Jacques Sennechael
La seule raison pour qu’il n’y ait pas d’échappée dans le 1e tour de la course est du fait qu’elle soit neutralisée on ne sait pas trop pourquoi par les commissaires. Dès qu’ils ont libéré les troupes, une première échappée a pris son envol. Pas de leader au général dans cette échappée mais on y remarque un maillot des Tecos, un autre des Team Type, deux Sparkasse mais aussi Jean-Sébastien Perron des EVA et Charles Dionne de l’équipe du Québec.
Après un début plutôt désorganisé, les onze coureurs en échappées travaillent finalement ensembles. Derrière, les Symmétrics assument le travail à la tête du peloton. Comme d’habitude, l’étape de Saint-Georges est un bijou de difficultés. Non seulement elle offre des reliefs sérieux, à répéter 15 fois, mais aussi des virages secs et quelques descentes techniques. En bref, ce n’est pas un parcours pour les enfants de cœur.
« À mi-course, ça ne fonctionnait pas vraiment, a expliqué Jean-Sébastien Perron en évoquant ses collègues d’échappée. Il y en a certains qui étaient deux de leur équipe (NDLR : 2 Sparkasse, 2 Pezula, 2 Team Type, 1 Jittery, 1 A-Style Stomn, 1 EVA, 1 Rapha, 1 Québec, 1 Tecos et un Team Race) d’autres, étaient tout seul. Ça s’est mis à attaquer de tous les bords mais je suis resté dans les roues. J’avais de très bonnes jambes sur le plat aujourd’hui, mais je n’étais pas de niveau dans les côtes, je restais à la queue de l’échappée.»
L’échappée n’ pas vraiment été menacée par le peloton. Certes, il y eut une accélération du peloton dans le dernier tour mais c’est plutôt l’échappée qui s’est disloquée dans la dernière ascension. « On était deux la même équipe, a précisé Éric Baumann qui a franchi la ligne en levant les bras comme son collègue qui l’a précédé Andreas Schllinger, on a vu que nos collègues d’échappée étaient fatigués donc on a profité pour attaquer. »
Svein Tuft garde le sourire et le maillot jaune, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est après une dure journée de travail. Ce n’est pas les Tecos qui ont harcelé les Symmétrics. Ce sont plutôt les Team Type. « Chadwick a une puissance de cheval, a commenté le boss en jaune des Symmétrics Svein Tuft, il nous a attaqué une bonne vingtaine de fois. Il y a aussi kobzarenko. Mais heureusement, mon équipe a bossé très fort, à trois tours de la fin, les Symmetrics étaient encore très présents après une série d’attaques dans la côte. »
La semaine n’est pas finie pour les Symmetrics, ils auront encore une grosse journée de travail demain à Québec. Le départ sera donné à 12h15 face au parc de la Francophonie sur Grande-Allée est.
On se doute
Que la vente de garage sur la 1e avenue n’a pas eu un grand succès. Située sur le parcours, aucun coureur n’a daigné s’arrêté.
On a vu
Le meilleur club de supporter sur la 10e avenue. Il aidait à la fois, les Tecos, les Symmetrics, Jean-Sébastien Perron et Charles Dionne.
On a parlé
À Jean-Sébastien Perron qui nous a surpris par sa fraîcheur : « J’ai été à l’école pendant quatre mois l’hiver, j’ai débuté mes courses fin avril début mai, je n’ai pas eu le temps de me brûler. En plus c’est la maturité, ça fait trois ans que je suis en vélo de route. » Le coureur de l’Outaouais vit à Québec, il étudie en foresterie.
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