19 juillet 2005

L'équipe canadienne frappe fort

Pierre Hamel

Éric Boily et David Veilleux mènent l’équipe canadienne à la victoire lors du contre-la-montre par équipe.

Val d’Or – L’équipe canadienne a affiché ses couleurs dès la première étape de cette 37e édition du Tour de l’Abitibi. Une victoire éclatante malheureusement un peu diminuée par ce foutu règlement qui restreint la perte de temps de chacune des équipes. La formation canadienne, menée par Boily et Veilleux, a devancé l’équipe nationale américaine par 31 secondes et repoussé une autre formation américaine(Hot Tubes) à 1m16s.

« C’était beaucoup plus difficile que l’an passé, reconnaît Éric Boily. On avait le vent de face. » L’an dernier, la formation québécoise, mené par le même Boily, avait réussi un temps canon de 20m42s comparativement à celui (22m55s) réussi par la formation canadienne cette année. « On a eu un petit problème de communication vers la fin, a expliqué David Veilleux. Mais c’est surtout la direction du vent qui a fait toute la différence. L’an dernier, on l’avait dans le dos. »

Éric Boily porte donc le maillot brun parce qu’il a franchi la ligne le premier devant ses trois coéquipiers (l’Albertain Ryan Anderson a été décroché dès les premiers kilomètres alors que Clovis Auger a perdu quelques secondes à la toute fin). Il devance donc l’Américain Ulric De Young par 20 secondes… Pourquoi 20 secondes ? Parce que le règlement (le même qu’au Tour de France) limite la perte de temps de chacune des équipes. Un règlement de « looser » si vous voulez notre avis. Vous trouvez ça compliqué ? Vous avez bien raison.

Ce soir, deuxième étape de ce Tour de l’Abitibi. Un critérium de 55 km au centre-ville de Val d’Or. La première occasion de voir cet imposant peloton (159 coureurs) se frotter pour de vrai. Souhaitons que les gros nuages noirs qui surplombent le centre-ville résistent à la tentation de crever vers 19h00.

La citation du jour
« J’ai pris ça mollo hier soir au critérium. Je ne voulais pas risquer un accident dans une course qui ne compte pas. »
David Veilleux, coéquipier de Boily au sein de la formation canadienne

Roue Libre
• Hier soir, le Sprint à Titour a couronné le Champion canadien en titre, Éric Boily. C’est quoi le Sprint à Titour ? Un critérium qui ne compte pas au classement général. Une façon de présenter les coureurs selon les organisateurs. Vous le savez, les affaires qui ne comptent pas, on n’est pas très, très chaud là-dessus. Faut croire que Éric Boily n’a pas la même opinion. Drôle d’idée quand même de s’exposer ainsi avant même le début du Tour de l’Abitibi. Surtout quand on est déjà l’un des grands favoris pour enfiler le maillot brun. Quand on lui a demandé pourquoi il avait ça, Boily nous a répondu : « C’est un coup de chance ». La pognez-vous ? Non ? Faites-vous en pas, nous non plus.

• Le déroulement du contre-la-montre par équipe a été un peu retardé à cause d’un incendie au cœur de Val d’Or. Les Abitibiens, aux prises avec de nombreux feux de forêt depuis quelques semaines, s’en seraient sûrement passés.


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