mai 2004

L'affaire Duquette-Jeanson

Au début c'était l'affaire Duquette (alias «le doc EPO» selon La Presse). Puis, l'affaire Duquette est devenue l'affaire Jeanson. Retour sur une histoire pas ordinaire, fertile en rebondissements.

Pierre Hamel

Chronique d'une saga

10 et 14 mai 2001 Pierre Thibault, alors directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), informe le Dr François Gauthier, syndic du Collège des médecins, qu'une cycliste (Madame X) lui a dit que le Dr Maurice Duquette lui avait offert de l'aider à se procurer de l'érythropoïétine (EPO).

23 mai 2001 Le Dr Maurice Duquette reçoit la visite des Dr François Gauthier et Claude Mercure (ce dernier est syndic adjoint du Collège des médecins). ll répond à leurs questions. 11 juin 2001 Madame X rencontre les Dr Gauthier et Mercure. Elle fournit certaines informations mais exprime à ce moment sons refus de témoigner.

15 juin 2001 Le Dr Duquette rencontre de nouveau les Dr Gauthier et Mercure. À cette occasion, il nie avoir prescrit ou administré de l'EPO à Geneviève Jeanson et nie également avoir aidé quelque athlète à s'en procurer. Par contre, le Dr Duquette se rappelle s'être demandé à haute voix s'il avait déjà utilisé de l'EPO à titre de test diagnostique dans le cas de Geneviève Jeanson.

23 septembre 2001 Le Dr Duquette, en compagnie de son avocat, Mr Jean- François Lepage, répond aux nombreuses questions du syndic du Collège des médecins. Il tente de réfuter certains faits qui lui sont reprochés, notamment ceux concernant Geneviève Jeanson et Monsieur Y.

25 février 2002 Nouvelle rencontre entre Madame X et les Dr Gauthier et Mercure.

4 mars 2002 Le Dr François Gauthier dépose la plainte adressée au Comité de discipline du Collège des médecins du Québec. On reproche au Dr Duquette " d'avoir commis des actes dérogatoires à l'honneur et à la dignité de la profession médicale ». On y retrouve 14 chefs d'infraction concernant la prescription, l'administration ainsi que la conservation de médicaments. Quatre de ces chefs d'infraction impliquent des athlètes. Les autres touchent des patients «ordinaires» du Dr Duquette.

Août 2002 Pierre Foglia, chroniqueur à La Presse, apprend que le Dr Duquette doit passer devant le comité de discipline du Collège des médecins en février 2003. À ce moment-là, on se sait pas grand-chose de l'histoire. On met bout à bout certaines bribes d'information.

Début septembre 2002 Pierre Foglia rencontre le Dr Duquette à son bureau au sous-sol de son hôtel. Le Dr Duquette fanfaronne et tergiverse un peu. Il ne semble pas comprendre l'effet dévastateur des accusations portées contre lui (et, indirectement, contre Geneviève Jeanson). Puis, il lui raconte son histoire, le genre de médecine qu'il pratique, sa rencontre avec la cycliste.

Début octobre 2002 Une semaine avant les Championnats du monde sur route, Geneviève Jeanson apprend que le Dr Duquette est sous enquête et se rend compte qu'elle est mêlée à cette histoire.

Mi-octobre 2002 On a presque fait le tour de la question. On relit nos notes et à la question « Geneviève Jeanson est-elle une athlète dopée ? », on continue de répondre non. On décide de ne rien publier à ce moment, d'autant plus que le comité de discipline du Collège des médecins doit faire toute la lumière sur cette affaire à la fin février 2003.

27 décembre 2002 Le comité de discipline du Collège des médecins émet une ordonnance de non-publication du nom des patients dans le dossier disciplinaire du Dr Maurice Duquette. Depuis plusieurs semaines, l'avocat de Geneviève Jeanson, Me Alain Barrette, travaille activement à ce dossier.

3 février 2003 « Scandale dans le monde du sport » entend-on à la radio de Radio-Canada. Le journaliste Robert Frosi révèle qu'un médecin est accusé d'avoir prescrit de I'EPO à des athlètes et qu'une cycliste de grande réputation serait du nombre.

5 février 2003 Pierre Foglia publie le premier d'une série de trois articles où il raconte une partie de notre enquête, sa rencontre avec le Dr Duquette et ses réflexions sur l'entourage de la cycliste en question (à ce moment-là, on ne peut mentionner le nom de Geneviève Jeanson).

12 et 24 février 2003 Plusieurs requêtes sont présentées. D'une part, on souhaite faire lever l'ordonnance de non-publication; d'autre part, l'avocat de Geneviève Jeanson insiste pour que celle-ci puisse intervenir dans le processus même si elle n'est pas directement accusée dans la plainte du Collège des médecins.

7 novembre 2003 Me Alain Barrette envoie une lettre au Dr Maurice Duquette pour lui rappeler que l'enregistrement envisagé d'un plaidoyer de culpabilité était susceptible de causer des dommages importants à ses clients (Geneviève Jeanson et Monsieur Y) et de causer des torts irréparables à leur réputation et à leur carrière.

10 novembre 2003 À la surprise d'un peu tout le monde, Me Jean-François Lepage enregistre un plaidoyer de culpabilité sur tous les chefs d'infraction au nom de son client et en son absence. Une entente semble aussi avoir été conclue sur la sentence à imposer : quatre mois de radiation temporaire de même que certaines modalités à préciser.

11 novembre 2003 Coup de théâtre. L'avocat de Geneviève Jeanson tente par tous les moyens de déposer au Comité de discipline une lettre du Dr Duquette où celui-ci revient sur ses aveux concernant les chefs 9, 12 et 13. Le Comité la refuse. Me Barrette donne la lettre à tous les médias.

17 novembre 2003 Geneviève Jeanson sort de sa cachette. En conférence de presse, elle avoue être la cycliste de haut niveau dont on parle depuis presque un an. Pendant la quarantaine de minutes que dure cette rencontre avec les médias, Geneviève Jeanson répète inlassablement (15 fois) : « Je n'ai jamais touché à de l'EPO de ma vie. Je n'en ai jamais vu. On ne m'en a jamais donné ou proposé. »

Fin novembre 2003 Le Dr Maurice Duquette change d'avocat et confie à Me Guy Cournoyer, un réputé criminaliste montréalais de l'étude Shadley Battista, le mandat de le représenter.

22 mars 2004 Au nom de son client, Me Guy Cournoyer veut retirer le plaidoyer de culpabilité touchant les chefs 9, 12 et 13. Le Dr Duquette, son ex-avocat Me Jean-François Lepage et le Dr François Gauthier témoignent. Contre-interrogé par Me François Prévost, le procureur du syndic, le Dr Duquette cafouille à plusieurs reprises.

24 mars 2004 Me Guy Cournoyer et Me François Prévost ont présenté leurs plaidoiries devant les membres du comité de discipline du Collège des médecins. Au moment d'aller sous presse, leur décision n'est pas encore connue.

4 chefs d'infraction

9. Omettre de procéder à une investigation médicale appropriée en date du 20 décembre 1999 chez Monsieur Y avant de prescrire l'époétine comme traitement pour anémie par hémolyse, ce qui contrevient à l'article 2.03.18 du code de déontologie des médecins.

10. Remettre intempestivement, et contrairement aux données de la science médicale, le 15 août 2000, à la compagnie 0xymed, au nom de Madame X, une ordonnance sous forme de bon de commande permettant ainsi à cette dernière d'obtenir un système de raréfaction d'oxygène de composition domestique, ce qui contrevient aux articles 2.03.17, 2.03.21 et 2.03.23 du code de déontologie des médecins.

12. Négliger intempestivement, et contrairement aux données de la science médicale de référer en hématologie, pour la période du 21 septembre 1998 au l er juin 2001, la cycliste Geneviève Jeanson qui présentait, selon lui, une anémie par hémolyse, contrevenant ainsi aux articles 2.03.16 et 2.03.18 du code de déontologie des médecins.

13. Négliger d'inscrire au dossier médical de Geneviève Jeanson la médication administrée à cette dernière dont notamment de la Marcaine et de l'Eprex, cette médication ayant été administrée à une reprise comme test diagnostique contrevenant ainsi au Règlement sur la tenue des dossiers d'un médecin.

Les acteurs de l'affaire

Me François D. Samson
Me Samson est le président du comité de discipline du Collège des médecins. Il n'a pas eu la tâche facile au cours des derniers mois. Me François Prévost, le procureur du syndic, l'a ébranlé à quelques reprises en mettant en doute sa partialité. En fait, il lui a reproché sa trop grande patience avec Me Alain Barrette, l'avocat de Geneviève Jeanson. La présence de nombreux médias et les revendications de Me Marc-André Blanchard, qui représentait La Presse, The Gazette et la Société Radio-Canada, l'ont placé sur la sellette à quelques reprises.

Dr François Gauthier
Syndic du Collège des médecins, le Dr François Gauthier a mené l'enquête qui s'est soldée par une plainte contre le Dr Maurice Duquette.

Me François Prévost
Le procureur du syndic du Collège des médecins en mène large dans cette affaire. De toute évidence, les médias ne le dérangent pas... il a le sens de la formule et de l'à-propos. Faisant référence au chef d'infraction 13 de la plainte, il a déclaré devant la galerie que le Dr Duquette avait administré de l'Eprex à Geneviève Jeanson à plus d'une reprise. Une déclaration très importante dans le contexte. En mars dernier, il a complètement démoli le témoignage du Dr Duquette tout en l'écorchant au passage. Manifestement, il en ras le bol des ajournements et il a très hâte de présenter sa preuve.

Geneviève Jeanson
Elle ne comprend toujours pas ce qui lui arrive. Elle n'était pas au courant des accusations portées contre son médecin avant que le chroniqueur Pierre Foglia ne l'en informe personnellement. Elle était en furie lorsqu'elle a appris que le Dr Duquette avait plaidé coupable à tous les chefs d'infraction. Elle l'a appelé, l'a engueulé et est allée chercher chez lui la lettre où il renie son plaidoyer de culpabilité. En conférence de presse, quelques jours plus tard, elle n'a pas fait dans la dentelle, rejetant routes les accusations en bloc.

Me Alain Barrette
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'avocat de Geneviève Jeanson est tenace. Après avoir obtenu une ordonnance de non-publication, il a voulu être reconnu comme l'une des parties de cette cause. Son objectif: permettre à sa cliente d'être entendue et faire casser les chefs d'infraction. Mais ni le procureur du syndic, ni le président du Comité de discipline ne lui ont accordé ce droit. C'est lui qui a sorti la lettre que le Dr Maurice Duquette a envoyée à sa cliente pour lui répéter qu'il ne lui avait pas injecté de l'Eprex.

Daniel Larouche
Depuis la création de l'équipe Rona, il s'occupe des relations de presse. C'est lui qui a pris le n contrôle de l'information « quand il a vu le merdier dans lequel Geneviève Jeanson s'embourbait. Le long silence de la cycliste est sûrement relié à la façon de Daniel Larouche de voir les choses.

Dr Maurice Duquette
Orthopédiste travaillant à l'hôpital Fleury depuis huit ans, il est parfois appelé à témoigner témoigner en tant qu'expert devant les tribunaux. Sa spécialité ? Remplacer les hanches. Sa méthode ? Dans la pratique de ses chirurgies, le Dr Duquette privilégie le recours à l'autotransfusion, une approche peu employée dans ce domaine mais reconnue. L'EPO est alors utilisée comme stimulant pour relancer la fabrication de globules rouges du patient qu'on vient d'opérer.
Au Collège des médecins, on n'aime pas beaucoup le Dr Duquette. C'est un curieux personnage. « Extravagant. Extraverti. Un vrai fanfaron », insiste Pierre Foglia. Il est très à l'aise financièrement et ne connaît absolument rien au sport. En fait,il ne s'y intéresse même pas. Toutefois, il aime se pavaner au côté de Jeanson lorsqu'elle revient des Championnats mondiaux junior avec des médailles au cou.
Le Dr Duquette a témoigné devant le Comité de discipline afin d'expliquer la raison pour laquelle il avait viré son capot de bord au sujet de son plaidoyer de culpabilité. » Je voulais en finir avec cette saga devenue invivable », a-t-il avoué. Il n'a pas convaincu grand-monde. « Un témoignage rempli d'errance, filandreux et poreux «, a souligné à grands traits Me Prévost. « C'est un maniganceux », a conclu le procureur au sujet du médecin de 59 ans.

Me Guy Cournoyer
Il a remplacé le premier avocat du Dr Duquette, Me Jean-François Lepage. Celui-ci avait été désigné par la compagnie d'assurances du docteur. Criminaliste réputé, habile plaideur, Me Cournoyer a tout simplement souligné que le changement de plaidoyer du Dr Duquette « ne porterait préjudice à qui que ce soit. Me Prévost va pouvoir présenter sa preuve sans problème mais dans les circonstances actuelles, vous allez sanctionner quoi ? Il y a une non-reconnaissance des faits. »

Dr Pierre Blanchard
Il porte plusieurs chapeaux dans cette histoire. Il est le président de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), directeur adjoint de la Direction des études médicales des services au Collège des médecins et responsable des tests antidopage à l'Union cycliste internationale Il joue très low profile. D'une prudence de Sioux, il a tout de même accès à de l'information privilégiée. Si le Dr Duquette est coupable des chefs 12 et 13, sa fédération prendra des mesures à l'encontre de Geneviève jeanson.

Louis Barbeau
Directeur général de la FQSC et porte-parole officiel de la fédération dans ce dossier, il connaît très bien toute l'histoire puisqu'il travaillait sous les ordres de Pierre Thibault en 2001.

Me Marc-André Blanchard
Me Blanchard est l'avocat des médias. Il a déposé plusieurs demandes pour faire lever l'ordonnance de non-publication concernant les chefs d'infraction 9, 10, 12 et 13.

Madame X
C'est la cycliste qui a dénoncé le Dr Duquette auprès de la FQSC. Le Dr Duquette dit que c'est une vengeance de sa part parce qu'il lui a refusé une ordonnance qui lui permettrait de se procurer une tente hypoxique. Elle est touchée par le chef d'infraction 10. Une ordonnance de non-publication nous empêche de divulguer son identité.

Monsieur Y
Un entraîneur de haut niveau qui est touché par le chef d'infraction 9 de la plainte au Comité de discipline du Collège des médecins. Une ordonnance de non-publication nous empêche de divulguer son identité.

10 questions qui brûlent les lèvres

1. Pourquoi y-a-t-il eu une ordonnance de non-publication du nom des patients ?
C'est une pratique courante dans toutes les affaires de déontologie. Le nom des patients est tenu secret parce que ce ne sont pas eux qui sont accusés de malveillance ou de négligence. Par exemple, dans ce cas-ci, c'est le Dr Maurice Duquette. Qui plus est, plusieurs patients ne sont même pas au courant que leur nom apparaît dans la plainte.

2. Pourquoi Geneviève Jeanson a-t-elle attendu si longtemps avant de dire que la cycliste de haut niveau impliquée dans cette affaire, c'était elle ?
En conférence de presse, son avocat a affirmé qu'avant que Geneviève n'aille s'expliquer devant les médias, il voulait que sa cliente soit entendue par le Comité de discipline; il voulait aussi faire casser les chefs d'infraction. Même si les chances de réussite étaient vraiment très, très minces, l'entourage de Jeanson a voulu acheter du temps et a continué, comme c'est le cas depuis le début de sa carrière, de la couver et de faire semblant qu'il n'y avait rien là. Pourtant, le secret est rarement la meilleure solution. Parfois, au lieu de tuer la rumeur, le secret la fait gonfler. Surtout si l'on dit des choses quand on n'a plus le choix.

3. Qu'est-ce qui pousse le Dr Duquette à «protéger> Geneviève Jeanson ?
Le Dr Duquette a compris que les faits qui lui sont reprochés et qui concernent Geneviève Jeanson risquent de ruiner la carrière de la jeune femme. Ce n'est pas ce qu'il souhaite, lui qui a déjà versé 5000 $ à sa famille en 1999 lorsqu'il paradait à ses côtés. Il se rend peut-être compte aussi que quelques-unes de ses fanfaronnades sont allées un peu loin. Ne s'est-il pas vanté auprès de Madame X de pouvoir lui procurer de l'EPO pour l'aider à performer ?

4. Est-ce que le Dr Duquette est un «dopeur professionne»?
Absolument pas. I1 a de l'EPO il s'en vante mais il ne connaît absolument rien à son «utilité» dans le monde du sport. Ça ne veut pas dire qu'il l'utilise à bon escient. Ça veut juste dire que le dopage sportif, il n'en a rien à cirer. Fabriquer un champion ou une championne, il ne sait même pas ce que ça veut dire. On est très loin des médecins de certaines équipes professionnelles de cyclisme.

5. Pourquoi est-ce si important de savoir s'il y a eu une ou plusieurs injections d'Eprex par le Dr Duquette à Geneviève Jeanson ?
C'est d'une très grande importance. Administrée une seule fois comme test diagnostique, l'Eprex (EPO) n'a aucun effet sur les performances. Le produit est défendu par les autorités sportives, mais n'a aucun rapport avec quelque forme de dopage. Pour se doper à l'EPO il faut s'injecter des doses en respectant un cycle bien précis.

6. Pourquoi Me François Prévost n'a pas inscrit au chef 13 le fait qu'il détient la preuve que Geneviève Jeanson a reçu à « plusieurs reprises » de ['Eprex ?
C'est la question qui me chicote le plus dans toute cette histoire. Quand je l'ai questionné à ce sujet, Me Prévost m'a répondu qu'au moment de la rédaction de la plainte, son témoin principal ne devait pas se présenter devant le Comité de discipline. Or, Madame X, parce que c'est d'elle qu'il s'agit, a changé d'idée depuis. Pourquoi alors n'a-t-on pas changé la formulation du chef 13 comme on l'a fait dans le cas des chefs 1 et 9 ? Je me le demande encore.

7. Existe-t-il un lien entre cette affaire et le fait que Geneviève Jeanson n'ait pu prendre le départ de la course sur route aux Championnats mondiaux de Hamilton en octobre dernier ?
En théorie, non. N'empêche, Geneviève Jeanson n'a pas pris le départ de la course sur route à cause d'un taux d'hématocrite largement supérieur au taux permis, qui est de 47%. Par la suite, elle a expliqué que c'était peut-être à cause de l'utilisation abusive (3oo jours par année depuis cinq ans) de sa tente hypoxique. Mais, a-t-on besoin de le répéter, l'EPO a justement le même effet et est défendu.

8. Où était l'entourage de Geneviève Jeanson durant toute cette période ?
Il était autour d'elle, comme d'habitude. C'est justement ça le problème. Tout son monde était là. Ils l'ont foutue dans le cabinet d'un docteur qui a des méthodes (!) très particulières et quand ils se sont rendu compte du désastre, ils ont tergiversé et entretenu leur mystère plutôt que de dire au plus sacrant ce qui s'était passé.

9. Quelle sera la suite des événements ?
Au moment d'aller sous presse, on ne savait toujours pas si le Comité de discipline permettrait au Dt Duquette de retirer son plaidoyer de culpabilité pour les chefs 9,10,12 et 13. De toute façon, quoi qu'il advienne, le procureur du syndic la déposera sa preuve, probablement à l'automne. Et on se doute un peu de son contenu. Madame X viendra confirmer que le Dr Duquette lui a dit que Geneviève Jeanson prenait de l'EPO et un expert viendra expliquer en long et en large ce qu'il a vu dans son dossier médical qui provient du cabinet du DR Duquette. Notamment le taux élevé d'hémoglobines de certaines de ses formules sanguines.

10. Y a-t-il encore du gens qui croient la version des faits présentée par Geneviève Jeanson ?
Au moins deux personnes. Pierre Foglia l'a déjà écrit. Moi aussi, malgré tout ce qu'on en dit, je crois toujours en sa version des faits. Mais je précise : la sienne seulement. Pourquoi ? Parce que dans la vie, il y a des choses qui se règlent entre quatre yeux. Et j'ai eu l'occasion d'en jaser longuement entre quatre yeux avec Geneviève Jeanson.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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