23 juillet 2005

Un message suédois !

Pierre Hamel

Le Suédois Filip Rudenstam l’emporte dans un final marqué par une chute spectaculaire. David Veilleux est toujours en tête du classement général.

Val d’Or – La chaîne de magasins de meubles IKEA devrait songer à venir s’établir à Val d’Or. Il semble que l’atmosphère qui règne au centre-ville et le très sympathique accueil des valdoriens aient un effet magique sur les Suédois. Pour une deuxième journée de suite, ils ont remporté l’étape (Preissac/Val d’Or) à cette 37e édition du Tour de l’Abitibi.

C’est encore une fois dans la petite bosse du circuit urbain, dans le dernier tour (à un peu plus de 1 km de la ligne d’arrivée), que le vainqueur du jour a scellé sa victoire. « Les Français ont attaqué (NDLR. Matthieu Bernaudeau et Bryan Naulleau) et je les ai tout de suite contrés », a expliqué Filip Rudenstam. Sur sa lancée, le grand Suédois a creusé un léger écart de quelques secondes qu’il a maintenu jusqu’à la fin. Malheureusement, le Français Matthieu Bernaudeau a chuté lourdement après avoir franchi la ligne d’arrivée en tête du peloton. Le Valdorien André Tremblay l’a percuté mais il eu plus de peur que de mal. Miraculeusement, aucun autre coureur n’a été impliqué dans la chute. Bernaudeau est resté longtemps étendu sur la chaussée, face contre terre. Il a été finalement transporté en ambulance à Val d’Or.

La journée a été plutôt tranquille au grand plaisir des coureurs de l’équipe canadienne. « Ç’a été moins difficile qu’hier. L’échappée ne comptait aucun coureur dangereux au classement général », a expliqué après la course le maillot brun David Veilleux. Cette échappée de 8 coureurs a pris forme au 32e km et elle n’a jamais compté plus de 40 secondes d’avance. L’Abitibien André Tremblay s’est mis en évidence à quelques reprises en remportant notamment un sprint de bonification. « Mon but, c’était de toffer le plus longtemps possible. » Un autre groupe de 7 coureurs, dont faisait partie Rudenstam, a fait la jonction avec le groupe de tête qui filait sur le pont de la rivière Thompson, à l’entrée de Val d’Or.

Avec huit tours à faire sur le circuit urbain du centre-ville de Val d’Or, on croyait bien que cette échappée serait rejointe avant la fin. Mais l’apathie du peloton a permis aux fuyards d’augmenter progressivement leur avance jusqu’à 54 secondes. Finalement, l’équipe belge a assumé une partie du travail en tête du peloton et celui-ci est venu mourir à 3 secondes de Rudenstam.

Au classement général, rien n’a changé. David Veilleux devance son coéquipier Éric Boily par 30 secondes. Le Suédois Jonas Bjelkmark suit à 1m06s. Et c’est encore un membre de la formation canadienne qui complète ce quatuor. Mark Hinnen a 1m30s de retard sur Veilleux.

Il ne reste plus qu’une seule étape, un critérium de 70,4 km disputé au centre-ville de Val d’Or. Tout semble sous contrôle au sein de la formation canadienne. « C’est sûr qu’on va avoir à l’œil les Suédois. Ils courent très bien depuis quelques jours », a conclu David Veilleux. Rappelons que, depuis quelques années, il y a toujours beaucoup d’action lors de cette dernière étape. En 2003, le Québécois Kevin Lacombe avait même été dépouillé de son maillot brun par le futur Champion du monde, le Hollandais Kai Reus. Et l’an dernier, l’Américain Chris Stockburger avait sauvé son maillot in extremis.

La citation du jour
« Panique pas mon gars, panique pas. Ne bouge pas ton cou. »
Le médecin José Mijangos, au chevet de Matthieu Bernaudeau

Roue Libre
• On est plutôt surpris du déroulement de la course depuis deux jours. Ni les Suédois, ni les Américains de la formation Hot Tubes n’ont tenté quoi que ce soit pour déranger les coureurs de la formation canadienne. L’écart les séparant n’est pourtant pas insurmontable, loin de là. Un peu plus d’une minute dans le cas du Suédois Jonas Bjelkmark et 2m36s pour Alex Boyd de la formation Hot Tubes. On a beaucoup de respect pour la formation canadienne mais ce n’est quand même pas la Discovery Channel dirigé par Lance Armstrong.

• Votre chroniqueur préféré a toujours eu un p’tit faible pour l’étape de Preissac. L’an dernier, il avait suivi la première partie de l’étape en hélicoptère avant de sauter sur une moto pour rejoindre la voiture de presse. Cette année, il a emprunté une Chrysler Massaretti décapotable pour aller manger un hamburger et des frites (!) à l’Auberge des rapides. On nous a dit qu’elle valait 62 000 $. Il n’y avait que deux places et la galanterie de votre chroniqueur a fait en sorte qu’il s’est retrouvé sur la banquette arrière. Aux dernières nouvelles, les citoyens de Preissac se demandent encore qui les saluait de la « pape mobile » ?


nouvelles achat & entretien rouler au Québec hors Québec sécurité course cyclos montagne industrie quoi d'autre ?

Page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

veloptimum.net