12 juillet 2008
Pascal Henrard
Les syndiqués de la Fraternité des policiers de Montréal ont décidé de laisser tomber la culotte pour porter des jeans en signe de protestation. Pour compléter leur déguisement, ils arborent en guise de couvre-chef une magnifique casquette rouge digne d'un buveur de MolSerge tablette. Faute de pouvoir faire la grève, les flics ont de l'imagination.
Ils ne sont pas contents, les policiers de Montréal. Les négociations avec la Ville n'ont pas abouti, leur collection conventive est échue depuis le 31 décembre 2006 et ils se sont rendus compte qu'ils gagnaient moins qu'un agent installé dans un petit bled au fond du bois alors que, tout le monde le sait, au fond du bois il n'y a pas de gang de rue ou de drogués.
Quand ils ne sont pas contents, les policiers n'ont pas beaucoup de moyens de pression. Arrêter le cycliste qui pédale en sens inverse, punir le propriétaire de l'auto garée du mauvais côté de la rue ou verbaliser pour avoir osé traverser une intersection entre deux coins de rue font en effet partie des service essentiels.
Je les trouve plus gentils en jeans et en casquette. Pour un peu, j'aurais presque envie de leur payer un beigne et un café. Avec leur casquette rouge et leur chemise bleue, on dirait les rejetons du Grand Schtroumph et de la Schtroumphette.
Attention, il ne faut pas confondre enfiler une paire de jeans et mettre ses culottes !
Pour que les mesures de pressions de nos gardiens de la paix portent fruits, je leur propose, tant qu'à faire dans la tenue légère, de nouvelles idées encore plus colorées :
Mettre une chemise à fleurs au lieu de l'uniforme bleu.
Refiler un poème au lieu d'une contravention.
Jouer la Walkyrie au lieu de l'assourdissante sirène.
Porter à la ceinture un gun à eau à la place du gros pistolet.
Remplacer le walkie talkie par un gazou.
Vous avez d'autres idées ?