1er octobre 2008

Une faveur pour Véro ?

La police de Laval se défend d'avoir accordé un traitement de faveur à l'animatrice Véronique Cloutier, qui s'en est sortie avec un simple avertissement lundi après s'être fait prendre par un policier alors qu'elle conduisait tout en parlant au cellulaire qu'elle tenait en main.

Peu après 11h30, lundi, un agent de la police de Laval qui s'en allait dîner au poste de la gendarmerie, sur le boulevard Saint-Martin Est, a aperçu une automobiliste roulant vers l'ouest qui parlait au cellulaire tout en tenant le combiné en main.

Le policier ne le savait pas alors, mais la conductrice était Véronique Cloutier, qui anime l'émission radiophonique Les Midis de Véro en direct des locaux de la station Rythme FM, située boulevard Saint-Martin Est, non loin du poste de police.

Ignorant l'identité de la conductrice, le policier a décidé de la rattraper. Il a intercepté son véhicule dans le stationnement de la station de radio et ce n'est qu'à ce moment qu'il a su qu'il avait affaire à Véronique Cloutier.

L'animatrice, qui est restée en ondes durant l'intervention du policier, a expliqué hier qu'elle a dû commencer son émission au cellulaire parce qu'elle était en retard à la station. Et si elle n'avait pas de dispositif mains libres, c'est qu'elle conduisait le véhicule de son conjoint, où son dispositif n'est pas fonctionnel.

Mme Cloutier a confié que l'agent Brazeau s'est montré compréhensif.

« Je sais que c'est une infraction. Il m'a pognée en avant de la station. Le policier a voulu être bon joueur. Il a été fin, il a compris que j'étais en ondes ; je n'étais pas sur l'autoroute, où j'aurais pu être un danger public. » Véronique Cloutier a profité de sa tribune à Rythme FM hier midi pour revenir sur l'épisode de lundi.

Pas de traitement de faveur
Hier, la police de Laval a assuré que l'animatrice n'a pas reçu de traitement de faveur. Le lieutenant Daniel Guérin a expliqué que le policier avait l'intention de donner un avertissement avant même de savoir qu'il s'agissait de Véronique Cloutier.

Il ajoute que ce policier d'expérience affecté à la circulation n'était pas du tout impressionné par l'animatrice.

« Pourquoi un citoyen ordinaire aurait-il le droit de recevoir un avertissement et pas elle ? » a demandé M. Guérin.

En vertu du pouvoir discrétionnaire des policiers, l'agent était dans son droit en ne donnant qu'un avertissement. « On respecte la décision de notre policier. On est certains qu'il a fait son travail de façon professionnelle », dit M. Guérin.

Selon lui, les policiers donnent souvent des avertissements. L'agent concerné aurait averti plusieurs autres automobilistes ces derniers jours pour d'autres raisons.

En juillet et août, les policiers lavallois ont distribué 245 constats d'infraction pour le cellulaire au volant et auraient donné plusieurs avertissements que la police n'a pas voulu non quantifiés.

Les automobilistes fautifs s'exposent à une amende de 80 $ à 100 $, plus les frais, et à recevoir trois points d'inaptitude.

« Ce qu'ils ont dit...»

« Depuis que j'anime Occupation Double, je n'ai pas payé une seule contravention ! C'est arrivé que le policier me dise que sa femme ou sa fille aime Occupation Double. Même chose pour les parcomètres. Il y a un an sur Mont-Royal devant un resto le monsieur m'a reconnu et a décidé de ne pas me donner de contravention ».
Joël Legendre

« Être une vedette, ça amène des avantages mais ça peut aussi nuire. Des fois les policiers se disent C'est une vedette, elle peut payer.... Ça marche des deux côtés. »
Michèle Richard

« Je n'ai jamais eu de privilèges, je fais toujours attention de faite façon. Aux douanes j'arrive toujours avec toutes mes factures. Je déclare tout ».
Dominique Michel

« Je n'ai jamais eu de passe-droit avec les forces de l'ordre. S'ils ont à m'arrêter sur le pont Jacques-Cartier, ils vont m'arrêter ! En général, la majorité du temps, on paie les affaires deux fois plus cher que tout le monde, ce qui fait que ça équilibre pour les autres fois où on nous rend service. C'est pour cette raison que bien des artistes font acheter leur maison ou leur voiture par quelqu'un d'autre. Parce qu'ils savent que le prix va être gonflé. »
Normand Brathwaite


1er octobre 2008

Des excuses aux policiers

Véronique Cloutier s'est excusée hier en ondes d'avoir choqué certaines personnes en étant épargnée d'une contravention de la part d'un policier.

« Je veux juste remettre les choses en perspective. Je comprends que ça ait pu choquer certaines personnes, ces gens-là se disent : moi, je l'aurais payé, mon ticket. Mais en même temps, à l'inverse, j'ai reçu plein de témoignages de gens à qui c'est déjà arrivé de ne recevoir qu'un avertissement. »

Véronique Cloutier a profité de sa tribune à Rythme FM, hier midi, pour revenir sur l'épisode de lundi.

Elle s'est aussi excusée d'avoir mis la police de Laval dans l'embarras. « Je trouve ça ben plate, ils ont le spot light et ce n'est pas nécessaire. Les policiers font leur travail, ils sont là pour nous protéger et nous corriger. Il (le policier) n'a pas voulu mal faire, il a compris que j'étais en ondes et que j'étais devant la station.

Vitesse
« Juste pour vous rassurer, j'en paie des contraventions. Parfois je dépasse la limite de vitesse parce que je suis souvent en retard », a-t-elle avoué.

Véronique a expliqué qu'elle était en retard à la station à cause d'un accident et qu'elle conduisait le véhicule de son amoureux, dans lequel elle ne pouvait utiliser le dispositif mains libres.

« Véronique Cloutier n'a pas de passe-droit parce que c'est une artiste. Si elle dépasse les limites, elle a les mêmes contraventions que tout le monde », a renchéri Sandra Rossi, attachée de presse de l'animatrice.

« Quand je suis en voiture avec elle, croyez-moi, si elle mérite un ticket, elle l'a comme tout le monde. Elle n'est pas épargnée. La preuve : hier, elle avait une contravention dans son pare-brise devant Radio-Canada » a-t-elle ajouté.

Le pouvoir discrétionnaire en bref
Le pouvoir discrétionnaire conféré aux policiers est issu de la common law. En vertu de ce pouvoir, les policiers, par exemple, ont le choix, sans que leur conduite soit dictée d'avance par la loi, d'émettre une contravention ou de simplement donner un avertissement. En prenant cette décision, le policier ne doit toutefois pas être en conflit d'intérêts et son choix ne doit pas être basé sur des raisons ou des valeurs personnelles, farfelues, insignifiantes ou pécuniaires. Ce pouvoir vise l'atteinte de la justice dans l'application des lois. Ce droit peut aussi être appliqué aux jeunes contrevenants. Dans certaines situations sérieuses, les policiers ne peuvent user de leur pouvoir discrétionnaire.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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