13 juin 2006

Les Navigators à la barre

Jacques Sennéchael

Les citations du jour
Les coureurs de l’équipe Navigators ont clairement affiché la couleur de leurs intentions lors de cette 1e étape du Tour de Beauce : ils veulent garder sur les épaules les maillots de leader au général et de la meilleure équipe récoltés l’année dernière.

Cette suprématie de l’équipe américaine s’est exprimée, en l’absence du gagnant de l’année dernière Nathan O’Neill, par le travail de deux coureurs venus de l’Est : l’Ukrainien Valeriy Kobzarenko a réussi à prendre une vingtaine de secondes sur l’échappée qu’il contrôlait depuis une soixantaine de kilomètres avec son camarade de l’Ouzbékistan Sergey Lagutin. Ce dernier s’est fait piquer la 2e place par le très travaillant coureur mexicain Fausto Esparza Munoz. Le moins travaillant coureur allemand Stefan Parinussa, lui aussi de l’échappée, termine à une opportuniste 4e place. Dans les dix premiers, on ne compte pas moins de quatre Navigators et deux membres de l’équipe mexicaine Tecos Trek. Ça promet pour les prochains jours…

Le parcours d’un genre costaud de 165 kilomètres partait de Lac-Etchemin pour y revenir. Le peloton, composé de 139 coureurs et de 22 équipes étaient le plus copieux que le Tour de Beauce ait jamais connu. Du côté de la présence Canadienne, on déplore l’absence de Dominique Perras et de Martin Gilbert dont l’équipe est occupée ailleurs. Les François Parisien, Dominique Rollin sont là, respectivement avec l’équipe Tiaa-Cref et Canadienne. Voilà ce qu’il en est pour les grosses pointures. Traditionnellement, le Tour de Beauce est aussi l’occasion pour quelques jeunes formations de faire leur preuve. On ne manquera donc pas de suivre le parcours des équipes Garneau Optik et Calyon Litespeed.

D’entrée de jeu, on a compris qu’on n’allait pas s’ennuyer dans cette 21e édition. Le coup de canon de la première tentative d’échappée a été donné 1,2 km après le départ. Certes, il s’agissait de réveiller le peloton, mais c’était de bon augure pour la suite. On notait déjà la présence de l’Allemand de l’équipe Sparkasse Stefan Parinussa. C’est d’ailleurs lui qui va décrocher le plus de points au 1er sprint de bonus. On le verra par la suite dans se reposer au sein de l’échappée gagnante. Au 20e kilomètre, trois coureurs tenteront à nouveau leur chance. Il s’agit de Jean-Sébastien Perron de l’équipe Calyon, du Hollandais Peter Woestenberg et de Wiliam Frishkorn de l’équipe Tiaa Cref. Ils auront jusqu’à 3 minutes d’avance avant de se faire rejoindre au 57e kilomètre par sept autres coureurs. Ce groupe d’une dizaine composé des équipes les plus revendicatrices se fera rejoindre à Armagh au 84e kilomètre. C’est ensuite François Parisien accompagné de l’Australien Tony Mann qui tentera sa chance. Comme le sprint de bonification n’est pas très loin, ils n’obtiendront pas leur bon de sortie et le peloton se regroupera au 104e kilomètre.

C’est d’ailleurs 3 petits kilomètres plus loin que les deux Navigators, le Mexicain de Tecos Trek et l’Allemand de Sparkasse se sont évadés. «J’ai suivi la 1e attaque, nous a raconté par la suite François Parisien, le 2e coureur a tout de suite contre attaquer et je n’ai pas pu rester dans sa roue.» Trois des quatre coureurs en échappée travailleront ensemble pour atteindre presque trois minutes d’avance sur le peloton, le coureur de l’équipe Sparkasse se contentant de suivre le tempo. Valeriy Kobzarenko tentera une sortie en solo à cinq kilomètres de l’arrivée. Il passera la ligne avec 21 petites secondes d’avance sur ces trois poursuivants.

«Tout s’est passé comme prévu, a-t-il expliqué avant d’enfiler le maillot de leader. Je devais placer une attaque à cinq minutes de l’arrivée.» Des propos que confirment Sergey Lagutin. Le champion du monde des moins de 23 ans à Hamilton est même très confiant pour l’avenir : «je pense qu’on est les meilleurs ». Les prochains jours vont nous le dire, mais il n’y a aucun doute qu’il y a un bon barreur sur le bateau des Navigators.

Les citations du jour
«On a fait un travail monstre à Philadelphie et hier on a passé notre journée dans les aéroports. Ce n’est pas l’idéal.»
François Parisien, Tiaa cref

«J’ai eu une crevaison, mais j’ai pu rentrer sans trop me fatiguer. Pour le reste, j’ai suivi le peloton même si j’ai eu du mal dans le dernier pitch. Je me suis fixé l’objectif de passer à travers les prochains jours. Je pourrais aussi essayer d’enfiler le maillot de meilleur jeune.»
David Veilleux, Garneau Optik

«On prend ça comme sept courses où l’on va essayer d’être présent. On a quatre jeunes dans l’équipe et c’est certain que Keven Lacombe nous manque. »
Josée Robitaille, directeur sportif de Volkswagen Trek

Roue Libre
28
C’est le nombre de roues que l’équipe Mavic a changé au cours de cette première étape. La Beauce, comme plusieurs routes du Québec, a des routes pleines de trous, de fissures et de gouffres qui les rendent dangereuses pour le peloton. Certaines mauvaises langues proposent de faire le Paris-Roubaix avant le Tour de Beauce pour préparer les coureurs.


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