19 juin 2005

Le Tour de Beauce couronne Nathan O’Neill

Pierre Hamel

Sans surprise, l’Australien Nathan O’Neill remporte le Tour de Beauce. L’Américain Doug Ollerenshaw gagne la dernière étape.

Saint-Georges – L’Australien Nathan O’Neill (Navigators) n’a eu aucune difficulté à protéger son avance de 12 secondes lors de la dernière étape du Tour de Beauce. Au 96e km, il s’est même permis de boucher le trou qui séparait le peloton principal d’une petite échappée menée par deux coureurs de la formation Health Net dont fait partie John Lieswyn, l’ancien vainqueur du Tour en 2003. « Les gars de mon équipe avaient fait beaucoup de travail pour contenir l’équipe de Tuft (2e au classement général) auparavant et j’ai voulu leur accorder un moment de répit », a expliqué O’Neill après la course.

L’Équipe Navigators part donc les poches pleines (!) de ce Tour de Beauce. Outre la victoire au classement général, elle a aussi décroché la première place au classement par équipe et le maillot blanc (classement aux points – l’Irlandais David O’Loughlin) de même que la troisième place au classement général (Jeff Louder à 35 secondes de son coéquipier).

Encore une fois, les Québécois ont animé cette étape disputée autour de la ville de Saint-Georges. Après quelques échappées sans grande conséquence, Charles Dionne et Tim Johnson (Jittery Joe’s) ont rejoint un trio de coureurs (le Québécois Jean-Sébastien Maheu, le Polonais Mikolajzyk et le meilleur jeune de ce Tour, Brandon Crichton) qui avait pris la poudre d’escampette au 28e km. Ils ont caracolé en tête pendant plus de 70 kilomètres. Maheu a été décroché au 58e et le Polonais a sauté son tour en plusieurs occasions. « Moi pis Tim Johnson, on l’a un peu engueulé, a expliqué le p’tit guerrier. Il ne travaillait pas et il a même sprinté pour un GPM. C’est sûr qu’on aurait eu besoin de deux ou trois coureurs de plus pour mener cette échappée à bon port mais je ne comprends pas pourquoi on ne nous a pas laissé un peu plus de lousse. » (NDLR. Aucun coureur de cette échappée ne représentait un danger pour le classement général).

Au 100e kilomètre, le peloton principal, amputé de plusieurs coureurs (21 abandons aujourd’hui), est revenu sur l’échappée de Dionne. Dominique Perras, qui avait déjà tenté de filer en douce, a encore essayé un p’tit truc. Mais c’est finalement le futur vainqueur de l’étape, l’Américain Doug Ollerenshaw, qui a réussi à creuser un léger écart (15 secondes). À une quinzaine de kilomètres de la fin, en haut de la difficile montée de la 120e rue, il a été finalement rejoint. Le train imposé par les coureurs de la formation Navigators a fait exploser le peloton.

C’est précisément à ce moment que Dominique Perras a placé une attaque (c’était sa cinquième depuis le début de la course). Il a bientôt été rejoint par Ollerenshaw, l’Australien Cameron Jennings et le Polonais Mermer. À sept kilomètres de la fin, le quatuor possédait une avance de 41 secondes même si le Polonais, comme son coéquipier dans l’échappée de Dionne, ne prenait pas de relais en tête de l’échappée. On a d’ailleurs entendu un retentissant « Fuck guy » de la voiture de presse. « Il ne travaillait pas et notre avance fondait », a expliqué, après la course, Perras.

Dans l’un des derniers virages serrés, à trois kilomètres de la fin, Ollerenshaw s’est envolé. « J’avais remarqué lors de mon échappée précédente que j’étais l’un des plus rapides dans ce virage. » Personne n’a réagi. « J’ai un peu bluffé a soutenu Dominique Perras. J’avais déjà accompli beaucoup de travail et je me suis dit que c’était au tour du Polonais de boucher le trou… » Ollerenshaw n’a jamais été rejoint. Il a devancé Jennings et Mermer par 19 secondes. Trois secondes plus tard, Perras a croisé le fil d’arrivée.

Le 20e Tour de Beauce a été dominé par la plus forte équipe (Navigators) et le meilleur coureur (Nathan O’Neill) de ce peloton. N’empêche, les Québécois ont très bien tiré leur épingle du jeu. Trois victoires d’étape (Martin Gilbert, Dominique Rollin et Charles Dionne), trois jours en jaune, un podium pour le jeune Raphaël Tremblay… On n’avait pas vu ça depuis des lunes.

Roue Libre
• Pour la deuxième année consécutive, les représentants de la presse ont eu droit à un traitement royal de la part d’une gang qui assiste toujours à cette dernière étape. Le BBQ commence à chauffer vers l’heure du midi et nos fans (!) nous avertissent un tour à l’avance que le tout sera prêt au tour suivant. Lorsque la voiture de presse conduite par l’ex-olympien Yvan Waddell, apparaît au coin de la 22e avenue et de la 129e rue on nous tend notre buffet. Au menu aujourd’hui, trois hamburgers et trois hot-dog. Vive la tradition !

• On a mis un temps fou à trouver notre paire de culottes courtes et nos lunettes de soleil ce matin. Elles étaient au fond de notre sac de voyage sous le manteau de pluie et sous le polar. Quant à la crème solaire, on l’avait déjà garoché au bout de nos bras au milieu de la semaine.


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