10 juin 2007

Priorité : contrôler la vitesse

Le rapport de la Table de concertation sur la sécurité routière qui sera déposé dans les prochains jours sera axé sur un contrôle beaucoup plus sévère de la vitesse.

«À la suite d’un impact à 90 km/heure, vous avez 40 pour cent de chances de mourir, fait valoir le président de ce comité consultatif, Jean-Marie De Koninck. À 110 km/heure, reprend le réputé mathématicien de l’Université Laval, vos chances de mourir grimpent à 90%. C’est une formule d’énergie synétique.» Quant à moi, disait-il au cours d’une entrevue ces derniers jours, plus les gens gens ralentiront leurs déplacements, que ce soit à pied, à vélo ou autrement, plus on améliorera le bilan routier.»

Pour M. De Koninck, la priorité doit donc être accordée à la vitesse sur les routes. «C’est la chose la plus porteuse pour améliorer le bilan routier», dit-il.

L’universitaire est aussi en total accord avec la publicité agressive de la SAAQ. «De 1999 à 2000, le Québec a eu son meilleur bilan routier et c’est à cette époque que la publicité était la plus forte. La France utilise aussi des publicités très fortes, illustre-t-il.

La vitesse serait responsable de 25 à 30% des accidents mortels alors que la conduite en état d’ébriété comme facteur prépondéraht serait passée de 50 à 30% au cours des vingt dernières années.

Les cell
M. De Koninck ne réussit pas à trancher personnellement sur l’utilisation du cellulaire au volant. 83% des répondants à un sondage exclusif mené pour le Journal disaient favoriser l’interdiction du cellulaire au volant. «Le problème du "cell", ce n’est pas l’utilisation de l’objet, dit le scientifique, c’est un problème cognitif. C’est un problème de concentration.»

«Si on faisait comme dans d’autres pays, il faudrait interdire le combiné, explique M. De Koninck. Mais le "mains-libres" est aussi dangereux. Le problème est complexe. La Suède, qui est souvent notre modèle, interdit le combiné mais ils ne savent plus quoi faire avec le mains-libres.»

«Les policiers nous disent aussi qu’ils ne sauraient pas comment faire appliquer la loi. Il faut se pencher davantage sur cette question» «L’interdire totallement n’est pas réaliste», tranche M. De Koninck.

«Est-ce qu’il faudrait interdire le cellulaire en ville et le permettre sur les autoroutes?», lance-t-il pour illustrer sa réflexion.

Le cellulaire ne compterait que pour 1 à 4 % seulement des accidents mortels, dans les statistiques de la SAAQ, précise-t-il.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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