25 juillet 2003

Coup de grisou à Val-d'Or

Les Français, la mine basse, menacent de quitter le Tour

VAL-D'OR - Un coup de gisou est survenu, hier après-midi, à la conclusion de l'étape signature du Tour de l'Abitibi, lorsque les Français ont menacé de partir après qu'un malentendu soit survenu dans le chronométrage du contre-la-montre individuel, dont le départ est donné à 381 mètres sous terre.

Après plusieurs minutes d'incertitude et de contradictions, les officiels ont ajouté une minute au chrono du Français Anthony Jaunet.

Selon le temps officieux affiché sur le tableau, Jaunet avait franchi les 12,9 km de la quatrième étape en 17 minutes 59 secondes.

Les Français, avec à leur tête l'entraîneur Antoine Jean, ont quitté la Cité de l'Or le sourire aux lèvres, heureux d'avoir ravi le maillot brun.

Mais à la suite d'une réclamation de la formation néerlandaise, on a constaté l'erreur.

Pendant que la chronométreuse, Hélène Soulard, expliquait la situation à Jean, Jaunet est arrivé sur les lieux et le jeune homme n'a pas apprécié, mais pas du tout, la version de l'officiel.

« On n'est pas fichu de nous inviter au Québec si on n'est pas fichu de chronométrer une course », a lancé Jaunet, avant de tourner les talons.

Jean a renchéri.

« On nous prend une minute comme cela... Je vais discuter avec mes cyclistes et ce sont eux qui vont décider si on reste ou si on part », a vociféré l'entraîneur français.

Ce qui a rendu les Français encore plus furieux, c'est que le chrono personnel de Jaunet affichait 18min 4s à la conclusion de l'épreuve.

« Il peut y avoir une différence d'une dizaine de secondes; mais comment expliquer un écart d'une minute? » a questionné Jean.

Lacombe en brun
Le malheur des uns fait le bonheur des autres : le déclassement de Jaunet a permis à Kevin Lacombe de reprendre le maillot brun après avoir pris le deuxième rang en 18min 34s, 13 secondes derrière Steven Cozza, des États-Unis.

Matt Crane, de Hot Tubes, a fini troisième en 18min 38s.

Jaunet a finalement été relégué au neuvième rang.

« Tant qu'à perdre le maillot, c'est aussi bien que ce soit Kevin qui le reprenne », a indiqué le Québécois Raphaël Tremblay, qui avait lui-même ravi le maillot de meneur à son coéquipier, mercredi soir.

Lacombe, toujours aussi calme, affichait un beau sourire lorsqu'il a appris la nouvelle.

« C'est super, ça n'aurait pas été grave si Raphaël l'avait conservé, mais on voulait le garder dans l'équipe », a déclaré le cycliste d'Amos.

Lacombe est certainement celui qui a grimpé le plus souvent la rampe souterraine longue de 571 mètres, lui qui en est à sa deuxième année au Tour, sans oublier qu'il est la vedette du film annonçant la spectaculaire épreuve.

« J'ai mal réparti mon énergie et j'ai trouvé que la rampe était beaucoup plus glissante », a-t-il dit.

Il s'est quand même bien débrouillé, puisqu'il est sorti de la mine après une minute 17 secondes, neuf secondes derrière le Belge Jurgen Roelandts.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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