24 octobre 2011

Contrer le dopage : plus de tests et les ressources policières envisagés

L’univers cycliste québécois est entaché depuis les cas dévoilés de dopage de Miguel Agreda Rojas et Arnaud Papillon, deux membres de l’équipe Garneau-Club Chaussures-Norton Rose. Les principaux acteurs de la région se sont réunis cet avant-midi afin de démontrer leur volonté à promouvoir le sport au naturel et tenter d’enrayer le dopage.

Isabelle Chabot

Dépister les tricheurs afin de les écarter des vrais athlètes. Il s’agit du message véhiculé lors de la rencontre de presse organisée par Louis Garneau. Appuyé de cyclistes et de membres influents de la communauté, l’homme d’affaires et ex-cycliste olympique a réitéré sa conviction qu’il est possible d’être professionnel dans ce sport sans drogue. « On va faire des tests antidopage, je vais les payer de ma poche parce que le Centre canadien de l’éthique dans le sport (CCES) n’a pas tous les moyens et le temps de venir tester », a certifié M. Garneau. Il ajoutera également une clause dans le contrat des membres de l’équipe imposant une amende de 10 000$, en plus de l'éjection du membre fautif Garneau-Club Chaussures-Norton Rose, une règle déjà en cours.

La prochaine étape serait, selon Louis Garneau, de confier l’affaire aux autorités policières. « Il y a des pushers, il a un système sur Internet, soutient-il. […] J’ai entendu qu’il y a des noms qui circulent par rapport à des pushers qui fournissent de la drogue à des jeunes et ce n’est pas seulement dans le vélo. »

L'objectif est de faire peur aux utilisateurs de produits dopants. La Fédération québécoise des sports cyclistes débloquera un budget spécial afin de donner un nouvel envol à la campagne de promotion sur le sport propre et d'effectuer des tests. En ce qui a trait à la prévention, des actions ont été posées notamment en 2006 avec Roulez gagnants au naturel. De nouveaux porte-parole pour cette campagne seront identifiés. « Je me rends compte [que les actions posées] ne sont pas suffisantes. Il faut identifier la provenance [des drogues]. Ils doivent être débusqués et écartés du sport », a déclaré le directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes, Louis Barbeau, ajoutant qu’il est prêt lui-aussi à collaborer avec la Gendarmerie Royale du Canada s’il le faut.

De juillet 2010 à juin 2011, le CCES a complété 3733 tests urinaires et 593 tests sanguins. De ce nombre, 88 examens sanguins ciblaient les cyclistes ce qui équivaut, selon M. Barbeau, à 20% de tous les tests sanguins, tous les sport confondus.

En plus de Joakim Albert et Rémi Pelletier-Roy, David Veilleux a joint sa voix aux athlètes présents. « Il est possible de courir de façon professionnelle et propre », a fait valoir le cycliste originaire de Cap-Rouge. Ce dernier est sûr que les méthodes utilisées permettront de mieux informer et sensibiliser les jeunes cyclistes.

Craintes de perdre des commanditaires
Comme pour éteindre un feu difficilement contrôlable, un message se voulant rassurant a été livré aux partenaires commerciaux. « C’est important que ces événements passés ne fassent pas en sorte que nos commanditaires se retirent », a mentionné Denis Lévesque du Tour de Beauce.

Le dévoilement de cas de dopage crée des remous au sein de la communauté cycliste. Louis Garneau a d’ailleurs critiqué l’ampleur médiatique que l’affaire a prise ces derniers jours. « Je suis une marque de commerce. Je trouve ça décevant d’avoir été traité [comme ça]. Je n’ai pas aimé que les gens portent un doute », a-t-il déclaré en réaction aux événements des derniers jours.


nouvelles achat & entretien rouler au Québec hors Québec sécurité course cyclos montagne industrie quoi d'autre ?

Page mise en ligne par

Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

veloptimum.net