26 juillet 2008

Un sprint époustouflant

Pierre Hamel

Val-d'Or - Après le prologue-cocktail d'hier, le Tour de l'Abitibi a véritablement été lancé au petit village de Preissac. Et comme toujours, la pluie était au rendez-vous. Les petites sandwiches et les Tim Bits aussi. Et, oh miracle, le soleil est apparu lorsqu'on a donné le signal de départ.

Mais les coureurs ont pris du temps à se réchauffer. Dans la première moitié de la course (95 km au total) de timides attaques et quelques grosses chutes ont alimenté la conversation dans la voiture de presse. Au premier sprint avec bonifications en temps, le Français Arnaud Demare a empoché les trois secondes pour sa première place. Pendant que les Ukrainiens faisaient forte impression en contrôlant un peu les ardeurs du peloton, un trio composé de deux membres de la formation australienne (Peter Braunsteins et Matt Connelly) et du Japonais Hiroshi Tsubaki, a pris la poudre d'escampette. Le temps de se farcir une autre sprint de bonifications pour être finalement rejoints au 67e kilomètre.

Une dizaine de kilomètres plus loin, pas très loin de la ville de Val-d'Or, une autre échappée s'est formée. Encore un Japonais (Kasahara), un Néo-Zélandais, un Ontarien et deux coureurs de l'équipe ukrainienne ont réussi à se bâtir une petite avance de 45 secondes. Mais les trois tours en critérium au centre-ville de Val-d'Or ont permis au peloton, comme ça arrive plus souvent qu'autrement, de fondre sur les échappées. Ça sentait le sprint massif.

Et à ce petit jeu, les Français on été parfaits. « Mes coéquipiers ont fait un travail formidable, a expliqué après la course le jeune Arnaud Demare. C'est la première fois que je gagne une course de cette façon. » Le directeur sportif de l'équipe française a d'ailleurs été fort surpris d'apercevoir l'un de ses coureurs (Boris Zimmie) lever les bras en signe de victoire une bonne vingtaine de mètres avant de franchir la ligne d'arrivée. Simon Lambert-Lemay, deuxième à une bonne longueur de vélo, était content de sa performance. « Les Français ont bien contrôlé la fin de la course mais j'ai réussi à me faufiler. Je connais Demare puisque j'ai couru contre lui en Allemagne et en France. Il m'a un peu surpris au sprint, » a conclu l'athlète de Longueuil.

Au classement général, Demare, grâce au jeu des bonifications, possède une avance de 7 secondes sur Lambert-Lemay. Iggy Silva de l'équipe nationale américaine a un retard de 8 secondes. David Boily, l'autre leader de l'équipe du Québec, est en 7e position à 13 secondes du Français.

La deuxième étape, disputée entre Saint-Mathieu et Val-d'Or (90 km), est inscrite pour la première fois au Tour de l'Abitibi.

Les citations du jour
« C'est tous des popoff dans l'échappée... Y a pas de Québécois ! »
Un spectateur en entendant les noms des coureurs dans l'échappée à l'entrée de Val-d'Or. On a imaginé le faciès de Messieurs Bouchard et Taylor en entendant de tels propos.

« D'ici une trentaine de minutes, vous allez être dans mon comté. Vous allez voir, il va faire beau. »
Marc Lemay, député du Bloc Québécois dans le comté d'Abitibi-Témiscamingue, au départ de l'étape de Preissac

Roue Libre
o Depuis le début de l'été, votre chroniqueur préféré a la douce impression que la pluie et les orages l'ont adopté. Comme vous sans doute. N'empêche, après une journée mémorable d'averses au Vélirium (Festival de vélo de montagne au mont Sainte-Anne) et encore des averses lors de ma traversée de la Réserve faunique de La Vérendrye, on se serait passé du prologue mouillé d'hier et du prélude de l'étape d'aujourd'hui. Et je ne vous parle pas de mes journées de camping...

o J'ai aussi été suivi (non je ne suis pas paranoïaque) par autre chose que la pluie cet été. Le Pascale Picard Band précède mon arrivée lors des compétitions ou il arrive juste après mon départ du dit lieu. J'ai raté la petite boule d'énergie deux fois à Québec et elle joue ce soir à Amos au moment même où je vous écris les péripéties de la course d'aujourd'hui. La dernière fois que le PPB a mis les pieds à Val-d'Or, c'était il y a une couple d'années Au vieux Rafiot, bien avant de connaître le succès avec Me, Myself et Us. Et, selon nos sources, certains membres du Band portaient un t-shirt à l'effigie des loups acheté au Domaine (seule halte routière de la Réserve faunique sur une distance de 185 km). On ne sait toujours pas s'ils avaient payé des taxes (TPS et TVQ)!!!

o Aujourd'hui, il a encore plu énormément avant le début de l'étape. Toutes les maisons avec galerie couverte étaient très populaires auprès des coureurs. Mais l'équipe du Kazakhstan avait choisi un autre toit : la voiture de leur équipe stationnée dans le Parc des Pionniers, tout près de la ligne de départ. Quand la pluie a cessé, on a vu apparaître six coureurs, un directeur sportif et un mécano. On devine le genre de « pep talk » chaleureux qui a habité cette voiture durant une bonne trentaine de minutes.

o Faudrait peut-être rappeler aux coureurs une règle très simple dans les courses de vélos. Lorsqu'il reste un tour à franchir dans un mini-critérium, on sonne la cloche. Si vous n'entendez pas la cloche ou si voyez un gros chiffre 1 ou 2 sur une pancarte à la ligne d'arrivée, ça veut dire que la course n'est pas terminée... Ce soir, plusieurs coureurs ont sprinté pour la victoire finale alors qu'il restait 1, deux ou trois tours. Trop de « Tim Bits » peut-être ???


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