7 octobre 2003

C'est un départ !

Pierre Hamel

Coup de départ officiel des Championnats mondiaux de cyclisme. Légère déception dans le camp de l’équipe canadienne.

Hamilton. Audrey Lemieux était confiante au départ du contre-la-montre individuel. Émilie Roy, l’autre québécoise inscrite à cette épreuve était beaucoup plus nerveuse. « Les Championnats mondiaux, c’est vraiment impressionnant », reconnaît la toute menue Émilie Roy.

Après 15 kilomètres, sur le circuit qui a couronné Audrey Lemieux en juin dernier, les deux jeunes femmes tenaient sensiblement le même discours. Lemieux (16e à 56 secondes de la gagnante, l’Allemande Bianca Knöpfle) était satisfaite de sa performance. « J’ai fait ce que j’avais à faire. J’aurais aimé terminer parmi les dix premières mais finalement je me suis améliorée par rapport à l’année dernière (22e). C’est correct. » Par contre, elle avoue qu’elle a trouvé ça plus difficile qu’aux Championnats nationaux.

Émilie Roy était aussi satisfaite de sa performance (18e à 59 secondes de la médaillée d’or). « J’ai trouvé la première côte un peu casse-pattes mais j’aurais peut-être pu en donner un peu plus dans cette bosse », explique celle qui revient au vélo après deux ans d’inactivité.

L’Allemande Bianca Knöpfle était vraiment dans une classe à part aujourd’hui. Elle a devancé la Néerlandaise Loes Markerink de tout près de 16 secondes et l’autre coureuse des Pays Bas de 31 secondes. Une trentaine de secondes séparent ensuite une quinzaine de coureuses dont Émilie Roy et Audrey Lemieux.

L’analyse
Audrey Lemieux n’a pas réalisé une grande performance. Sept secondes la séparent d’un top 10. Si on compare son temps (23m14s) à celui réalisé lors des Championnats canadiens (22m55s), sur le même parcours, on s’aperçoit que la jeune perle d’Alma aurait facilement mérité une place d’honneur avec un tel temps. Entre une 22e place l’an dernier et la 16e de cette année, la progression est bien mince. « J’ai vu beaucoup de petites choses à améliorer », a conclu l’entraîneur Éric Van den Eynde qui a suivi Lemieux lors du contre-la-montre.

Émilie Roy est à sa place avec cette 18e position. Elle a réduit d’une quarantaine de secondes son temps réalisé aux Championnats canadiens et diminué considérablement l’écart qui la séparait de Lemieux.

Moins d’une minute d’écart entre les deux Québécoises et la meilleure au monde, ce n’est quand même pas un désastre.

Les citations du jour
« Je n’ai commencé à m’entraîner qu’il y a trois semaines… J’ai participé aux Championnats mondiaux de vélo de montagne à Lugano. De plus, j’avais un nouveau vélo. » L’Allemande Bianca Knöpfle

« T’es pas obligée de dormir… Il faut juste que tu te reposes. » Éric Van den Eynde à Audrey Lemieux le soir avant la compétition.

« J’étais tellement fatiguée durant ces deux années que je ne pouvais même pas penser à me lever pour aller aux toilettes. » Émilie Roy, à propos de la maladie qui l’a tenue à l’écart de la compétition pendant deux ans.

« Faut que ça fasse mal pour aller vite… » Audrey Lemieux

Roue Libre
• Louis Bertrand est l’un des annonceurs de ces Championnats mondiaux. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est beaucoup moins volubile qu’à l’habitude. Faut dire que la ligne de conduite imposée par l'UCI est très stricte aux Championnats mondiaux. Malheureusement, la neutralité c’est bien drabe.

• Lors des Championnats canadiens, l’armée canadienne assurait une bonne partie de la sécurité. Il y a quelques semaines, on s’est aperçu que ça ne faisait pas partie de leur mandat.


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