19 septembre 2000

Ça sent la médaille !

Pierre Hamel

La manitobaine Tanya Dubnicoff a été très expéditive lors de la 1/8 finale du tournoi de vitesse. Comme prévu, elle a battu facilement l'Allemande Kathrin Freitag et a rejoint toutes les grosses pointures (la Française Ballanger, l'Australienne Ferris et la Russe Grichina) en quarts de finale. L'entourage de la Canadienne — on n'a pas tellement le choix puisque Madame ne parle pas aux journalistes — est très confiant quant à la suite des événements. En quarts de finale Dubnicoff affronte l'Ukrainienne Iryna Yanovych et l'entraîneur de l'équipe canadienne Eric Van den Eynde croit que ce sera un jeu d'enfant. «Au niveau mondial, il y a une très grosse différence entre les meilleures au monde et les autres. Tanya fait partie de la première catégorie avec les Ballanger Grichina et Ferris.» Si tout se déroule comme prévu, Dubnicoff pourrait disputer la demi-finale à la Russe Grichina. Or, la manitobaine l'a déjà battue à quelques reprises lors de récents tournois de vitesse. Un avantage psychologique certain.

Chez les hommes, les meilleurs ont aussi passé le cap des 1/8 de finales sans coup ferir. L'Allemand Jens Fiedler, l'Américain Marty Nothstein et les Français Florian Rousseau et Laurent Gane, tous champions du monde au cours des récentes années, n'ont pas eu à pousser très fort pour sortir leurs opposants. Mais les manches impliquant les Australiens Sean Eadie et Darryn Hill ont été disputées à un rythme d'enfer — celui de la foule — et ont donné lieu à quelques échanges musclés. On a l'impression qu'on risque d'assister à de véritables guerres psychologiques et physiques au cours des prochains jours.

En poursuite par équipe, cette magnifique discipline ou les quatres coureurs se relaient comme des métronomes sur 4000m, l'Allemagne, la France, l'Ukraine et la Grande-Bretagne ont atteint le carré d'as. Les formations de la Grande-Bretagne et de l'Ukraine ont même rejoint l'équipe russe et hollandaise dans leurs manches respectives. Particulièrement humiliant dans un tournoi de ce calibre. Une bataille de titans à prévoir entre les Allemands et les Ukrainiens. Et surtout, il ne faudrait pas oublier les Anglais qui sont l'équipe cendrillon de ces Jeux de Sydney.

Pour couronner cette soirée relativement tranquille, la reine Leontien (Van Moorsel) a littéralement décapité la Française Marion Clignet, championne du monde en titre, à la poursuite individuelle. Dès le signal de départ, la puissance de la Hollandaise ne laissait planer aucun doute. Après trois tours de piste, Leontien possédait une avance de 1.5s sur Clignet. Un coup de pédale fluide, une position parfaite. Et un «look» d'enfer. Vive la Reine !


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