21 juillet 2005

Des frites pour Tomasso !

Pierre Hamel

Le Belge Philipp Tomasso remporte la 5e étape du Tour de l’Abitibi. Le Québécois David Veilleux conserve son maillot brun.

Val d’Or – Tel qu’on l’avait prévu, l’étape disputée entre Senneterre et Val d’Or (84 km) a causé beaucoup de dégâts. Mais pas ceux que l’on pensait. Une chute massive, au milieu du peloton, a jeté une cinquantaine de coureurs au sol sur la 117 Nord (kilomètre 48). Deux autre chutes ont perturbé le déroulement de la course sur le circuit urbain à Val d’Or. À la fin de la course l’une des responsables de l’infirmerie a d’ailleurs demandé une autre équipe de premiers soins pour panser tous les éclopés qui se lamentaient sous l’abri temporaire installé pas très loin de la ligne d’arrivée.

Côté course, ç’a été une journée passablement tranquille. Une seule échappée digne de ce nom. Après quelques hésitations, un groupe de 11 coureurs a roulé ensemble à partir du 15e km. Et comme il n’y avait personne qui menaçait le mailot brun de Veilleux (le mieux placé, l’Américain Alex Boyd, était à 2m34s) les Canadiens ont laissé un peu de corde à cette échappée. Leur avance n’a jamais dépassé 45 secondes et l’équipe canadienne a roulé tempo en tête de course. C’est le Colombien William Rodriguez Parra qui a été le plus grouillant puisqu’il s’intéresse au Prix de la montagne (!) de ce Tour de l’Abitibi. Après avoir remporté le premier , il a terminé second au deuxième et s’est ensuite relevé. Une dizaine de kilomètres plus loin, la mésentente est apparue au sein de l’échappée. Tour à tour, les coureurs ont lâché prise au grand déplaisir du Belge Jonathan Bertrand et du Québécois Joël-Dion Poitras.

Ce n’est qu’à l’entrée de Val d’Or que les choses ont de nouveau bougé. Boily a tenté de partir et il a tout de suite été contrer par le Belge Philipp Tomasso, l’Américain Mike Wickman (America’s Cycling) et le Québécois William Goodfellow. Le Québécois ne s’est pas accroché longtemps mais Tomasso et Wickman ont résisté jusqu’à la fin mais ils ont eu peur quand Éric Boily est sorti en trombe du peloton avec trois tours à faire – le circuit urbain en comptait 6. Le p’tit guerrier a tenté le tout pour le tout afin de rejoindre les fuyards ou à tout le moins récolter des secondes de bonification. Mais, avec un tour à faire, il est rentré dans le rang. Tomasso a célébré, à sa façon sa fête nationale, en remportant le sprint final devant son compagnon d’échappée Wickman.

L’écart entre David Veilleux et Éric Boily, tous les deux membres de l’équipe canadienne, n’a pas bougé d’un poil. Le maillot brun était plutôt satisfait de sa journée. « L’échappée était parfaite pour nous. On a juste eu à contrôler l’écart. Et quand Éric (Boily) est parti à la fin de la course, les autres coureurs n’ont pas voulu le laisser aller. Je crois qu’ils ont eu leur leçon. » a conclu Veilleux.

Au menu demain lors de la 6e étape, une course sur route entre Amos et Val d’Or.

La citation du jour
« J’ai été pris dans la chute massive. J’ai cru que c’était fini. Mes équipiers m’ont aidé et j’ai pris la roue de Boily avant qu’on entre sur le circuit urbain. »
Philipp Tomasso

Roue Libre
• Nos deux coqs, David Veilleux et Éric Boily, visent toujours la victoire finale au Tour de l’Abitibi. Mais, comme ils font partie de la même équipe, la tension est palpable. « On n’a pas de leader désigné au sein de l’équipe, a raconté, après la course David Veilleux. Ce serait beaucoup plus simple si c’était le cas. Je pense qu’on se nuit comme ça. Mais le point positif, c’est que ce sont deux Québécois qui se battent pour le maillot brun. » Vous savez quoi, le jeune a bien raison. Il va falloir que le Directeur sportif de l’équipe canadienne, Jacky Hardy, mette ses culottes et qu’il établisse une stratégie en fonction de son leader. À moins que la course ne décide pour les coureurs. Mais ça c’est un grand risque à prendre.

• Une dizaine de minutes avant le départ de l’étape d’aujourd’hui, le Colombien Vladimir Lopez est venu voir les responsables d’une équipe de dépannage. Il avait cassé la vis qui retient le guidon à la potence. Avec des signes et une traductrice qui avait déjà appuyé sur le bouton de la panique, ils exprimaient leur désarroi. Peine perdue puisque personne n’avait ce qu’il fallait pour réparer ça. Ils ont abouti dans la caserne des pompiers où on a essayé de driller un trou dans la potence. Finalement, Bernard Deshaies, un habitué de l’entraide, a passé l’un de ses vélos Opus au Colombien. On a ajusté le tout pendant que le p’tit Colombien se faisait du sang de cochon. Ses battements cardiaques ont sûrement atteint le chiffre magique de 150. Finalement, le commissaire en chef, Claude Deschaseaux, est venu le calmer en lui indiquant qu’il pourrait prendre le départ sans problème.


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