6 juillet 2008

Encore Symmetrics

Mathieu Toulouse

Les courses sur route ont un petit côté paradoxal : plus elles sont faciles, plus elles deviennent difficiles à gagner. En d’autres mots, Lorsqu’une course est peu relevée, les meilleurs coureurs ont beaucoup plus de difficulté à se démarquer. Si, en plus, les favoris sont peu nombreux et connus de tous, tout le peloton surveille leur moindre geste et est toujours prêt à bondir dès que leur derrière se soulève de selle. Ne vous méprenez pas, le parcours de la course sur route des hommes était très difficile cette année. Une boucle d’à peine 10 Km, sinueuse et agrémentée d’une bonne montée, que les coureurs devaient parcourir 18 fois. Un vrai beau parcours de championnat. Mais les favoris sont bien connus au Canada et le niveau est très variable au sein du peloton. Donc la course se comporte toujours un peu comme une course facile. D’ailleurs, Dominique Rollin, Svein Tuft, Cam Evans, François Parisien et Dominique Perras ont tous fait chou blanc.

Une telle épreuve devient toujours difficile à lire et choisir la bonne échappée relève presque autant de la chance que de la justesse de l’instinct de coureur. La seule façon de s’en sortir est d’avoir une équipe assez solide ou assez nombreuse pour être dans presque tous les coups.

Comme on pouvait s’y attendre, la course a commencé sur les chapeaux de roues à Saint-Georges. La chaleur n’a pas suffi à freiner les ardeurs des plus fringants. Après un premier tour durant lequel toutes les tentatives d’échappée ont échoué, un petit groupe de coureurs a réussi à prendre la poudre d’escampette, dont Jean-Sébastien Perron et Georges-Édouard Duquette de l’équipe EVA-Devinci, Eric Wohlberg et Jacob Erker de Symmetrics,, Marc Walters de Team Race et Martin Gilbert de l’équipe du Québec.

Derrière, ça bagarrait ferme. Dominique Rollin, François Parisien, David Veilleux et Dominique Perras ont multiplié les attaques, mais à tous les coups les hommes en jaune de Symmetrics mettaient leurs efforts en échec. Vous imaginez bien qu’une certaine frustration a fini par s’installer. Mais les Symmetrics avaient l’avantage du nombre et n’allaient certes pas se priver d’en profiter. Comme ils avaient déjà deux équipiers en cavale, ils n’avaient aucun avantage à donner des bons de sortie à des coureurs dangereux. Ils ont par contre permis à un petit groupe moins inquiétant de cinq coureurs de prendre la fuite au milieu du cinquième tour, au sein duquel Bruno Langlois a réussi à se glisser.

Au neuvième tour, la pression a monté d’un cran et le peloton s’est fractionné en deux ou trois. Après de nombreux changements de rythme et beaucoup de fluctuations dans la composition des groupes, les choses se sont stabilisées à nouveau. Un nouveau groupe d’échappés s’est formé, composé de Christian Meier et Jacob Erker de Symmetrics, de Bruno Langlois de Specialized Volkswagen, de Mark Walters de Team Race et de Derrick St-John de Jet Fuel. Eric Wohlberg et Ryan Roth étaient en chasse tout juste derrière. Pendant ce temps, les choses ont continué à bouger dans le peloton.Avec cinq tous à faire, un nouveau groupe de chasse a pris forme : Will Routley de Symmetrics (eh oui ! encore eux), Keven Lacombe et David Veilleux de l’équipe du Québec, Dave Vukets de Trek Red Truck, Éric Boily de Specialized Volkswagen et moi-même et mon coéquipier Jean-Sébastien Perron d’EVA.

Le reste de la course s’est littéralement joué à l’usure. D’abord, Derrick St-John a explosé et a perdu contact avec l’échappée, pour ensuite se faire dépasser par mon groupe. Dave Vukets et Éric Boily ont aussi flanché. David Veilleux se trouvait dès lors en très bonne position pour remporter le titre de champion national chez les espoirs. Il s’est donc mis à rouler fort et son coéquipier Keven Lacombe a mis l’épaule à la roue. Jean-Sébastien et moi leur avons donné un coup de main, dans l’espoir de rattraper d’autres coureurs en défaillance. Nous avons d’ailleurs repris Mark Walters, qui commençait à manquer d’énergie. Devant, Jacob Erker a aussi connu une passe à vide et a perdu contact avec Langlois et Meier.

Donc, en entamant le dernier tour, Meier et Langlois menaient toujours la course, alors qu’Erker se battait désormais pour ne pas perdre trop de terrain et sauver sa troisième place. Mon groupe était alors environ deux minutes derrière, avec Wohlberg et Roth en point de mire, que nous avons vite rejoints.

Au final, Meier s’est avéré le plus fort et remporte le titre de champion national. Bruno Langlois signe une superbe performance et décroche la deuxième place, devant Erker. De mon côté, j’ai attaqué de toutes mes forces à 500m de la ligne, mais le vétéran Wohlberg a réussi à me coiffer. Je termine donc cinquième, un résultat dont je suis plutôt content. David Veilleux est champion canadien espoir.

Toujours aussi brise-fer
Je vous le jure, je n’y suis pour rien ! Pourtant, au troisième tour, un coureur a percuté ma roue arrière. Mon dérailleur arrière ne fonctionnant plus, j’ai dû m’arrêter sur le côté de la route pour me faire aider par mon directeur sportif. Heureusement, j’ai vite compris qu’il ne s’agissait que d’un déchaussement de gaine et ai vite pu repartir. On ne peut pas en dire autant de l’auteur du méfait, qui a quitté le parcours en ambulance puisqu’il a lourdement chuté après l’impact.

Le vélo est mauvais pour les affaires
Mon collègue Jacques en parlait lors de sa couverture du Tour de Beauce, mais cela s’est produit à nouveau au championnat canadien : au moins trois résidents de Saint-Georges ont profité de ce beau dimanche de juillet pour faire une vente de garage. Le hic est que dans les trois cas la vente était organisée sur des rues barrées pour la course. Parions que les recettes ont été plutôt ordinaires.

Du sel SVP
Le soleil brillait fort aujourd’hui et plusieurs coureurs ont souffert de la chaleur. Nombreux sont ceux qui ont passé la journée à s’arroser les jambes, la tête et le dos avec de l’eau pour essayer d’éviter la surchauffe. Les crampes ont été un mal répandu. Parions que les cyclistes mangeront salé ce soir.


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