1er août 2008

Un Ukrainien sur le toit de Val-d'Or

Pierre Hamel

Val-d'Or - On pensait sérieusement que cette étape disputée sur un circuit urbain de 8 km serait une occasion rêvée pour tous ceux qui ont raté l'échappée d'hier de se racheter. Mais il n'en fut rien. On a plutôt eu droit à une étape de transition.

« Ce n'était pas assez difficile, a expliqué l'un des grands perdants d'hier, le Québécois David Boily. On a essayé de sortir à quelques reprises mais on avait toujours un coureur de l'Australie ou de Hot Tubes dans les roues. » Les fait saillants de cette étape se résument aux deux sprints de bonifications remportés par le Français Arnaud Jouffroy, l'autre grand perdant d'hier. Mais, entre vous et moi, ces six secondes de bonifications ne pèseront pas lourd demain après le contre-la-montre individuel.

Il a fallu attendre la toute fin de la course pour voir le peloton s'agiter un peu. À moins d'un kilomètre de la fin, deux coureurs de l'équipe du Kasakhtan ont forcé la note avant d'aborder la petite montée finale vers le Belvédère. Puis, à 300 mètres de la ligne d'arrivée, Oleksandr Shapoval s'est envolé. Le Français Arnaud Demare a bien tenté de le remonter mais il était trop tard. David Boily a aussi échoué à la quatrième place.

Au classement général, pas de changement significatif. L'Australien Nick Aitken possède toujours une avance de 5 secondes sur le Kasakh Abdulmanov et de 8 secondes sur le p'tit gars de la place, Pierrick Naud.

La troisième étape, un contre-la-montre individuel de 17,6 km disputée entre Saint-Maurice et Amos pourrait bien être l'étape décisive. Le grand favori, l'Américain Nathan Brown (12e aux récents Championnats mondiaux dans cette épreuve) n'est qu'à 7 secondes de l'Australien Aitken. « C'est vraiment le coureur à battre, a soutenu Boily. Ça va être très difficile. »

Roue Libre
o Tous les coureurs de la formation de l'Ukraine étaient réunis autour de l'automobile de l'équipe. Quand la responsable des tests antidopage est arrivé et a demandé où était le numéro 114, ils ont pointé de l'index Shapoval. Oleksandr ne savait pas encore qu'il avait gagné. Il faisait des signes avec sa main. Un ou deux demandait-il ? Quand il a enfin réalisé qu'il avait gagné, il a ri de bon coeur. Tous ses coéquipiers l'ont félicité chaleureusement (en tout cas c'est ce qu'on a déduit !). C'était franchement sympathique.

o Votre chroniqueur préféré a remporté le pool de la voiture de presse. Une première cette semaine. Comme vous le savez sans doute, il n'a pas l'habitude de retourner bredouille dans ses terres après quelques étapes en Abitibi. Et avouez que ce n'était pas une prédiction facile. Mais, grâce à son arme secrète, Il a remporté la cagnotte qui sera évidemment remise au coureur de l'Ukraine.

o Un beau soleil orangé a éclairé la tribune à la fin de la course. On a même entendu la cigale durant la course. Pincez-moi quelqu'un !

o Il est caméraman sur le Tour de l'Abitibi depuis 17 ans. Beau temps, mauvais temps, il suit les prouesses des coureurs. Parfois au coeur du peloton, souvent en accompagnant les échappées sur sa moto. Cette année, lui et son conducteur de moto sont même devenus des fidèles alliés des commissaires en ouvrant le chemin lorsque ceux-ci doivent remonter à l'avant du peloton. Donald Isabelle manipule sa caméra de 73 000 $ avec une dextérité peu commune - elle pèse une quinzaine de kilos ! L'homme aux bras d'or fait partie de la race qu'on surnomme les FDT (fous du Tour).


nouvelles achat & entretien rouler au Québec hors Québec sécurité course cyclos montagne industrie quoi d'autre ?

Page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

veloptimum.net