11 novembre 2007

Radars, interdiction du cellulaire et limite d'alcoolémie à 0,05

MONTREAL - Le gouvernement du Québec serre la vis aux automobilistes.

La ministre des Transports, Julie Boulet, déposera mercredi un projet de loi concernant l'alcool au volant, l'usage du téléphone cellulaire, la vitesse, les radars photo et les caméras au feu rouge, les cours de conduite et les limites de vitesse pour les poids lourds.

Ces mesures, qui pourrait être adoptées avant Noël, seront intégrées graduellement sur les routes du Québec.

La limite d'alcoolémie passera de 0,08 à 0,05, soit 50 mg d'alcool pour 100 ml de sang, comme c'est actuellement le cas dans les autres provinces canadiennes.

Quinconque présentant un taux d'alcoolémie se situant entre 0,05 à 0,08 verra son permis suspendu pour une durée de 24 heures. Les sanctions pour les conducteurs avec un taux supérieur à 0,08 seront multipliées par trois, passant de la suspension du permis de 30 jours à 90 jours, pour une première infraction.

"Il ne faut pas oublier qu'entre 0.05 et 0.08, on est jusqu'à cinq fois plus à risque d'être impliqué dans un accident mortel", a rappelé le président de la Table québécoise de la sécurité routière, Jean-Marie De Koninck, en conférence de presse aux côtés de Mme Boulet, dimanche, à Montréal.

Il sera par ailleurs interdit de parler au téléphone cellulaire en conduisant, sauf s'il est muni d'un dispositif main libre qui permet à son utilisateur de discuter sans avoir son appareil à la main.

"On reconnaît que le combiné et le main libre dérangent tous deux la concentration du conducteur", a expliqué Mme Boulet, qui a ajouté qu'elle avait décidé d'autoriser le main libre, compte tenu de la difficulté qu'aurait représenté l'application de son interdiction pour les policiers. Elle n'exclut pas cependant une éventuelle interdiction totale de tout téléphone au volant.

Le projet de loi, présenté quelques jours après le décès de Bianca Leduc, cette fillette de trois ans qui a été frappée par un automobiliste roulant à vive allure alors qu'elle jouait dans une cour à l'Ile-Perrot, rendra plus sévères les peines imposées pour "grand excès de vitesse".

Par exemple, un automobiliste roulant à 96 km/h dans une zone de 50km/h devra payer 480 $, soit le double que ce qu'il aurait payé actuellement. Il perdra deux fois plus de points d'inaptitude, soit 10 points, et il verra son permis suspendu pour sept jours.

La ministre Boulet entend d'autre part rendre obligatoires les cours de conduite et imposer le permis de conduire probatoire au plus de 25 ans.

Des projets pilotes sur les radars photographiques et les caméras installées aux feux de circulation seront installés dans 15 endroits au Québec. "Ce que nous voulons, ce n'est pas de piéger les automobilistes, mais bien de sauver des vies humaines", a tenu à mentionner la ministre.

Les véhicules poids lourds, quant à eux, devront être équipés de limitateurs de vitesse et ne pourront dépasser 105 km/h.

La ministre soutient que 80 pour cent des accidents de la route auraient pu être évités puisqu'ils étaient causés par des comportements humains.

"Pour bien comprendre l'ampleur du défi (auquel nous faisons face), je vous rappelle que dans l'état actuel des choses, une personne est tuée ou blessée sur les routes à toutes les 11 minutes", a-t-elle souligné.

La ministre a indiqué s'attendre à ce que les autres parti politiques à l'Assemblée nationale l'appuient dans ses efforts.


une page mise par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

veloptimum.net