9 septembre 2005

Affaire Armstrong : l'UCI attaque
l'Agence mondiale antidopage

PARIS (AFP) - L'Union cycliste internationale (UCI) a enfin pris position vendredi sur l'affaire Armstrong, se refusant à condamner sans preuves le coureur américain et mettant en cause directement l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Plus de deux semaines après les révélations par le journal L'Equipe que des échantillons d'urine de Lance Armstrong prélevés pendant le Tour de France 1999 contenaient de l'EPO, l'UCI a fait connaître sa position : l'organisme dirigeant du cyclisme exclut toute sanction contre Armstrong, s'attache avant tout à dénoncer le journal qui a publié ces résultats d'analyse, et à rechercher les "coupables" de la fuite, en pointant du doigt l'AMA.

L'UCI a développé son argumentaire dans un communiqué publié vendredi, d'où ressortent les quatre points suivants :

1/ Sur le fond, c'est-à-dire les accusations de dopage contre le septuple vainqueur du Tour de France, l'UCI ne dispose pas pour l'instant des informations nécessaires pour émettre un jugement.

2/ Quoiqu'il en soit, Armstrong ne pourra en aucun cas être sanctionné, dans la mesure où les analyses de laboratoire révélées par L'Equipe ne répondent pas aux protocoles de la lutte antidopage, ce qui est vrai.

3/ La publication dans la presse de résultats d'analyses, sans l'accord des coureurs, est un viol flagrant du principe de confidentialité, "sans aucun respect de l'éthique et de la sphère privée des coureurs."

L'UCI, dans son communiqué, "confirme son engagement dans les investigations visant à découvrir pourquoi et comment la presse a pu avoir accès à ces informations confidentielles."

4/ "L'UCI, poursuit le texte, regrette également, une fois de plus, que le président de l'AMA, Richard Pound, ait exprimé des conclusions hâtives sur la base d'un article de presse."

M. Pound avait déclaré le 5 septembre : "Après avoir vu tous les documents de cette affaire, je vois une très haute probabilité qu'il y ait eu une activité de dopage."

"L'UCI exprime enfin le souhait que les gouvernements, les autorités sportives et les organisations antidopage (...) s'interrogent sur les sanctions qui pourraient être adoptées si des infractions, de la part de l'un de ces organismes, devaient être découvertes".

Vendredi matin, le président de l'UCI Hein Verbruggen avait indirectement accusé l'AMA d'avoir rendu public les analyses controversées. M. Pound, le président de l'AMA, "met l'attention sur Armstrong et il a intérêt à le faire pour ne pas que l'attention se porte sur l'AMA et son rôle joué dans cette affaire", avait-il déclaré dans une interview au Figaro.

Les analyses citées par L'Equipe le 23 août ont été réalisées fin 2004 sur des échantillons d'urine prélevés pendant le Tour de France 1999. Le laboratoire les a effectuées dans le cadre d'une recherche scientifique, et non dans le cadre d'un contrôle antidopage formel. Leurs résultats auraient dû rester confidentiels. Il n'existe en outre aucun d'échantillon de réserve pour une éventuelle contre-expertise.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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