22 septembre 2000

La fête chez les Australiens

Pierre Hamel

La dernière soirée au Vélodrome Dunc Gray était consacrée aux nouvelles épreuves inscrites à ces Jeux de Sydney. La course à l'Américaine et le keirin ont bien rempli leur mandat. On a eu droit à un très bon show. À l'Américaine, la paire australienne Scott McGrory — Brett Aitken a remporté une victoire amplement méritée. Soutenue par une foule très partisane — elle scandait son slogan favori «Aussie, Aussie, Aussie, Oi, Oi, Oi» — ils ont été de tous les coups et n'ont presque jamais laissé échapper de clients sérieux. Sauf à 32 tours de la fin (la course en comptait 240) lorsque le Suisse Bruno Risi a littéralement jailli du peloton telle une fusée. En moins de temps qu'il n'en faut pour crier «kangourou», le Suisse a creusé le trou (gruyère). À ce moment-là, mis à part l'équipe russe, pas une formation n'avait perdu un tour. Risi, de toute évidence, jouait un coup de poker. Tout pour le tour.

Malheureusement, son coéquipier, Kurt Betschart a vite frappé le mur et les Australiens, comme de véritables enragés, ont continué de se bagarrer. À l'avant-dernier tour, une vilaine chute impliquant le coureur britannique Bradley Wiggins a privé son équipe d'une médaille. Finalement, Aitken et McGrory ont devancé les Belges DeWilde et Gilmore, gagnants du dernier sprint, et la paire italienne composée de Marco Villa et Silvio Martinello.

La presse australienne était particulièrement heureuse de la victoire de Aitken et McGrory. Les deux avaient fait la manchette au cours des derniers mois a cause des malheurs qui ont frappé leur famille proche. L'un avait perdu son fils, pendant que l'autre apprenait que sa soeur était atteinte d'une grave maladie. C'était aussi la seule médaille d'or de ces Jeux à la dernière sortie de leur légendaire entraîneur, Charlie Walsh.

Au keirin, la finale a regroupé — mis à part les meilleurs Japonais qui se concentrent sur le très lucratif circuit nippon — la crème de la crème. Entre autres l'Australien Niewand, l'Américain Nothstein, l'Allemand Fiedler et les Français Rousseau et Fréderic Magne. Une finale toute propre ou Niewand — il remplacait à la dernière minute Daryn Hill — semblait le plus costaud. Mais, dans la dernière ligne droite, au grand dam de Neiwand, qui menait depuis un tour, et de ses supporters, Florian Rousseau a giclé du peloton et donné un dernier coup de rein fatal à l'Australien.

En l'emportant devant Neiwand et l'Allemand Fiedler, Rousseau a ainsi sauvé, in extremis, l'honneur de la fière équipe française. Même si elle n'a pas connu des Jeux à la hauteur de leurs attentes, la France entre au bercail avec 4 médailles d'or (deux à la super sprinteure Felicia Ballanger et deux autres à Rousseau [vitesse olympique et keirin] qui décroche aussi la médaille d'argent en vitesse).

Dans la course aux points chez les femmes, le spectacle a été plutôt moche. Peu d'attaques si ce n'est celle de la tenante du titre, la Française Marion Clignet, qui a essayé de gagner un tour seule et la «poursuite» de la médaillé d'or Leontien Zijlaard (Van Moorsel) qui lui a valu plusieurs points et la médaille d'argent. C'est finalement l'Italienne Antonella Bellutti qui a remporté la victoire finale grâce à son plus grand nombre de points accumulés dans les sprints.


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