauchamp et sans doute quelques autres, dont j'ignore le nom, ont prévenu la sécurité pour qu'on réserve une place de stationnement «VIP» pour Alexandre. On s'est échangé les numéros de téléphone et finalement, je me suis dirigé vers La Mise au jeu.

Vers 6h50, une hôtesse est venue nous trouver:»Je pense que vous attendez quelqu'un», a-t-elle dit.

C'était Alexandre et son père. On a pris une demi-heure pour souper et on s'est dirigés vers nos places.

Vous le savez, la première période a été plate à mourir. À un moment donné, après une douzaine de minutes de jeu, Alexandre a juste dit: «Ça serait quand même le fun qu'on lance une deuxième fois.» J'ai levé les yeux au tableau et j'ai réalisé que «nous» avions décoché UN tir vers le filet des Panthers.

Je me suis dit que le jeune devait vivre quelque chose de plus palpitant. Je les ai donc conduis au salon des journalistes.

Et là, le miracle de Noël s'est produit.

Ça a commencé avec un hot-dog rôti du Centre Bell. Puis, Ron Fournier est venu s'asseoir à notre table. Ron a donné la main au jeune homme et ils ont commencé à discuter comme deux vieux amis.

Faut que vous sachiez que Ron est un extraordinaire raconteur et qu'il est tout aussi extraordinairement généreux.

« Ouais ouais Tu m'as déjà appelé à mon émission ? » a-t-il lancé. Alex a rougi un peu : « C'est vrai. J'avais 11 ans. J'avais téléphoné en cachette de mes parents », a-t-il répondu : «Ouais ouais Y devait être 10 heures moins quart Je t'ai pas demandé si t'avais de l'école le lendemain ? Ouais ouais pis là, je t'ai dit : dodododododo Byyyyyyyyyyyyyiiiiiiiieeeeee ! ».

C'était bien ça.

Puis, Ron a raconté ses débuts comme analyste aux Jeux d'Albertville. Dans son style inimitable : « Ouais à un moment donné, Foglia m'a planté un peu. Une couple de paragraphes. Mais ma mère était certaine que je ferais une dépression. J'ai appelé mon frère Michel. Lui, il m'a jamais particulièrement trouvé beau. Il m'a dit l'heure juste. Ça se pouvait que Foglia ait raison. Tout le monde s'en faisait Mais moi, les critiques pis les bêtises, après 27 ans à arbitrer, ça me glisse sur le dos. Des maudits pourris, des vendus, des aveugles, des mangeux de m, j'en ai entendus après chaque maudite partie. Ça fait que deux paragraphes de Foglia, y a pas de quoi déprimer », de raconter le père Ron.

Évidemment qu'avec Ron à la table, tout le monde riait et parlait fort. René Pothier, de Radio-Canada, Michel Villeneuve, Pierre Durocher, François Gagnon et quelques autres, sont venus saluer «notre nouveau collègue». Il avait les yeux pas mal brillants.

Après la deuxième, Alexandre est venu avec moi. Il s'est acheté une superbe casquette du Canadien, un modèle que je ne connaissais pas. Gracieuseté de La Presse. Il s'est dirigé vers son banc avec son père. Moi, je ne me sentais pas capable d'aller voir encore 20 minutes de platitudes. Et puis, je ne comptais plus dans l'histoire, le rêve, le conte. C'était déjà vécu. C'était Ron !

Après le match, Alexandre est retourné à Sainte-Justine où on l'a «rebranché» aux antibiotiques. Mais son père me disait hier qu'il s'était endormi en souriant.

Je ne sais pas ce que cet encan va donner l'an prochain. Mais pour Alexandre et André Masson, pour Anne Sabourin, je pense que l'investissement en valait la peine. Surtout qu'Alexandre ne savait pas que maman, psychologue de profession, l'aimait assez pour lui offrir une soirée de 3600$.

Et on ne parle pas d'une famille de millionnaires.

Merci Ron, t'auras fait notre soirée à nous tous.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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