27 mars 2005

Wolff * a encore battu les Français !

Pierre Hamel

L’Allemand René Wolff cause une certaine surprise en remportant le sprint pendant que la Canadienne Mandy Poitras chute lourdement à quelques mètres de la ligne d’arrivée.

Los Angeles – Mandy Poitras n’a pas eu le coco de Pâques qu’elle attendait aujourd’hui lors de la dernière séance des Championnats mondiaux sur piste. Alors qu’elle luttait farouchement pour se placer parmi les trois premières de sa spécialité (la course scratch), dans le dernier virage, juste avant la ligne d’arrivée, la coureuse française a glissé, est tombée et a entraîné dans sa chute la Canadienne et l’Américaine Rebecca Quinn. Poitras est restée longtemps étendu sur la côte d’azur. « Je n’ai rien vu et j’étais sonnée », a-t-elle souligné après la course. Moins chanceuse (!), l’Américaine est sortie sur une civière.

Après avoir un peu ruminé sa déception, Poitras a reconnu qu’elle avait peut-être fait une petite erreur à deux tours de la fin de cette course de 10 km (40 tours). « J’étais juste un peu trop loin lorsque j’ai commencé à remonter le peloton. Mais je suis quand même contente parce que j’ai bien senti la course. J’étais en contrôle, du début à la fin. Je me suis entraînée plus en endurance et ça me donne d’autres outils que juste le sprint pour rivaliser avec les meilleures », a conclu celle qui s’inquiétait plus de sa roue pleine arrière (Mavic) défoncée à un endroit que de ses nombreuses brûlures et son mal de tête.

C’est la Russe Olga Slyusareva qui a remporté la médaille d’or devant l’Australienne Katherine Bates et l’Ukrainienne Lyudmyla Vypypaylo. Une douce revanche pour celle qui a perdu son titre de Championne du monde de la course aux points devant l’Italienne Carrara.

Dans le tournoi de vitesse chez les hommes, on a continué à être étonné par les résultats. Alors qu’on attendait une finale entre l’Australien Jobie Dajka et le Français Mickaël Bourgoin, remportée par ce dernier, c’est plutôt l’Allemand René Wolff qui a décroché l’or en battant Bourgoin deux manches d’affilée et de façon très décisive. « Sur cette piste, on peut revenir sur le coureur qui nous précède dans le dernier droit. Je l’ai fait une couple de fois mais j’ai aussi mené à quelques reprises. J’ai voulu mêler mes adversaires », a dit en riant Wolff tombeur de Dajka en demi-finale et toujours en deux manches.

L’autre Français, Grégory Bauge, en a épaté plus d’un en venant re-disputer la belle contre son compatriote en demi-finale. Quelques minutes auparavant, il avait chuté lourdement suite à une crevaison dans le dernier tour. Le médecin français l’a tâté un peu partout, lui a coupé le maillot et le cuissard sur le corps pour le retirer et Bauge s’est finalement présenté à la ligne sous les applaudissements nourris de la plus grosse foule ( 2 821 spectateurs ) de ces Championnats. Et ce diable de Bauge a chauffé l’Australien Dajka lors de la finale pour la médaille de bronze. C’est le métier qui rentre (les échardes peut-être...) dirons-nous.

La course à l’américaine (Madison) de 50 km a encore une fois soulevé la foule. La course effrénée aux points (10 sprints à tous les 20 tours) a donné lieu à une belle empoignade entre les équipes de la Hollande, de la Belgique, de la Russie et de la France. À 45 tours de la fin, les Argentins (Juan Curuchet et Walter Perez) ont tenté le même coup qui leur avait permis de remporter la médaille d’or au Championnats mondiaux de l’an dernier à Melbourne. Ils sont partis dans l’espoir de gagner un tour sur le peloton. Mais celui-ci a réagi assez rapidement. On croyait alors que la victoire finale se disputerait dans le dernier sprint mais, avec une quarantaine de tours à faire, l’Américain Colby Pearce a fusé du peloton et creusé un bon écart avec celui-ci. Il a passé le relais à son coéquipier Martin Nothstein (médaillé d’or en vitesse à Sydney) et la foule a hurlé son bonheur. Mais ce fut de courte durée puisqu’après un autre relais, Nothstein s’est relevé à la surprise d’un peut tout le monde.

Mais les Anglais ont flairé le bon coup. Ils ont contre-attaqué et, en moins d’une dizaine de tours, Mark Cavendish et Robert Hayles (déjà médaillé d’or en poursuite par équipe) ont rejoint un peloton stupéfait. La course était jouée et le duo anglais ajoutait à la récolte déjà abondante ( six médailles ) de notre mère-patrie une autre breloque en or.

Dans la dernière finale de la journée (keirin), Clara Sanchez a sauvé l’honneur de la France en conservant son titre de Championne du monde. Pour la France, naguère la plus forte nation sur piste, il s’agit d’un mince prix de consolation. Ça s’annonce plutôt difficile pour le prochain entraîneur (Florian Rousseau) qui prendra la place du grand Daniel Morelon dont c’était la dernière compétition internationale.

* La pognez-vous ?

Roue Libre
• Ce matin à l’hôtel, on entendait distinctement un preacher faire son sermon à ses fidèles. God Bless par-ci, God bless par-là. On n’a pas tout compris parce que « la foi se bousculait à la sortie de la bouche » du preacher. Un mélange de Gregory Charles et Louis-José Houde si vous voyez ce que je veux dire.

• Le virage à droite au feu rouge est largement répandu aux États-Unis et on peut vous dire que ç’a n’a vraiment rien à voir avec celui qu’on connaît au Québec. Ici, les automobilistes arrêtent complètement, regardent des deux côtés de la rue, avancent tranquillement et s’excusent presque si, par mégarde, ils coupent la voie au piéton qui, de toute façon, n’était pas supposé être là. On a bien eu droit à quelques coups de klaxon, mais on doit avouer qu’on les méritait amplement.


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