12 octobre 2005

Merckx défend Armstrong

Malgré les multiples affaires de dopage et le sondage paru cette semaine dans L'Equipe, qui associait, dans l'esprit des gens, le cyclisme à du dopage, Eddy Merck continue de défendre bec et ongles son sport et notamment Lance Armstrong. Dans une interview accordé ce mercredi au quotidien sportif, il considère que le phénomène du dopage n'est pas nouveau, il existait déjà à son époque : « C'est malheureux mais pas nouveau, affirme-t-il. Depuis plus de trente ans, le cyclisme est une bête noire, une sorte d'exutoire pour l'ensemble de la presse. On peut bien sûr l'expliquer. »

Pour l'ancien quintuple vainqueur du Tour de France, le dopage est avant tout d'ordre économique : « Il est d'ordre économique, précise-t-il. De nombreuses affaires sont orientées, les médias font de l'audience, les laboratoires, l'industrie pharmaceutique en tirent des profits conséquents, de la publicité. Le dopage rapporte. Et c'est un aspect dont il faut tenir compte. Ceux qui investissent dans des machines servant à contrôler veulent les faire tourner. Ne serait-ce que pour les rentabiliser. »

Concernant l'affaire Lance Armstrong, Merck reste fidèle à sa ligne de conduite depuis plusieurs années et se range toujours du côté du Texan. Il émet des doutes sur la fiabilité des analyses pratiquées par le laboratoire français : « Je peux comprendre qu'un journaliste publie l'information, mais j'ai des doutes sur le labo, affirme-t-il. Et je m'interroge. Pourquoi Armstrong, seulement lui et pas les autres ? Pourquoi le cyclisme et pas les urines des footballeurs français de la Coupe du monde 1998 ? »

Selon lui, l'affaire Armstrong a une fois de plus jeté le discrédit sur la lutte antidopage en France : « Je reviens des États-Unis. Le patron de Nike, Phil Knight, a tenu des propos très durs, très polémiques envers le labo et les Français. Les Américains sont furieux. J'en ai vu avec des tee-shirts barrés de slogans antifrançais où l'on peut voir des grenouilles (figure parodique du Français dans le monde anglo-saxon) étouffées par le drapeau texan. »

Interrogé sur la question de savoir s'il est possible de gagner le Tour de France sans se doper, Merckx n'a en effet aucun doute : « Je ne peux pas le démontrer scientifiquement, mais je veux croire qu'il est toujours possible, bien sûr, de gagner un grand Tour sans se doper. Si on pense le contraire, alors, mieux vaut arrêter le sport. »

Et l'ancien champion de conclure : « J'ai toujours idéalisé le cyclisme, admet-t-il. Je continuerai à le faire et, franchement, je ne crois pas qu'il soit menacé. Je veux y croire. À une époque où le sport encombre nos écrans de télévision, où le public aurait toutes les raisons d'être saturé, il y a toujours autant de monde sur le bord des routes, je reste donc optimiste. »


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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