30 septembre 2003

Le Grand Prix féminin
a livré la marchandise

Le premier Grand Prix féminin international du Canada est maintenant chose du passé au Saguenay Lac-St-Jean, mais l'engouement affiché la semaine dernière montre que cet événement pourrait revenir au calendrier en 2004.

Commentaire
Fernand Bélanger

Quelques conditions devront cependant être remplies afin que cette épreuve soit de retour, principalement au chapitre du calendrier et du financement.

La meilleure occasion pour le comité organisateur se situe du 9 au 13 juin. Les cyclistes seraient déjà en Amérique du Nord depuis la fin mai pour la Coupe du Monde à Montréal, le Tour du Grand Montréal et la Classique de Philadelphie.

Le cyclisme féminin aurait donc droit à une présence médiatique soutenue pendant une période de plus de deux semaines.

Ces dates s'imposent aussi parce que le Grand Prix cycliste de Beauce aura eu lieu du 15 au 20 juin et les commissaires de vélo sont majoritairement les mêmes d'une compétition à l'autre.

Le financement du comité organisateur devra aussi être une chose réglée rapidement, de manière à pouvoir se concentrer sur certains aspects de son fonctionnement à peaufiner.

La tenue de l'événement la semaine dernière a démontré que les parcours sont très intéressants et constituent un excellent défi pour l'élite du cyclisme international. Le regroupement des athlètes à un seul site, appelé pour l'occasion le village du vélo, a aussi été une belle trouvaille.

Le Grand Prix féminin risque toutefois de ne pas compter sur un aussi fort contingent d'équipes européennes, mais pourrait voir augmenter le nombre de formations americaines et canadiennes, en raison de l'annulation de la Classique Hewlett-Packard, la plus prestigieuse cours par étapes aux États-Unis.

Le Grand Prix féminin, on l'a vu dans la MRC de Brome-Missisquoi de 1998 à 2001, représente une belle vitrine pour les athlètes d'élite. Il constitue aussi une bonne manière de préparer la relève et cette optique ne doit pas être perdue de vue.

Un autre aspect dont-il faut ténir compte est le fait que le cyclisme féminin a été touché par d'autres annulations en 2003, dont le Tour d Willamette aux États-Unis (en avril) et le Tour de Suisse (en septembre).

De plus, le Tour de Hollande (septembre) a été tenu sans commanditaire cette année tandis que l'avenir de la Grande Boucle féminine en France (en août) est incertain.

Le Tour de l'Aude, remporté fois par Lyne Bessette et Judith Arndt au cours des cinq dernières années, est en train de devenir la référence en cyclisme féminin et précède immédiatement la Coupe du Monde à Montréal.

Dans ce contexte, il y a de la place pour le Grand Prix féminin international du Canada à mi-chemin de la saison, après le début de campagne marqué par plusieurs épreuves, notamment en Australie, en Californie et en Europe.

Il s'agit donc d'un dossier à suivre puisque le calendrier de l'Union cycliste internationale pour l'année suivant est habituellement connu en novembre.

La Bessettemania fait des ravages
Dans un autre ordre d'idées, il faut souligner la belle troisième place de Lyne Bessette, et ce, trois semaines seulement après une fracture de la clavicule.

L'athlète de Knowlton a été une ambassadrice hors-pair pour son sport, autant par son comportement sur la route que dans ses relation cordiales avec le public, multipliant les séances d'autographes, tout en faisant face à de multiples demandes d'entrevues des médias écrits et électroniques.

Lyne Bessette a bâti un bon capital de sympathie par sa présence au Saguenay Lac-St-Jean, tout en offrant une performance fort tenace malgré une épaule amochée. L'hebdomadaire Progrès-Dimanche y allait d'un titre fort révélateur : «Vive la Bessettemania !»

L'absence de Geneviève Jeanson a par ailleurs été perçue par les bénévoles comme un camouflet et un manque de reconnaissance.

Les gens du Saguenay Lac-St-Jean ont vécu ce que les bénévoles de MRC Brome-Missisquoi avaient connu lors de l'absence de Jeanson en 1999 et 2000.

Un dernier mot enfin pour rappeler que le Grand Prix féminin a eu lieu au Saguenay Lac-St-Jean, parce que le projet de Transocéane, qui devait précéder cette année les championnats mondiaux, a été annulé, en raison d'un financement insuffisant en subventions.

Les retombées économiques d'environ 500 000 $ sont donc allées à un autre région. Il y a des leçons importantes à tirer pour ceux qui n'ont pas appuyé la Transocéane.

À bon entendeur, salut!


nouvelles achat & entretien rouler au Québec hors Québec sécurité course cyclos montagne industrie quoi d'autre ?

Page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

veloptimum.net