26 août 2005

Avec l'affaire Armstrong,
les piques contre les Français
sont de retour

WASHINGTON ( - Avec les accusations de dopage portées en France contre le cycliste américain Lance Armstrong, les piques aux Etats-Unis contre les Français "jaloux" montrent que les divergences entre Paris et Washington sur l'Irak en 2003 restent très présentes dans les mémoires.

"Lance contre la France", titrait jeudi la chaîne de télévision CNN pour annoncer l'entretien exclusif accordé par le sportif au présentateur vedette de la chaîne, Larry King.

Après avoir mis en doute les accusations du quotidien français L'Equipe affirmant qu'il a utilisé une substance illégale en 1999, Armstrong, véritable héros national aux Etats-Unis, s'en est pris plus généralement à la France et aux Français, jaloux, selon lui, de son succès.

"Si vous tenez compte des relations entre les Américains et les Français actuellement, évidemment ces relations sont tendues. Il ne faut pas oublier que tout a commencé en 1999 quand j'ai gagné mon premier Tour (de France)..., beaucoup d'insinuations, de journalisme visqueux", a-t-il affirmé.

"Le cyclisme en France est dans une de ses périodes les plus plates", a-t-il souligné pour persuader ses partisans de la jalousie des Français. "C'est une longue histoire d'amour-haine entre les Français et moi", avait-il dit mercredi.

Venant d'un journal français, les accusations de dopage ont été traitées avec circonspection par les médias américains. Le quotidien USA Today ne s'est pas privé de pointer du doigt les Français qui "n'ont jamais pu accepter que leur sport favori soit dominé par un Américain, un survivant du cancer".

Mais ce n'est pas forcément l'"union sacrée" derrière le champion aux Etats-Unis, alors que les soupçons de dopage dans le milieu du cyclisme sont récurrents. "Vrai ou pas, la maison Armstrong est enveloppée d'une masse croissante de fumée", a écrit le quotidien conservateur Washington Times, jugeant "la dernière bombe difficile à désamorcer" pour Armstrong.

Cette affaire est l'occasion pour les amateurs de "french-bashing" (taper sur les Français) de reprendre leurs attaques. Le site web de discussions fuckfrance.com se délecte ainsi de l'affaire.

"Je n'ai aucun doute que Chirak (sic) et ses putains de Gaulois sont derrière cette campagne de diffamation. Évidemment cette supercherie est très probablement montée par l'Association cycliste française sur ordre de Chirac et/ou de Vilepenis (sic) et de leurs camarades collabos", écrit le créateur de ce site, qui reste anonyme.

Il assure avoir un "regard humoristique sur ces fous de Français". "Je ne déteste pas les Français, ce n'est pas un site raciste ou haineux. Mais je crois dans la liberté d'expression", ajoute-t-il.

En 2003, l'opposition de la France à l'invasion de l'Irak par une coalition menée par les Etats-Unis avait entraîné une dégradation des relations entre les deux pays et une multiplication des attaques anti-françaises aux Etats-Unis.

Ces attaques avaient été symbolisées par l'épisode des "frites de la liberté". En mars 2003, un élu de Caroline du Nord Walter Jones avait réussi, avec d'autres collègues, à imposer que la cafétaria du Congrès rebaptise "freedom fries" (frites de la liberté) les frites habituellement appelées aux Etats-Unis "French fries".

Il s'agissait d'"un geste symbolique destiné à montrer le mécontentement de nombreux élus face à l'attitude de notre soit-disant allié, la France", avait alors expliqué M. Jones.

Depuis les relations se sont améliorées. Lors de sa tournée en Europe en février au début de son deuxième mandat, le président américain George W. Bush s'est réconcilié avec le couple franco-allemand.

Mais la méfiance dans les opinions publiques reste latente et à la moindre occasion les piques reviennent.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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