23 juillet 2004
VAL-D'OR - Éric Boily a fait exploser la Cité de l'or, hier matin, quand il a dominé outrageusement le contre-la-montre individuel dont le départ a été donné dans l'ancienne mine Lamaque à 270 pieds sous terre.

Boily, de la formation du Québec, a littéralement survolé les 13,9 kilomètres en un temps de 20 minutes et neuf secondes.
Adam Switters, de l'équipe des États-Unis, a terminé à 28 secondes de Boily, ce qui représente une année-lumière compte tenu de la courte distance.
Comment expliquer pareil écart ?
« C'est de la frustration refoulée depuis quelques jours, a déclaré Boily. J'étais très déçu d'avoir chuté mercredi soir, et le comportement de certains Américains qui se considèrent les meilleurs me fait rager. »
Le Québécois est sorti le deuxième plus rapide de la mine, huit secondes derrière Switters, et il a négocié le circuit très technique de façon parfaite pour combler son retard.
« C'est la plus belle course de ma vie; je viens de gagner une étape de la Coupe du monde », n'a cessé de répéter le cycliste de Saguenay à ses coéquipiers.
Boily a terminé sa course alors qu'il restait encore 25 cyclistes à faire leur entrée, mais des jeunes Valdoriens l'avaient déjà déclaré vainqueur car ils étaient nombreux à lui demander son autographe.
La plus grande performance québécoise
Le directeur sportif, Sébastien Lefebvre, ne tarissait pas d'éloges sur le vainqueur.
« C'est formidable, c'est la plus grande performance d'un Québécois que j'aie vue au Tour! », a louangé celui qui en est pourtant à sa 13e présence en Abitibi.
Les Hot Tubes auraient bien aimé que leur leader, Zach Taylor, profite de cet exercice pour augmenter son avance dans la course au maillot brun, mais c'est un autre Zach, Bolian celui-là, qui est monté sur la troisième marche du podium en vertu de son chrono de 20 minutes 41 secondes.
Taylor n'a pu faire mieux que la cinquième place, à 38 secondes de Boily.
Le Tour conserve son statut de Coupe du monde
Par ailleurs, malgré le forfait de trois pays, le Tour de l'Abitibi a conservé son statut d'étape de la Coupe du monde.
Le directeur général, Claude Pagé, a connu une dernière fin de semaine très mouvementée quand il a appris, à quelques jours du début de l'événement, que les équipes de la Mongolie, du Mexique et des Antilles ne viendraient pas en Abitibi.
Selon les règles de l'Union cycliste internationale (UCI), huit pays doivent être inscrits à une compétition pour qu'elle soit admise au calendrier de la Coupe du monde. Comme les pays mentionnés ci-dessus avaient déjà expédié leur bulletin d'engagement, le Tour ne perdra pas son statut, même si seulement six pays sont représentés à Val-d'Or.
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