1er novembre 2004

Tragique accident de vélo survenu il y a un mois
QUÉBEC - « C'est de la pure négligence. J'espère que la conductrice a eu sa leçon et qu'elle se souviendra toute sa vie du son que ça a fait quand nous avons frappé son pare-brise

Un mois après avoir été heurté de plein fouet par une voiture qui tentait une manoeuvre de dépassement sur le boulevard Valcartier, Michel (prénom fictif) poursuit péniblement sa rééducation à l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (Centre François-Charron).
Moins chanceuse, sa conjointe de 41 ans sort tranquillement du profond coma dans lequel elle est plongée depuis le tragique accident du 23 septembre. Elle pourrait être transférée au même endroit d'ici une dizaine de jours.
Fractures ouvertes aux jambes, vertèbres brisées, ligaments arrachés, Michel sait pour sa part que les prochaines semaines seront difficiles pour son corps meurtri.
À bord de son propre véhicule, la conductrice qui les a fauchés suivait son conjoint. La première automobile a tenté de dépasser un poids lourd. Elle a réussi à réintégrer sa voie. La seconde voiture a tenté la même manoeuvre, mais elle s'est retrouvée en face des cyclistes.
Incertitude
Père de deux adolescents, l'homme de 45 ans a très peu de souvenirs de cette triste journée. « Nous roulions toujours un derrière l'autre, en alternant. Je me souviens vaguement du camion en sens inverse et de la voiture. Je suis très chanceux de ne pas être paralysé. Pour ma femme, les médecins n'ont encore aucune idée des séquelles possibles. Il y a beaucoup d'incertitude. C'est ce qui me fait le plus peur. Elle ne dit rien, elle reconnaît les gens. Il y a chaque jour de petits progrès », indique ce camionneur de métier.

Cours non obligatoire
Ce dernier ne comprend pas pourquoi les cours de conduite ne sont plus obligatoires. « C'est impensable. Les parents connaissent le français et savent que deux et deux font quatre. Pourtant, ils n'enseignent pas ces matières à leurs enfants. La conduite automobile, ce n'est pas à eux de jouer les profs », ajoute-t-il.
Accès à la base militaire
Le cycliste ne comprend pas la récente interdiction de circuler sur la base militaire à vélo. « Comme si nous étions dangereux... Tout n'a pas été pensé. Ils ont construit une nouvelle route encore plus dangereuse que le boulevard Valcartier et ils disent «démerdez-vous». Le résultat est qu'il se produit des accidents graves. J'espère que ça fera réfléchir », dit-il.
Toujours confiné à son fauteuil roulant, Michel affirme qu'il remontera peut-être un jour sur un vélo mais avec méfiance.
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