20 septembre 2000

Dubnicoff éliminée !

Pierre Hamel

Surprise de taille lors des quarts de finale de vitesse chez les femmes. Tanya Dubnicoff a été éliminée en deux manches successives par l'Ukrainienne Iryna Yanovych. Dans l'enclos de l'équipe canadienne, après cette contre-performance inattendue, c'était la consternation. Les entraîneurs, qui avaient clamé bien haut et fort que cet affrontement ne serait qu'une formalité, avaient tous des faces de Carême. Dubnicoff, qu'on a pourchassé pendant plus de 50 minutes avant qu'elle n'accepte de livrer ses commentaires, n'en revenait pas. «Qu'est-ce que vous voulez que je vous dises, j'ai perdu... Pourtant, je n'ai jamais été aussi relaxe. Pour nous, c'était le scénario idéal. À un moment donné je me suis dit "let's go legs" mais elles n'ont pas suivi.»

Les deux manches se sont déroulées exactement de la même façon. Dans le dernier tour, Yanovych a pris les devants pendant que Dubnicoff se tenait à une distance respectable. À environ 150 m du final, la manitobaine s'est collée à l'Ukrainienne et a tenté de la déborder dans le dernier virage. Peine perdue. Yanovych, que Dubnicoff avait pourtant devancé de tout près 1/2 seconde lors des qualifications, n'a eu aucun mal à franchir première la ligne d'arrivée. «C'est une coureuse que je n'avais jamais beaucoup vu lors d'autres compétitions, a expliqué Dubnicoff mais je n'aurais jamais du perdre contre elle. D'autant plus que je suis une des plus expérimentées du groupe.»

Eric Van den Eynde, l'un des entraîneurs de l'équipe canadienne, n'a pas caché qu'il comprenait mal ce qui s'était passé. «Des fois, quand on pense que ca va être ben facile, on se concentre moins. Mais, je crois surtout que Tany a choke», a conlu le Québécois, responsable du Centre d'entraînement à Bromont. On a plutôt l'impression que Dubnicoff a été obnibulée par l'optimisme débordant de son entourage. Dès les qualifications, Kurt Innes, son entraîneur, voyait déjà sa protégée en demi-finale contre la Russe Grichina. Et comme la Russe n'a jamais battu Dubnicoff, on laissait sous-entendre que ce serait une belle finale entre Ballanger et la manitobaine. On a juste oublie qu'il faut gagner les premières manches avant de penser à la finale. Et qu'un sprint, ça ne se gagne pas toujours au coup de pédale. Parfois, c'est dans la tête que ça se passe! Dubnicoff, dont c'est peut-être le dernier tour de piste, a donc été un peu beaucoup victime de sa propre attitude. À force de cracher en l'air... Les autres favorites dans ce tournoi ont passe à la demi-finale. La Française Felicia Ballanger fera face à l'Australienne Michelle Ferris - celle-ci a profité de la disqualification de la Vénézuélienne Larreal pour y accéder - dans ce qui sera sans doute la véritable finale pendant que la Russe Grichina et l'Ukrainienne croiseront la «faucille» dans l'autre demi-finale.

Chez les hommes, on devrait assister à tout un show. Les deux Français, Florian Rousseau et Laurent Gane, deux coqs un tantinet baveux, vont régler leurs comptes dans une demi-finale. Rappelons que Gane avait causé toute une surprise en détronant Rousseau de sa couronne mondiale l'an dernier. L'autre demi-finale ne sera pas en reste non plus. L'Allemand Jens Fiedler et le sculptural Américain Marty Nothstein vont en découdre sur trois tours. Une bataille bien spéciale parce que l'Américain n'est pas reconnu pour sa grande force tactique tandis que Fiedler connait tous les trucs du métier.

Un record fabuleux
La finale de la poursuite par équipe a été tout simplement époustouflante. L'équipe ukrainienne, qui avait battu le record du monde en sortant la France en demi-finale, affrontait la puissante formation allemande. Celle-ci était composée, entre autres, des médaillés d'or et d'argent en poursuite individuelle, Robert Bartko et Jens Lehman. Quel spectacle! Poussé par les Ukrainiens, le quatuor allemand a réalisé une performance au niveau de la mer qu'on n'aurait jamais cru possible il y a quelques années. Dans des conditions parfaites - il faisait très chaud - les Allemands ont pulvérisé la mythique marque du 4 minutes: 3m59s710. In-cro-ya-ble. Sur la piste et aux alentours, c'était la stupéfaction. Un record qui n'a pas fini de faire jaser. Jens Lehmann, l'un des membres de ce team extra-terrestre, a même ajouté le plus sérieusement du monde: «C'est la première fois qu'on court les quatre ensemble.»

Ah Come on les gars...


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