26 juillet 2003
VAL-D'OR - Léquipe française avait menacé de quitter le Tour, jeudi matin, mais elle a bien fait de rester, car elle a réussi à placer deux coureurs sur le podium, hier, lors de la sixième étape, en plus de permettre à son leader Anthony Jaunet de s'approcher du maillot brun, toujours détenu par Kevin Lacombe.

Kai Reus, que l'on n'avait pas vu de la semaine, a fait comprendre pourquoi il occupe le deuxième rang du classement de la Coupe du monde.
Le Néerlandais a remporté l'épreuve de 116,4 kilomètres en un temps de deux heures 44 minutes 57 secondes.
Il a attaqué dans le dernier tour pour finalement devancer le Français Mathieu Chiocca de deux secondes, alors que le peloton, avec Jaunet en tête, arrivait sept secondes plus tard.
Jaunet à 15 secondes
Avec les bonifications accordées pendant la course, Jaunet n'est maintenant plus qu'à 15 secondes de Lacombe pour le titre.
« J'ai grugé cinq secondes et c'est en continuant comme cela qu'on va arriver à le rejoindre », a déclaré Jaunet, qui n'était pas très triomphant.
S'il a grugé des secondes, Jaunet et son équipe en ont par contre laissé filer plusieurs. Eux qui avaient annoncé, jeudi, qu'ils seraient de tous les sprints de bonification n'ont tout simplement rien fait lors des deux derniers.
Bien sûr, ce n'était pas à eux de travailler pour rejoindre la belle échappée de trois cyclistes formée au 65e kilomètre, échappée qui ne représentait aucun danger pour le classement, mais, en les laissant filer, les Français n'avaient aucune chance d'amasser les précieuses secondes associées aux deux derniers sprints.
Dans le fief de Lacombe
Le départ a été donné devant la cathédrale Sainte-Thérèse, dans le fief de Lacombe. Et on aurait dit que tous les saints se déchaînaient quand les éclairs ont illuminé le ciel et qu'un gigantesque coup de tonnerre a failli enterrer le coup de revolver.
De nombreux parents et amis étaient venus accueillir Lacombe, sans oublier Maxime Flingou, de Gervais-Rioux-Medico, mais la pluie et de forts vents ont gâché la fête.
Plusieurs cyclistes ont été en grande difficulté dès le début et le peloton ressemblait à un beau chapelet tellement il était étiré.
Lacombe a commencé à craindre pour son maillot à une dizaine de kilomètres de Val-d'Or.
« J'ai dit aux gars qu'il fallait y aller », a raconté celui qui a complété la course dans le peloton.
Un mois de repos
Et avec l'aide des Français, les Québécois ont tiré le peloton.
Le trio de meneurs est entré dans la ville avec une avance d'une minute, qui a fondu comme neige au soleil quand Lacombe a encore une fois ramené le peloton parce qu'il trouvait que les choses avaient assez niaisé.
Pour revenir à Reus, il a déclaré qu'il n'était pas encore au sommet de sa forme, lui qui a pris un mois de repos avant d'arriver en Abitibi.
« La forme revient peu à peu et je peux faire encore mieux », a-t-il déclaré avec un beau sourire.
Le départ de la septième étape, d'une distance de 102,7 km, sera donné aujourd'hui dans l'enchanteur village de Preissac.
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