9 juin 2007
Les Québécois souhaitent très majoritairement que l’on interdise le téléphone cellulaire au volant. Par ailleurs, ils sont favorables au retour du photo-radar sur les routes du Québec, révèle un sondage Léger Marketing commandé par le Journal de Québec.
À la demande du Journal les sondeurs ont demandé aux Québécois si on devait interdire l’utilisation du cellulaire en conduisant. La réponse est sans équivoque et un peu surprenante pour des gens qui passent leur vie accrochés au cellulaire: 83% des personnes interrogées ont répondu oui à cette question et à peine 14% ont dit non. Seuls les hommes (81%), les travailleurs (82%) et ceux qui prennent le volant tous les jours (82%) sont moins nombreux à favoriser le bannissement du cellulaire.
Les femmes
Les plus fervents détracteurs du portable au volant sont les femmes (89%), les 65 ans et plus (91%) et les retraités (93%). Caroline Roy de Léger Marketing ne peut que constater que la réponse est très élevée et elle fait un lien avec les campagnes de publicité de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) sur les dangers de la route. « Si une loi comme ça était en vigueur, elle serait respectée » de faire valoir Mme Roy.
On apprenait jeudi que le cellulaire au volant est là pour rester puisque la Table de concertation sur la sécurité routière ne recommandera pas de l’interdire lors des consultations publiques de l’automne prochain.
Photos-radars
Les Québécois s’ennuient par ailleurs des photosradars car ils se prononcent à 66% en faveur de leur retour sur les routes. Les cinémomètres sont davantage prisés par les femmes (75%) et les personnes âgées ( 83%). Fait intéressant noté par les sondeurs, les gens qui ont perdu des points d’inaptitude sont plus réticents à la réintroduction des photos-radars. Mme Roy interprète encore ce résultat en relation avec les publicités de la SAAQ qui sont prisées par la population qui souhaite que le bilan routier du Québec soit moins meurtrier.
La ministre Julie Boulet des Transports espère mener des projets-pilotes en 2008 avec le photo-radar.
Le cellulaire au volant semble cependant là pour rester.On apprenait cette semaine que la Table de concertation sur la sécurité routière ne recommandera pas de l’interdire lors des consultations publiques de l’automne.
Les jeunes sont les plus dangereux
Les jeunes sont considérés comme les conducteurs les plus dangereux par les Québécois et leurs motos à grosse cylindrée sont bien mal vues.
Ce sont eux qui sont pointés du doigt en effet lorsqu’on sonde l’opinion des gens sur ceux que l’on doit redouter sur la route. À 53% de réponses ils devancent de près de 20% ceux qui se classent deuxième sur l’échelle du danger, soit les personnes agées qui font 32%. Chez les conducteurs qui conduisent quotidiennement l’opinion diffère légèrement et le résultat est de 36% pour les gens plus âgés et de 50% pour les jeunes.
« C’est encore et toujours les jeunes qui sont jugés les plus dangereux » de constater Mme Caroline Roy de Léger Marketing qui ajoute que plusieurs pensent plutôt qu’il faut se méfier des conducteurs du dimanche. On constate bien sûr une fracture très nette dans la perception selon son groupe d’âge. « Les plus critiques à l’endroit de la conduite des jeunes ce sont les 35 ans et plus. Par contre, plus on est jeune plus on critique face au comportement routier des plus vieux. C’est vraiment la pyramide inversée. »
Les conclusions de ce sondage seraient fortement liés à la très grande médiatisation des tragédies routières, les jeunes sont souvent impliqués dans des accidents mortels alors que l’on retrouve des hommes plus vieux chez les récidivistes du volant.
Notons que les camionneurs sont au troisième rang à 23% suivis par les motocyclistes à 19%.
Par ailleurs une faible majorité de Québécois, 51%, serait d’accord pour que les motos de type Racer ou Ninja soient retirées des routes du Québec, 45% des gens s’y opposent.
Le sexe et l’âge jouent encore là un rôle déterminant, les femmes (61%), les 55 ans et plus (65%) et les retraités (68%) favorisant l’interdiction. Ces proportions baissent à 41% chez les hommes, à seulement 27% chez les 18-24 ans et 36% chez les 24- 34 ans.
Les sondeurs soulignent un écart Québec-Montréal. Dans notre région 59% des sondés sont contre les Racers comparativement à 47% à Montréal, différence attribuable semble-t-il à notre profil démographique. Enfin, et cela ne surprendra personne, une nette majorité de 83% de Québécois estime que l’on devrait imposer des peines d’emprisonenment aux criminels de la route qui récidivent.
Ce sondage a été réalisé exclusivement pour le Journal de Québec entre le 31 mai et le 4 juin et a rejoint 1,000 personnes, ce qui lui confère une marge d’erreur de plus ou moins 3,1%.
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