17 juillet 2006

Un Albertain en brun

Pierre Hamel

C’est sans grande surprise que l’Albertain Eric Smith, membre de l’équipe nationale canadienne, a remporté le prologue du Tour de l’Abitibi.

Décidément, la première étape du Tour de l’Abitibi (un prologue selon nous, mais ça c’est une autre histoire) ne se déroule jamais comme toutes les autres. Au cours des dernières années, elle avait comme principal attrait de ne pas compter au classement général ! Une situation qui avait le don de nous mettre en rogne.

Surprise cette année. Les organisateurs du Tour ont décidé de présenter une première étape qui compte vraiment au classement général. Ils ont même osé changer la formule. En lieu et place du traditionnel critérium écourté, ils ont repris une idée que le Tour de Beauce avait essayé au coeur du vieux-Québec il y a quelques années. Le contre-la-montre parallèle de 400 m allait en faire voir de toutes les couleurs aux nombreux spectateurs pensaient-ils avec raison.

Et c’est ce qui est arrivé... Un violent orage électrique a éclaté peu avant le début de l’épreuve. Tellement violent qu’on a retardé le départ d’une heure. Puis, on a décidé, une première fois, de changer les règles du jeu. Ce n’était plus 78 paires de coureurs qui partiraient à intervalle d’une minute mais seulement 13 – le meilleur coureur de chacune des 26 équipes. Le prétexte avancé par certains directeurs sportifs : il était tard et les risques d’une ondée violente étaient réels. Une idée saugrenue si vous voulez notre avis. Finalement, après 45 minutes de palabres, on est revenu au plan original.

Le spectacle a eu lieu et il a manifestement plu (jeu de mots ici). Au passage des coureurs, les Valdoriens tapaient sur les panneaux publicitaires et les encourageaient. Quand le jeune André Tremblay, un ado du coin, a pris le départ, ils ont lâché leur fou. Le jeune a fini loin, très loin même. N’empêche le charme « du prologue de la première étape » avait opéré.

Ce sont évidemment les spécialistes de la piste qui ont dominé cet exercice. Et l’Albertain, Eric Smith, champion en titre (scratch, poursuite par équipe et vitesse olympique) est venu coiffer ses principaux rivaux d’à peine 1/2 seconde. Les Québécois Guillaume Boivin et Vincent Blouin ont suivi dans l’ordre.

La deuxième étape conduira les coureurs de Rouyn-Noranda à Val-d’Or. Une balade musclée de 113 km.

Roue Libre
Le départ de cette étape a donné lieu à certaines empoignades. Le Directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), Louis Barbeau, n’a pas mâché ses mots lorsqu’il a appris qu’on avait décidé de changer les règles du jeu. Ce n’était pas sans nous rappeler certaines incartades d’un certain André Aubut... L’impétueux Barbeau avait raison mais le ton n’avait pas sa raison d’être.

Vous le savez, le monde du cyclisme a la fâcheuse habitude de raconter quelques mensonges. Parfois sur la dope, souvent sur lui-même et très souvent sur la course. À chaque jour, on va donc vous en choisir quelques-uns et les partager avec vous.

Le gros mensonge du jour
« C’est une décision irrévocable. Il n’y aura que 13 paires de coureurs à s’élancer ce soir. »
L’un des officiels de la course

Le p’tit mensonge du jour
« On va travailler fort pour protéger le maillot de notre coéquipier. »
Guillaume Boivin de l’équipe canadienne (2e ce soir). Il en est à sa première présence au Tour de l’Abitibi, il a 17 ans et il sait déjà comment ne rien dire à un journaliste.


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