Dominique Perras
Le Tour de Beauce célébrait ses 20 ans en juin. J'ai fait le décompte et j'en étais à ma... 13e participation! Cela en inclut deux dans la catégorie cadet, deux chez les juniors et neuf chez les seniors.
Le Tour de Beauce célébrait ses 20 ans en juin. J'ai fait le décompte et j'en étais à ma... 13e participation! Cela en inclut deux dans la catégorie cadet, deux chez les juniors et neuf chez les seniors.
Quand même, je peux dire humblement que je commence à connaître les aléas des routes de la Beauce. Et rajouter que le tour de cette année fut, et de loin, celui avec la météo la plus terrible dont je me souvienne. Quelle semaine horrible! De la pluie, des températures froides et beaucoup de vent. Je ne sais pas si c'est à cause de ma charpente longiligne, mais je ne suis pas à mon mieux lorsque les deux premiers éléments sont réunis. Peut-être que ça me prend plus d'énergie pour chauffer le moteur, comme le dit mon entraîneur. Et le vent me dérange moins d'habitude. Mais là ... Lors de la deuxième étape, j'ai vu, tout juste devant moi, cinq ou six coureurs être littéralement emportés du milieu de la route jusque dans le fossé. Une expérience, disons, un peu intimidante... J'ai aussi perdu mes chances de faire un bon classement général ce jour-là , après avoir dû changer de roue deux fois, chasser pendant 60 km à la suite de ce carnage, et craquer à la fin de l'étape.
Plus loin au général (je termine 13e au classement final), j'ai eu l'occasion d'avoir un bon de sortie pour m'immiscer dans quelques échappées. Le dernier jour, j'étais dans la «bonne», mais après avoir attaqué à plusieurs reprises dans les derniers kilomètres, j'ai dû me contenter d'une quatrième place. Il faut surtout retenir la belle performance des Québécois (Gilbert, Rollin et Dionne), jeunes en particulier, qui ont remporté chacun une étape.
Il y a maintenant plus de deux mois que j'affiche une bonne forme et que je tourne autour d'un grand résultat: une échappée au Tour de Georgia, puis aux Championnats panaméricains où j'ai été rejoint vers la fin, devant au Tour du Connecticut (6e au général), devant à Philadelphie (18e), dans la «bonne» le dernier jour en Beauce. Bref, je tourne autour et j'espère vivement en gagner une sous peu.
J'ai cru que ça allait se passer à Fitchburg-Longsjo, au Massachusetts, un tour de quatre jours. J'ai pris le maillot de leader au terme de la troisième et avant-dernière étape, après avoir terminé deuxième à cette arrivée en côte, ayant presque rejoint un coureur qui avait 1 min d'avance au pied de la montée finale de 2,5 km. Enfin, je me retrouvais avec 10 s d'avance sur Jonathan Page, un coureur de l'équipe Collavita. Le hic, c'est qu'il y avait une bonification de 10 s à celui qui remportait la quatrième et dernière étape, un critérium de 80 km. Et Jonathan Page est un bon coureur de critérium, entouré d'une des meilleures équipes de critérium aux États-Unis. Hum... Il a gagné l'étape au terme d'une tactique un peu douteuse de ses co-équipiers (ils ont mis les freins à l'avant-dernier virage), et nous nous sommes retrouvés avec le même temps cumulatif. Son meilleur résultat d'étape (premier au critérium vs deuxième d'une étape pour moi) a fait pencher la balance en sa faveur. Ma grosse victoire n'était pas pour cette fois...
Peut-être était-ce pour les championnats canadiens Tim Hortons? me disais-je. Comme j'étais sur une bonne lancée, il me suffisait d'avoir une bonne journée, mais surtout d'être malin et de ne pas rater le bateau comme l'an dernier. Je n'ai pas manqué d'accrocher le bon wagon parti à la pédale dans la côte après 40 km, avec une quinzaine de coureurs. J'avais d'excellentes jambes dans la montée et j'ai été malin entre une équipe Symmetrics très bien représentée devant et un Ryder Hesjedal en grande forme mais ayant montré son jeu un peu tôt. Ce dernier et moi avons réussi à nous échapper à 20 km de l'arrivée, dans la principale montée. Nous avons été rejoints par trois coureurs sept ou huit kilomètres plus loin, notamment par François Parisien et Eric Wohlberg. J'ai tenté de nouveau le coup dans l'avant-dernière ascension, en vain; François a profité d'une hésitation au sein de notre groupe pour s'échapper au début de la descente. Visiblement dans un grand jour (il a été à l'attaque toute la journée) et profitant d'une certaine mésentente entre Hesjedal, Wohlberg et moi, Parisien a remporté la course avec brio. (Il faut souvent allier bonnes jambes et bon coup de poker dans ce sport.) Voici donc un autre Québécois, avec Gilbert et Rollin, voué à un bel avenir !
Nous sommes arrivés à quatre au sprint pour le deuxième rang, qu'Eric Wohlberg a mérité, alors que j'ai pris la troisième marche du podium.
Ma sortie d'entraînement favorite
Après 15 ans à sillonner les routes montérégiennes, j'ai parfois un petit ras-le-bol des grands rangs rectilignes, de la vélocité des vents étant donné le peu d'arbres, mais surtout du manque de relief. Ça m'amène à vous parler de ma longue sortie favorite, en fait d'une partie de ma longue sortie favorite, soit la région de Covey Hill-Havelock. De la rive sud de Montréal, ce n'est pas plus de 70 km.
Après une heure de selle, j'ai souvent rejoint en chemin mon ami Czeslaw Lukascewicz, près de Saint-Rémi, fait quelques ascensions de la montée de Covey Hill, pour rentrer à la maison via Hemmingford, Napierville et La Prairie, pour un total de près de 170 km. De petits chemins vallonnés, tranquilles et boisés, au milieu de vergers, mènent à l'ascension de Covey Hill, une côte d'un peu plus de 2 km, plus raide que la voie Camillien-Houde (le smog en moins), tout juste aux abords de l'État de New York. Il y a possibilité d'y faire des tours en descendant la côte Stevenson, en revenant vers le petit village de Havelock, désormais célèbre de par un de ses habitants du nom de John Gomery, puis en empruntant le long faux-plat vers le pied de la montée. À découvrir...
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