4 août 2008

Nathan Brown remporte la Coupe des Nations Abitibi

Pierre Hamel

Val-d'Or - On vous l'avait dit hier. L'Américain Nathan Brown ne pouvait perdre son maillot brun. Il aurait fallu une succession d'événements inhabituels ou un incident mécanique majeur pour que le coureur de Hot Tubes trébuche. « Notre stratégie a fonctionné à merveille, a souligné après la course le jeune homme de 17 ans. Moi je devais surveiller mes deux plus sérieux rivaux (Aitken et Fominykh) et mes coéquipiers devaient couvrir toutes les échappées durant les 40 derniers kilomètres. » Brown a été le fantôme de l'Australien et du Kasakh et ses coéquipiers ont toujours placé un coureur dans les échappées de cette dernière étape.

Ce petit jeu a évidemment profité aux coureurs de la formation française parce que les échappées du jour - une de 35 kilomètres composée du Néo-Zélandais Harding-Sheath et du Français Alexis Ansard et une autre plus costaude bien contrôlée par Lambert-Lemay, coéquipier de Brown - ont toutes été reprises par le peloton. Et, comme les deux meilleurs sprinters de ce peloton international (Demare et Jouffroy) étaient justement de la mère-patrie, ce qui devait arriver, arriva.

Après l'échec d'une dernière tentative d'un trio composé de l'Australien Grenda, de l'Américain Barker et du Champion national canadien sur route, Hugo Houle, les coureurs de la formation ukrainienne ont pris la tête du peloton à quelques kilomètres de la fin de l'étape de 118 km et ils ont imprégné un rythme d'enfer. Il y a eu une petite cassure dans le peloton et Arnaud Jouffroy a connu quelques pépins mécaniques. Mais ça n'a pas empêché l'autre sprinter de l'équipe française de bien se placer dans le final et de déboucher à 200 m de la ligne comme un jet. Un sprint parfait, sans bavure. Il a devancé le Portuguais Fabio Silvestre et le Québécois Hugo Houle. L'Australien Nick Aitken a fait un effort inoui (« J'ai vraiment donné tout ce que j'avais ») dans les dernier mètres pour arracher la quatrième place et ses précieux points comptant pour le maillot orange.

Au classement général, Brown a devancé l'Australien Nick Aitken de 20 secondes et le Kasak Daniil Fominykh de 22 secondes. Le meilleur canadien a été le Québécois Pierrick Naud, la révélation de cette épreuve, avec une 5e place à 1 minute de l'Américain. Aitken a enfilé la tunique orange alors que l'équipe nationale américaine a remporté le classement général par équipe.

Les citations du jour
« Quand le porteur du maillot brun te fixe dans les yeux, te sert la main et te dit merci, tu comprends que tu as fait ton boulot. »
Simon Lambert-Lemay, coéquipier de Nathan Brown

« La forme a augmenté tout le temps. À partir des premières étapes du Tour de l'Abitibi jusqu'à aujourd'hui, j'ai senti la différence. C'est ce qu'on avait prévu avec mon entraîneur. »
Pierrick Naud, l'Amossien de l'équipe du Québec

Roue Libre
o L'Abitibi-Témiscamingue est un vaste territoire et, parfois, même ses fiers habitants s'y perdent un peu. On en a eu la preuve à quelques reprises cette semaine quand nos GO de la salle de presse « zigonnaient » un peu avant de trouver le site de départ. Mais le comble, on l'a vécu lors de la dernière étape à Senneterre. Le chauffeur de la voiture-balai a passé tout droit en se rendant au départ de l'étape. Il a raté la jonction le conduisant à Senneterre et a filé pendant une bonne vingtaine de minutes en direction de Louvicourt et de la Réserve faunique de La Vérendrye. Une bonne vingtaine de minutes avant de réaliser son erreur... Allo la terre ? Les orignaux, qui ont aperçu ce drôle de véhicule, se grattent encore le panache.

o On vous met au défi de situer la nation du vainqueur de cette première Coupe des Nations sur votre globe terrestre. Vous ne trouvez pas ? Allez sur Google, fouinez sur Wikipedia, faites un détour par votre bibliothèque, sortez votre grande carte du monde. Vous ne trouvez toujours pas ? Ben, r'gardez sur votre boîte de céréales, sur YouTube... Toujours rien ? Pour être bien honnête, on ne l'a pas trouvé non plus. Aucune trace de la nation « Hot Tubes ». Un peuple invisible ?

o Votre chroniqueur préféré tire sa révérence. Après avoir vécu de l'intérieur pendant une vingtaine d'éditions le Tour de l'Abitibi, il cède sa place à la relève comme au Tour du même nom ! Il n'oubliera jamais que c'est au Tour de l'Abitibi qu'il a « couvert » sa première course par étapes comme journaliste. Une grosse année (1981). C'était la première fois que les Français débarquaient au Tour. Il n'oubliera jamais aussi ces Abitibiens passionnés de leur Tour. Et surtout, il n'oubliera jamais ses amis(es) de ce magnifique coin de pays.


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