6 juillet 2007

Courage manquant

Les politiciens n'ont pas le courage d'agir de façon efficace en matière de sécurité routière, ce qui amènera encore des centaines de citoyens à mourir inutilement sur les routes du Québec.

Michel Auger

La ministre des Transports du Québec, madame Julie Boulet, a annoncé, hier, une série de mesures afin d'améliorer le bilan routier du Québec.

Toutes les mesures que la ministre a annoncées au nom de son gouvernement pour réduire le nombre des morts et des blessés sont bonnes. Le gouvernement va tenter de régler les grands excès, mais néglige d'appliquer les mesures draconiennes qui s'imposent de façon urgente.

Le conducteur québécois, il ne faut pas se le cacher, est un délinquant.

Pour que les délinquants changent leurs mauvaises habitudes, ce n'est pas seulement des paroles qu'il faut mais bien des mesures concrètes. Seuls les fortes amendes et les points d'inaptitude vont convaincre. Il n'y a pas que l'alcool qui tue, la vitesse, et dans une moindre mesure les distractions, sont la cause de la majorité des morts et des blessés sur nos routes.

Les votes
Comme tous les autres politiciens impliqués, Mme Boulet ne fait que de retarder l'entrée en vigueur de vraies mesures.

La sécurité routière ne gagne pas de votes aux élections.

Mais, cette fois, les partis d'opposition à Québec devront se montrer imaginatifs.

C'est bien beau de seulement critiquer et de dire que les libéraux ne vont pas assez loin, mais l'ADQ et le PQ devront aussi intervenir.

L'opposition devra non seulement jouer avec les mots mais aussi forcer le gouvernement à aller plus loin, plus vite. C'est sûrement trop demander à Mario Dumont et à Pauline Marois et leurs députés...

Délais inutiles
Après des années de palabres inutiles et de discussions dans des tables de concertation, la société devra encore attendre.

En poste dans un gouvernement minoritaire, Mme Boulet n'est pas la seule responsable des nombreux blessés et décès qui vont s'accumuler d'ici deux ou trois ans.

La table de concertation des transports a fait l'unanimité pour 23 recommandations qui ont toutes été acceptées par la ministre. Ce n'est pas difficile de s'entendre sur les excès des ivrognes ou des dangers publics, mais il faut plus.

Dans plus de cinquante pays, la baisse des limites de vitesse a réduit considérablement le nombre de blessés et de décès.

Pourquoi donc attendre encore des années avant d'en arriver à introduire des caméras de surveillance pour prendre ceux qui grillent les feux rouges ?

Pourquoi attendre deux ou trois ans avant de généraliser l'usage des radars photo sur les routes ?

La seule explication est le manque de courage politique.

En laissant aux seuls policiers le soin de contrôler les excès avec des radars, on empêche ceux-ci de s'occuper des dangers publics qui mettent à risque la sécurité des autres usagers.

Actuellement, les agents de police ne font qu'à peu près de la surveillance radar et abandonnent presque la surveillance des véhicules en mouvement.

Ceux qui le constatent sont ceux coincés à l'arrière d'un individu qui réduit sa vitesse dans la voie de gauche sur l'autoroute parce qu'il est occupé avec son cellulaire.

Qu'est-ce qui arrive aux casquettes à palette à l'envers qui vous collent au pare-chocs parce que vous ne roulez qu'à 120 km/h dans la circulation dense ?

Les policiers n'ont pas le temps de s'occuper de ces maniaques.

Aussi, les policiers d'expérience vous le diront, ça ne sert à rien pour eux de donner des contraventions à des automobilistes en mouvement car les juges sont trop cléments.

Le citoyen accusé s'en tire dans la plupart des cas en cour, peut-être parce que le juge est aussi un conducteur...


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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