Invétérés du cellulaire au volant, il vous reste moins de deux semaines pour vous débarrasser de votre mauvaise habitude, puisque la nouvelle disposition du Code de la sécurité routière interdisant l’usage du cellulaire en conduisant entrera en vigueur le 1er avril.
Sylvain Trépannier
Adoptée dans la tourmente en décembre, cette nouvelle disposition stipule qu’« une personne ne peut, pendant qu’elle conduit un véhicule routier, faire usage d’un appareil tenu en main muni d’une fonction téléphonique. Pour l’application du présent article, le conducteur qui tient en main un appareil muni d’une fonction téléphonique est présumé en faire usage. Cette interdiction ne s’applique pas au conducteur d’un véhicule d’urgence dans l’exercice de ses fonctions. »
L’amende infligée au contrevenant variera de 80 $ à 100 $, selon les circonstances, et sera assortie de trois points d’inaptitude.
Pas les mains libres
Toutefois, les conducteurs qui se feront prendre le cellulaire à la main pourront bénéficier d’une période de grâce de trois mois pendant laquelle les policiers avertiront simplement les fautifs, plutôt que de leur remettre un constat d’infraction.
Le nouvel article du Code de la sécurité routière ne s’applique cependant pas aux téléphones munis d’un dispositif mains libres.
« C’est un peu comme avec la ceinture de sécurité. Les gens devront être raisonnables et faire preuve de discipline, même si ce ne sera pas évident au début », a dit le sergent Alain Gelly, du service de police de la Ville de Lévis.
Le sergent Gelly est aussi parfaitement conscient que certains conducteurs pris en faute iront tester l’application de cette nouvelle mesure devant les tribunaux.
« Les premiers dossiers feront jurisprudence et il revient au policier de bien faire la preuve que l’individu est en faute. Mais au-delà de ça, c’est une question de sécurité publique et les gens devront être responsables », estime le sergent Gelly.
Faire confiance aux gens
« Il faut faire confiance à l’intelligence des gens, ajoute Jean-Marie de Koninck, de la Table de concertation en sécurité routière. Ce n’est pas juste une question de règlement, c’est une question de sécurité. Quand on parle au téléphone en conduisant, on est virtuellement hors du véhicule. On est dans la cuisine avec sa conjointe ou dans le bureau avec son patron. »
M. de Koninck croit que les gens respecteront cette nouvelle interdiction. « L’Année de la sécurité routière nous a fait prendre conscience de bien des choses et je crois qu’avec une bonne campagne de publicité et un bon dosage de prévention et de coercition, le taux de respect sera très grand, comme c’est le cas en France, où la conduite avec un cellulaire est interdite », dit-il.
« Il était temps que ça se fasse, parce que presque tout le monde a un cellulaire aujourd’hui », dit-il en terminant.
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