27 avril 2005

Camp d'entraînement et pronostic

Dominique Perras

J'ai commencé l'année 2005 avec une petite semaine de vélo en Virginie au début de janvier, puis je suis rentré pour une autre semaine à Montréal, ponctuée de vélo de montagne dans la neige, de rouleaux et de ski de fond. Je me suis dirigé vers le sud-est des États-Unis à la mi-janvier en compagnie de mon ami et voisin en ces pages, Mathieu Toulouse. La ville d'Athens, en Géorgie, a été notre base pour environ un mois. Bruno Langlois et Tim Johnson y étaient et nous ont servi de partenaires d'entraînement quasi quotidiennement. Lyne Bessette s'est aussi jointe à nous occasionnellement pour former un bon petit peloton d'expatriés.

Encerclés par une kyrielle de routes paisibles, dans un environnement vallonné et boisé, nous avons trouvé là un excellent terrain pour nous entraîner, malgré une météo parfois variable. De plus, un certain engouement pour le cyclisme règne en cette ville, comme en témoigne la Winter Bike League. Tous les samedis, une bonne soixantaine de cyclistes se rejoignent pour une sortie de groupe faite à un rythme soutenu mais régulier. La durée de la sortie varie de quatre à six heures, mais dans la dernière heure surgit un cycliste qui se prend pour Ron Fournier, ou est-ce peut-être pour Kerry Fraser. D'un coup de sifflet aigu, il annonce une zone «d'attaque», c'est-à-dire un petit 15 km de «course» où les accélérations sont permises. Une petite bourse est même offerte au vainqueur, de quoi joindre l'utile à l'agréable pour ces entraînements que certains prennent bien au sérieux.

Tour de Géorgie
Si j'ai pu faire de la reconnaissance pour le Tour de Géorgie? Je n'en ai pas eu besoin, car fort heureusement on a annoncé que le parcours de cette année serait presque identique à celui de 2004. La présence, encore cette année, d'Armstrong et de Cipollini devrait assurer une couverture médiatique et un intérêt de la population aussi importants – sinon plus – qu'en 2004. Tout cela, bien sûr, a de grosses répercussions pour toutes les équipes américaines et leurs coureurs, dont je fais partie... Mon objectif? Améliorer de façon substantielle ma 17e place au classement final de l'année dernière.

Maintenant, je vous écris de mon deuxième camp d'entraînement à Napa, en Californie. Terrain beaucoup plus accidenté au cœur des vignobles les plus importants de cet État, avec de superbes petites routes sinueuses en montagne, il s'agit vraiment d'un des plus beaux endroits où j'ai roulé aux États-Unis. Fantastique! Encore de longues heures en selle, mais durant les soirées on s'occupe de nous: massage, physiothérapie au besoin, repas, entretien mécanique, etc. Tous ces petits soins, en bout ligne, font que nous pouvons passer encore plus de temps sur notre selle le lendemain. C'est réconfortant de pouvoir rouler avec un bon groupe de la sorte, à un rythme régulier, et même de pouvoir se tester dans certaines côtes. Mais j'ai tout de même très hâte de courir; ça s'en vient à grands pas.

Les deux questions qu'on m'a posées le plus souvent ces derniers temps :

Armstrong va-t-il encore gagner le Tour ?
Je l'sais-tu, moé? Plus sérieusement, Armstrong paraît, encore une fois, intouchable, d'autant plus que son équipe semble plus forte que jamais. Qui peut rivaliser avec lui? Basso? Trop faible dans les chronos. Ulrich? Peut-être. C'est le seul qui pourrait arriver près de le faire avec sa forme de 2003. Peut-être Vinokourov, mais je vois mal ce dernier le lâcher de façon significative dans un col. Mayo? Beloki? Encore faudrait-il qu'ils retrouvent leurs jambes d'il y a deux ans. Cunego? Encore trop jeune, mais je le vois bien sur le podium. Mais bon, cette année nous réserve peut-être une surprise.

Le titre de champion du premier ProTour risque d'être chaudement disputé entre les Rebellin, Bettini, ou peut-être Vinokourov qui, lui, risque de marquer plus de points dans les grands tours comme celui d'Allemagne ou le Paris-Nice. Reste à savoir quels coureurs en feront un véritable objectif, puisque la constance sera l'élément clé du succès.

Quels vélos utilises-tu ?
Cette année, mon équipe Kodak Gallery/Sierra Nevada est équipée par Serotta, un fabricant de Saratoga Springs, dans l'État de New York. On reçoit chacun trois vélos: un vélo pour les compétitions, un vélo d'entraînement très similaire qui reste à la maison (ça évite de prendre l'avion avec) et un vélo de contre-la-montre. De plus, nous avons toujours des vélos de rechange aux courses, au cas où. Monsieur Serotta nous a concocté un superbe cadre alliant titanium et fibre de carbone. Le tout est équipé en Campagnolo, 10 vitesses bien sûr, Record sur le vélo de course et Chorus pour nos vélos d'entraînement. Pour aller plus dans le détail, le vélo est complété avec des roues et des freins Mavic, des pneus Maxxis, un guidon et une potence Profile, une selle Fi'zi:k et un pédalier FSA. Enfin, les pédales sont de Crank Brothers, qui se lance dans les pédales de route après un grand succès avec ses pédales de vélo de montagne. Ouf! Pas facile de tout énumérer d'un coup...


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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