22 juillet 2005

Un Suédois à Val d'Or

Pierre Hamel

Sebastian Balck remporte l’étape et David Veilleux consolide son maillot brun.

Val d’Or – Une étape bien tranquille entre Amos et Val d’Or. Une seule échappée digne de mention et elle ne comptait aucun coureur dangereux au classement général. L’équipe canadienne a bien contrôlé le peloton et David Veilleux s’est même permis d’accentuer son avance sur son coéquipier Boily en grappillant deux secondes au premier sprint de bonification.

Il a fallu attendre la mi-course pour voir un peu d’action. C’est Éric Boily qui a déclenché les hostilités en fusant du peloton. Il a vite été rejoint mais un autre petit groupe s’est formé, comprenant entre autres Veilleux et Boily. L’escapade n’a jamais eu le temps de décoller. La pluie fine et l’allure rapide du peloton ont diminué l’ardeur de ceux qui pensaient à s’échapper. « On avait le vent de dos comme l’an dernier. C’était parfait pour nous », a reconnu le maillot brun, David Veilleux.

Au 75e km, tout de suite après le dernier prix de la montagne, l’échappée victorieuse a pris le large. Composée du Suédois Balck, de l’Américain Chase Renick (Hot Tubes), du Québécois William Goodfellow et de quatre autres coureurs, l’échappée a graduellement augmenté son avance jusqu’à ce qu’elle atteigne une minute à l’entrée du circuit urbain. Au fil des tours (6), le groupe s’est étiolé. Finalement, à quatre tours de la fin, le Suédois Sebastian Balck est parti seul. « C’était peut-être un peu tôt », a-t-il avoué après la course. Mais le grand Suédois a résisté jusqu’à la fin et il a croisé le fil d’arrivée trente secondes devant l’Américain Renick et le Québécois William Goodfellow.

La dernière étape sur route, l’une de nos préférées, se déroule entre Preissac et Val d’Or sur une distance de 101,4 km.

Les citations du jour
« Y’était mieux pas! »
Éric Boily quand on lui a demandé si certains coureurs l’avaient achalé dans le peloton aujourd’hui.

« Imaginez Louis Barbeau (NDLR. Le Directeur général de la FQSC) qui était sur la moto comme ardoisier. »
David Veilleux quand on lui a dit que la course avait été monotone avec une seule échappée.

« Pis est-ce que c’est plus clair vos affaires ? »
« Ç’a toujours été clair ! »
La question de votre chroniqueur préféré et la réponse de David Veilleux ce matin avant le début de l’étape. L’échange faisait évidemment référence au statut de leader désigné de l’équipe canadienne.

Roue Libre
• La scène était plutôt rigolote. À la fin de l’étape, notre collègue du Journal de Montréal, Léandre Drolet, vainqueur du pool de la voiture de presse, est allé rencontrer son poulain, le Suédois Sebastian Balck. Quand le mécano de l’équipe l’a aperçu, il s’est mis à rire et à faire un signe de piastre. Les coureurs aussi riaient de bon cœur. Pas fou Drolet. Avant le début de la course, il a indiqué à Balck qu’il l’avait choisi pour gagner la course. Et il a aussitôt ajouté qu’il lui verserait le montant de la cagnotte s’il réalisait sa prédiction.

• Éric Boily, que l’on surnomme affectueusement le p’tit guerrier, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère lors de l’étape d’hier. Il a été pénalisé de 10 secondes et il devra payer une amende de 50 F suisse pour obstruction volontaire envers d’autres coureurs. Selon le commissaire en chef, Claude Deschaseaux, qui a recueilli le témoignage de plusieurs coureurs, Boily a appliqué les freins brusquement en tête du peloton dans les derniers tours du circuit urbain de Val d’Or. Une manœuvre délibérée qui a causé une chute en tête de peloton. Boily, qui était déjà marqué au fer rouge à cause de ses performances sportives, est maintenant sur la liste noire de certaines équipes. En tout cas à coup sûr, sur celle de la formation américaine Hot Tubes, dont l’un des coureurs a été impliqué dans la chute. Toby Stanton, le Directeur sportif de cette formation, s’est même permis d’engueuler vertement Boily tout en le menaçant vaguement de représailles. Pas fort. D’autant plus que son équipe a déjà été impliquée dans des incidents semblables lors de récentes éditions du Tour de l’Abitibi. On n’approuve évidemment pas le geste du p’tit guerrier mais disons, pour être poli, que ce n’est pas la première fois que ce genre d’incidents vient pimenter une course cycliste. On le sait, le commissaire en chef le sait et Toby Stanton le sait mieux que quiconque. « C’est une tempête dans un verre d’eau », a indiqué Boily avant le début de l’étape aujourd’hui. N’empêche, le commissaire Deschaseaux a pris le micro tout juste avant le début de l’étape et il a indiqué aux coureurs qu’il ne tolérerait aucun incident du même type à l’avenir sous peine de mise hors course. « Merci et place au sport », a-t-il finalement clamé haut et fort.

• Le Québécois William Goodfellow, qui a terminé troisième de l’étape, est issu d’une famille spécialisée dans la transformation du bois. Selon nos informations, il roule sur des pneus traités… La pognez-vous ?


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