avril

Une dernière saison

Dominique Perras

C’est reparti, « pour une dernière fois » (bon vieux refrain hyperconnu de Gerry Boulet). Mon souhait énoncé en ces lignes l’automne dernier s’est finalement exaucé, et je vais courir en 2008 sous les couleurs d’une équipe québécoise, EVA-Devinci, dirigée par Alex Lavallée, un copain de longue date. Ce sera certes une année moins occupée que les précédentes, avec un calendrier comprenant surtout des courses canadiennes. Mes deux plus gros objectifs resteront cependant inchangés : le Tour de Beauce et les Championnats canadiens.

Entre-temps, la route pour retrouver la forme nécessaire sera probablement longue ; il s’agit en effet du premier hiver que je passerai au complet au Québec, et j’ai été un peu moins actif qu’à l’habitude. J’ai tout de même espoir de pouvoir « surfer » sur ma charge de travail accumulée au cours des années antérieures. Le retour du temps clément en mars-avril de même qu’un périple ou deux dans le Sud devraient aussi me donner l’occasion de revenir à un régime d’entraînement similaire à celui des dernières années.

L’équipe sera essentiellement composée de jeunes, mais on y compte un autre « vétéran », mon ami et collègue en ces pages, Mathieu Toulouse. Le directeur Alexandre Lavallée devrait également prendre part à quelques épreuves. Au-delà de mes performances sportives, l’équipe s’attend à ce que je fasse du mentorat, ce qui me plaît bien. Cette belle occasion constituera pour moi une façon idéale de passer progressivement à autre chose.

Cette année de transition me permettra en fait d’accomplir différentes choses. Par exemple, je serai guide aux camps d’entraînement Vélo Mag organisés par Vélo Québec voyages. Ma première destination, début avril, sera la Guadeloupe, une île apparemment très amicale pour les cyclistes et parsemée de belles petites routes parfaites pour la pratique de la petite reine.

Aussi, Mathieu Toulouse et moi en sommes aux derniers préparatifs de mise en marché de nos services d’entraîneurs (www.avelocoaching.com). Nous avons pour but d’offrir, en plus des programmes d’entraînement hebdomadaire, un service très personnalisé aux cyclistes de tous les niveaux, avec la mise en pratique sur le terrain grâce à des sorties en vélo.

Se préparer à un camp d'entraînement
Le vélo nécessite-t-il une préparation particulière après l’hibernation? Cela dépend de l’endroit où vous avez entreposé votre vélo. Si vous l’avez laissé dans un endroit humide, comme un cabanon, il risque d’avoir besoin de plus de soins que s’il a passé l’hiver au chaud.

Il est fortement recommandé de changer les gaines et les câbles de frein et de vitesse ainsi que la chaîne au moins une fois l’an, peut-être plus souvent selon votre utilisation. En fait, une chaîne devrait être changée tous les 2500 km. Les patins de frein doivent aussi être vérifiés régulièrement. Il se peut que le jeu de pédalier et le jeu de direction nécessitent un démontage et un graissage.

Enfin, je ne saurais jamais suffisamment recommander l’installation de pneus neufs avant un camp d’entraînement. Ils résistent généralement beaucoup mieux aux crevaisons (s’ils sont bien gonflés !) durant les premiers 1500 km.

Y a-t-il des trucs particuliers pour bien emballer sa machine avant de prendre l’avion ?
Il faut d’abord choisir son emballage : une boîte rigide, un sac à vélo pliable ou une boîte de carton. Même si la boîte rigide offre la meilleure protection, dans le cas où vous effectuez un voyage en groupe de ville à ville, elle peut rapidement devenir encombrante.

Une des précautions les plus importantes à prendre est d’insérer un morceau de plastique simulant un moyeu dans la fourche avant et entre les haubans arrière si vous enlevez les roues. Ces petits bouts de plastique, disponibles dans tous les magasins de vélos, empêcheront la fourche et les haubans de se plier ou de briser si l’emballage est écrasé.

Si vous devez enlever votre guidon, il est important de bien l’immobiliser contre le cadre de façon à ce que ce dernier ne soit pas endommagé par les mouvements inhérents au chargement des bagages (le papier à bulles fait des miracles). Idem pour la tige de selle et les pédales.

Il est toujours préférable d’enlever le dérailleur arrière, car la patte de dérailleur est généralement fragile et n’est pas toujours facile à remplacer.

Y a-t-il des essentiels à apporter dans ses valises ?
Côté pièces de vélo, je recommande une paire de pneus neufs supplémentaires, plusieurs chambres à air, une patte de dérailleur arrière si elle est changeable, une pompe efficace qui se rend à 110 lb de pression (ce que ne font pas les petites pompes pour la route).

Pour ce qui est des vêtements, faites votre valise en prévoyant le pire temps. Mieux vaut en avoir un peu plus que pas assez. Même en été et dans les îles tropicales, sous la pluie, en montagne, il peut faire très froid, notamment dans les descentes. Quelques cuissards et maillots, des manches et des jambes d’appoint qui s’enlèvent facilement, des gants chauds, des couvre-chaussures, une tuque qui s’enfile sous le casque, un bon coupe-vent et un imperméable sont essentiels. Comme le disent les Norvégiens, il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que des mauvais vêtements. Sur ce, bon voyage.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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