13 août 2004

Place aux courses sur route

Pierre Hamel

L’épreuve phare de ce premier week-end olympique est la course sur route (hommes et femmes). Ça va suer à grosses gouttes au cœur d’Athènes.

Athènes – Vladimir Petsas, le responsable des compétitions cyclistes de ces Jeux, voulait un parcours sélectif en plein centre-ville. « Celui de Sydney était trop facile. J’en voulais un qui comporte certaines difficultés », a récemment déclaré Petsas. On peut, sans l’ombre d’un doute, lui dire mission accomplie.

Il y a quelques jours, les coureurs et les coureuses ont fait quelques tours sur le parcours. Un entraînement programmé sur un circuit fermé à toute circulation automobile. Certains ont été surpris. La colline du Lycabette n’est pas de tout repos. Elle est sinueuse, avec des dénivelés qui varient de 8 à 10 %. Et, comme les hommes boucleront le circuit à 17 reprises (224,4 km) et les femmes à neuf reprises (118,8 km), ça va être usant à la longue. Il faudra continuellement relancer la machine avant de basculer dans la descente de 2,5 km sur pavés. Et l’arrivée, avec ses virages à 90e et en légère montée, risque d’être rock’n roll.

Mais la plus grande difficulté de ce week-end sera évidemment la chaleur. Au moment d’écrire ces quelques lignes, au beau milieu de l’après-midi (le peak de température), ce n’est pas facile à supporter. Samedi, pour les hommes, nous serons à mi-parcours. Dimanche, les femmes auront déjà entendu le signal de départ. Et, comme le souligne la plupart des experts, un petit degré de déshydratation ou d’augmentation de la température corporelle s’accompagne d’une diminution significative de la performance, ça risque de tomber comme des mouches. Sortez les bidons!

Chez les hommes, nos prédictions tiennent encore la route (l’Italien Bettini, le Belge Van Petegem et l’Espagnol Freire). C’est sûr que les Espagnols ont un avantage marqué côté température et il ne faudrait pas se surprendre d’en voir quelques-uns (Astarloa ou Valverde) se faufiler dans le groupe de tête. Notre joker : le Kasakh Alexandre Vinokourov. Quant au Canada, il a un bel atout : l’Ontarien Michael Barry. En fin de contrat avec la US Postal, l’Ontarien (7e aux Championnats mondiaux l’an dernier à Hamilton) est en pleine forme et il a tout à prouver. La semaine dernière, il a terminé 6e au Tour du Danemark. On l’aime beaucoup. Un top 10 serait vraiment une très, très grande performance. Gord Fraser et Eric Wohlberg l’accompagnent.

De son côté, l’équipe féminine canadienne arrive d’un stage en France. Menée par Lyne Bessette, l’équipe – vous savez comme c’est important pour les filles! – est composée de l’Ontarienne Sue Palmer-Komar et de la Québécoise Manon Jutras. Bessette parle ouvertement depuis plusieurs semaines de chances de médailles pour l’une ou l’autre des membres de l’équipe. On en doute beaucoup mais un top 5 serait vraiment assez exceptionnel. Et notre petit doigt nous dit que c’est Palmer-Komar qu’on va retrouver pas trop loin du groupe de tête. Là aussi nos prédictions de départ n’ont pas changé (la Suédoise Ljungskog, la Russe Zabirova et l’Anglaise Cooke). Mais on ajouterait l’Espagnole Joane Somarriba.

Les citations du jour
«Des filles font deux fois ma taille. J’essaie de deviner quel sport elles pratiquent.»
Le Français Thomas Voeckler, porteur du maillot jaune au Tour de France, à propos de ses rencontres avec des athlètes au village olympique.(Journal L'Équipe)

«J’ai regardé des voitures sur Internet mais je n’ai encore rien trouvé d’intéressant. Peut-être que je serai dans une autre situation après les Jeux. Cependant, j’ai déjà acheté un vélo neuf. Je ne sais pas combien il a de vitesses mais vous pouvez dire à tout le monde que j’ai acheté un nouveau vélo.»
La Canadienne Perdita Felicien, Championne du monde aux 100 m haies

«Mon sport est clean.»
Samanta McGlone, triathlète, membre de l’équipe canadienne

«Nous avons obtenu 14 médailles aux Jeux de Sydney. Nous souhaitons évidemment égaler ce nombre et on espère le dépasser. Il y a une trentaine d’événements où nos athlètes sont parmi les 5 ou 6 meilleurs au monde.»
Nathalie Lambert, Chef de mission adjointe de l’équipe canadienne, à la conférence de presse de l'équipe canadienne

Roue Libre
Au pays de Maria Callas

• Ce n’est pas un hasard si les courses sur route de vélo se retrouvent le premier week-end de ces Jeux. Le parcours passe par la plupart des sites importants de la ville : la mairie d’Athènes, la place Kontzia, le Parlement, le Jardin national, l’Odéon d’Hérode Atticus et l’Acropole. Toute une vitrine pour une audience mondiale qui frôle le milliard de téléspectateurs.

• Vous avez entendu parler de Konstantinos Kenteris, cet athlète grec qui a remporté une médaille d’or aux 200 M aux Jeux de Sydney ? Vous savez celui qui ne s’est pas présenté à son test anti-doping… J’vous le dis tout de suite, ce n’est pas André Aubut son entraîneur !

• Toutes les méthodes sont bonnes pour s’acclimater à la chaleur. Les cavaliers ont trouvé des solutions ingénieuses (!) pour leurs chevaux. L’Allemande Salzgeber a mis Rusty sous solarium pendant 30 jours avant de venir à Athènes. Quant aux cavaliers britanniques, ils ont fait travailler leurs chevaux sous des tapis épais et ils les ont fait galoper dans une combinaison de cheval de police. Bonjour la police !

• Votre chroniqueur préféré sera à la cérémonie d’ouverture de ces Jeux d’Athènes. Dans les estrades évidemment. On vous en reparle.


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