8 novembre 2004 |
Bonjour bonjour bonjour !!!!!
Je suis de retour à la vie normale, c'est-à-dire une vie où j'ai toutes mes soirées et toutes mes fins de semaines à moi !!! Même pas obligée d'utiliser mon cerveau ! Aaahhhh... Ça va faire du bien. Eh oui, mon examen est enfin passé, je peux respirer un peu. J'ignore pour combien de temps encore, mais, en ce moment, j'en profite.
Alors, les aventures se poursuivent ! Il faut ! Sinon, je m'ennuie.
Pendant la dernière semaine de septembre, je suis allée pour la première fois à Boston et Chicago. Oui, je sais, ça fait un petit bout de temps, mais disons que le temps me manquait un peu pendant le mois d'octobre (moment d'étude intensif !).
Malheureusement, je n'ai été que de passage dans ces deux villes. C'est dommage car toutes deux semblent très belles. Beaucoup de travail m'attendait, mais je me suis quand même dit que je me devais de faire une visite-éclair. À Boston, mon bureau se trouvait dans la plus haute tour de la ville. Elle est entièrement constituée de fenêtres et je me situais au 40e étage. J'avais donc une très belle vue. Harvard est situé a environ 15 minutes de taxi du centre-ville : ça ne m'a donc pas été possible d'aller faire une petite visite. J'aurais pu y aller le soir, mais je me suis dit, tant qu'à aller à Harvard, je préfère y aller durant le jour et prendre le temps nécessaire pour me balader sur le campus de l'université la plus renommée au monde. J'étais un peu déçue, mais je ne suis pas inquiète, je vais sûrement y retourner prochainement. Ma visite de Boston a donc été très simple : j'ai enfilé mes souliers de course et je suis allée courir sur le bord de l'eau. Boston est une ville magnifique : tout est beau ! Même les trottoirs, les cadres de portes, les colonnes des buildings, l'allée de jogging... Ça pouvait faire penser au Vieux-Montréal, mais en beaucoup plus beau. De plus, pour tous les amateurs d'Ally McBeal (n'est-ce pas, chère Isa ?), mon bureau se situait tout juste à côté du Palais de Justice de l'émission (qui est en fait un vrai Palais de Justice). Lors de ma dernière journée, nous avons eu droit à toute une pluie ! C'était épouvantable ! Juste en sortant de mon hôtel, je devais marcher un coin de rue avec ma valise pour me rendre au bureau. Le vent et la pluie étaient tellement forts que, pendant plusieurs minutes, je marchais sur place, sans avancer d'un centimètre ! Je n'ai jamais vu une température aussi horrible ! Ce que j'ignorais, c'est que toute cette pluie était la continuité des ouragans de la Floride. Et ce que j'ignorais encore plus, c'est qu' mon retour à Philadelphie 2 jours plus tard, une inondation m'attendait dans mon appartement... Durant cette fameuse journée, ce fut une journée record de pluie à Philly : il ne manquait que un ou deux critères pour que ce soit considéré comme un ouragan. À mon retour, je n'étais pas très très contente de l'état de mon appartement, mais ça.... c'est une autre histoire !
Tout de suite après Boston, je m'envolais pour Chicago. On m'avait prévenu que cette ville était un croisement entre nos deux villes canadiennes : la dimension de Toronto avec l'ambiance de Montréal. J'ai immédiatement répondu que c'était IMPOSSIBLE d'avoir la même ambiance que Montréal ! Pour ma première journée, c'était pénible : j'étais en étude ! Je devais étudier alors que je me trouvais dans cette immense ville pour la première fois ! Ce fut difficile, mais je l'ai fait. Toutefois, à 18h, je me suis dit : c'est assez ! Va dehors te promener et dire bonjour bonjour au lac Michigan ! Je ne suis pas restée longtemps dans cette ville, mais c'est vrai : c'est énorme, et ça grouille ! On dirait qu'il y a de l'action partout ! Le lac n'est pas vraiment d'une belle couleur, mais ce n'est pas grave : ça reste que c'est une endroit agréable pour courir. Chicago se fait appeler la ville des vents et... elle porte très bien son nom ! Pour venter, il vente ! Toutefois, en me promenant dans le coeur du centre-ville, on ne voit pas et on n'entend pas grand chose... Il y a des tramways partout et ils font du bruit ! D'ailleurs, pour faire changement, plusieurs Américains ont ri de moi. Mon hôtel était situé à 5 coins de rues du bureau. Peut importe où je travaille, j'apporte toujours l'adresse du bureau avec moi : à mon avis, c'est un détail très pratique lorsqu'on ne connaît pas la ville. En arrivant, je laisse tomber le morceau de papier en question et tout le monde part à rire en me demandant : " Tu as vraiment eu besoin de l'adresse de la Sears Tower ? ". Et je réponds de façon bien innocente (comme d'habitude...) : "Bien sûr ! À cause des tramways, je ne voyais rien : j'ai même dû utiliser la carte et demander à des gens des indications !" Et on me réponds : "Elise, c'est seulement la plus haute tour des Etats-Unis depuis le 11 sept 2001 !" Bref, maintenant, je sais où elle est cette fameuse tour. Et on ne rit pas lorsque l'on entre dans cette tour ! J'ai dû passer au détecteur de métal ainsi que mes bagages au rayons x. J'ai demandé à la blague si mon déjeuner devait y passer aussi : l'inspecteur est parti à rire en me répondant que ce n'était pas nécessaire : il l'a donc ouvert et tout fouillé lui-même ! Oh la la... Je ne faisais que me pointer au travail ce matin là... Cette tour est tout simplement énorme ! Juste en sortant des ascenseurs à mon étage, il y avait d'autres contrôles de sécurité et plein de directions : j'ai vraiment dû demander mon chemin. La tour n'est pas seulement haute, elle est très large aussi.

À mon retour à Philly, j'ai demandé à mon superviseur de rester en ville durant tout le mois d'octobre : je ne voulais pas continuer tout ce voyagement si près de mon examen. On m'a d'ailleurs demandé d'aller à Cleveland 3 jours avant l'examen. Si je refusais, je devais avoir l'approbation du grand patron des actuaires à EY : je me suis dit, je m'en contrefous de quelle autorisation j'ai besoin, je ne vais pas à Cleveland ! Ça a fonctionné !
Et puis, enfin, l'examen est passé et je suis délivrée. Je me suis dit, pour ma première vraie fin de semaine de congé, je ne veux surtout pas rester à Philly : allez hop ! dans l'avion, j'ai fait un voyage-éclair à Montréal. Un peu court, mais une fin de semaine est mieux que rien !
La semaine suivant mon examen, mon superviseur vient me voir pour m'annoncer que je repartais pour un autre projet à long terme. Cette fois ci, quelle est ma destination ??? Seattle ! Mais, alors là, j'étais contente ! Car, comme je vous l'ai déjà expliqué, j'ai le droit de voyager, aux frais de la compagnie bien sûr, à l'endroit où je veux durant les fins de semaine. C'était un privilège dont je ne pouvais vraiment profiter lorsque j'étais à Dallas puisque je devais consacrer mes fins de semaine à l'étude. Mais cette fois, pas d'étude ! Je vais pourvoir aller me balader à ma guise sur la Côte Ouest ! Tout le monde me parle en bien de San Francisco, je suis collée sur Vancouver, les Rocheuses. Mes destinations vont dépendre des prix des billets d'avion. On me dit même que Seattle est une chouette ville. J'ai peur qu'il pleuve tout le temps, mais ce n'est qu'un petit détail.
Pour ce qui est du projet, des collègues m'ont averti que ça allait être très plate. J'essaie de ne pas trop y penser et de ne voir que le beau côté des choses : voyages, super hôtels chouettes, bonne bouffe. Et pour la première fois, je vais travailler directement chez le client. Une chance que c'est sur la Côte Ouest : la tenue vestimentaire exigée est business casual. Si mon client était à NY, il aurait fallu que je me pointe à tous les matins en tailleur... bbbbgggggrrrrr... je déteste les tailleurs. De plus, j'aurais été mal prise puisque je n'en possède aucun !
En ce moment, pour ma deuxième fin de semaine de congé, je suis à New York en visite chez un ami. C'est ma deuxième visite et à chaque fois, je n'en reviens pas : c'est énorme ! Juste se donner un point de rendez-vous dans la ville était assez compliqué ! En sortant du train à Penn Station (à 5 coins de rues de Times Square), j'ai sursauté a la vue de toute cette masse de personnes marchant en canon en train de parler sur leur cellulaire ! Il y a vraiment beaucoup de monde. Sachant que mon ami n'a pas le meilleur sens de l'orientation qui soit, j'avais peur qu'on ne se retrouve jamais ! Finalement, nous n'avons eu aucun problème. Philly - NY se fait très facilement. À Philly, je me rends à pied à la gare, c'est pratique. Pour ma première soirée, je l'ai passée à écouter mon ami me raconter toutes les fois qu'il s'est perdu à NY. J'ai ri, j'ai ri et j'ai ri ! Il y a désormais une règle entre nous. Même si ce n'est que ma deuxième visite à NY, je prends toujours les commandes des directions : de cette façon, nous pouvons nous rendre du point A au point B sans repasser trop souvent par le point A !
Ainsi, je pars ce lundi. Avant le début de mon projet, je dois me rendre à Chicago (juste une journée... snif... snif) et ensuite je m'envole pour Cleveland pour ce fameux training que j'avais décidé de ne pas faire pendant mes études. Retour à Philly pour une fin de semaine, Seattle la semaine suivante. En passant, Seattle, ce n'est pas la porte d'à côté ! Pour y aller, 6 heures de vol ! Mais c'est surtout le décalage horaire : 3 heures, c'est quand même 3 heures ! En revenant de l'Alaska (4 heures de décalage), j'ai vraiment eu de la difficulté à me réhabituer à l'heure de la Côte Est. Et pourtant, je n'y étais pas restée très longtemps. Donc, pour mes vols de retour, je décolle à 14h et atterri à 21h30 le vendredi. C'est quand même tard... Quand je disais ça à mon ami de NY, il m'a répondu : Pauvre Elise dans ta vie de JetSet. Tu es vraiment à plaindre...
La semaine suivante... Thanksgiving !!! Je suis Canadienne/Québécoise (selon vos préférences...), donc vous savez... Thanksgiving, ça me passe pas mal 10 pieds par dessus la tête. Mais, depuis que je suis aux States, et bein Thanksgiving représente désormais 4 jours de congé en ligne ! WOW ! Je ne vais pas me plaindre ! Donc durant cette semaine, ça ne vaut pas la peine de traverser le pays que pour 2/3 jours de travail. Donc, à votre avis... vais-je rester pendant 4 jours de suite à Philadelphie ??? Eh bien oui ! Depuis mon arrivée, je voyage partout et je ne suis jamais restée à Philly pour une fin de semaine sans avoir à étudier. Je rêve de cette première journée sans cadran dans MON lit douillet ! Un petit plaisir de la vie dont je n'ai pas profité depuis longtemps... Ça va faire du bien. Peut-être que mon ami de NY va à son tour venir me visiter : il a en tête de venir faire cuire une dinde chez nous ! Eh bien, s'il le désire, je vais le laisser faire car si moi j'essaie de faire cuire une dinde, mon bloc-appartement va sûrement passer au feu (je sais compter mais je ne sais pas cuisiner !)
Finalement, pour terminer ce très court e-mail (en passant, tout le monde me dit : Elise, c'est incroyable à quel point tu écris des longs e-mails ! Eh bien... vous n'êtes pas obligés de les lire jusqu'au bout !!!), a chaque fois que quelqu'un de Montréal m'écrit, on me parle toujours de Bush ! Et bien oui, il s'est fait ré-élire. Juste à vous entendre parler, on dirait que Bush est un gros sujet de discussion au Québec ! Plusieurs me demandent comment je trouve ça ici. Il faut bien comprendre que Bush est très populaire dans le sud, le mid-west, dans les régions, auprès des personnes très pratiquantes et la population un peu moins éduquée. Or, aucune de ces catégories ne me touche ! Je travaille avec des actuaires, dans un bureau connu, au nord-est ! Même lorsque je travaillais à Dallas, même si j'étais au Texas, j'étais tout de même entourée d'actuaires. Donc, mon entourage a voté pour Kerry. J'étais surprise : je m'attendais à ce que les Américains parlent des élections au bureau et, très souvent, si on en parlait, c'était parce que j'amorçais la conversation en posant des questions. Les gens n'en parlaient pas vraiment au bureau. Le lundi et mardi de l'élection, plusieurs partisans de Kerry étaient dans la rue pour inciter les gens à voter pour lui, mais rien de dérangeant... Ça ne se compare même pas à lorsque les Canadiens gagnent une partie de hockey en série à Montréal. À Philadelphie, le résultat a été 85% pour Kerry ! Donc, oui, Bush est encore le président pour un autre 4 ans, mais ça ne me touche pas vraiment. De plus, je considère que je n'ai aucun droit de critiquer ou d'émettre d'opinion à son sujet. Les raisons pour lesquelles je suis partie aux States étaient parce que je voulais améliorer mon anglais et que le travail au Canada ne m'intéressait pas vraiment. Mais, il ne faut pas se le cacher, d'un autre côté, je suis une Canadienne qui profite entièrement des avantages du système américain : je paie moins de taxes qu'au Québec (disons que ce n'est pas vraiment difficile à battre...), j'ai des très bonnes assurances fournies par le bureau et, contrairement à tous mes collègues de mon âge, je ne rembourse aucun prêt étudiant. Et je fais ce que j'aime : je voyage tout le temps. Qui suis-je pour critiquer Bush ? Nobody !
Ainsi, je vous redonne des nouvelles prochainement : avec toutes les heures d'avion qui m'attendent, je ne devrais pas avoir trop de difficulté à trouver le temps d'écrire mes très courts e-mails. Répondez-moi SVP !!! Ça me fait toujours plaisir !
Elise xxx