6 juillet 2007
Note du webmestre :
Ça fait sept ans que
VÉLOPTIMUM sensibilise ses lecteurs sur les dangers du cellulaire au volant pour les cyclistes.
Les manchettes des journaux de ce matin ont de quoi nous rejouir.
Mais on y croira vraiment quand ça aura force de loi.
Nous craignons le manque de courage, tel que le signale Michel Auger ce matin.

Fini le cellulaire au volant
Dès cet automne, les automobilistes ne pourront plus parler au cellulaire au volant, à moins d'avoir un dispositif mains libres... Ou à moins de contrevenir à la loi, comme c'est l'intention de plusieurs.
Mélanie Brisson
Bernard, un négociant qui passe ses journées sur la route, cellulaire à la main, n'entend pas modifier son comportement.
« On ne change pas ses habitudes comme ça ! En France, où je vais souvent, le combiné est interdit au volant et on peut avoir des amendes. Mais les gens font attention, ils surveillent s'il y a des policiers », dit-il.
L'homme d'affaires pense qu'il utilise prudemment son téléphone cellulaire au volant et que ce n'est pas tout le monde qui est distrait par son utilisation. « C'est une question de concentration. Pour certaines personnes, c'est plus dangereux », croit-il.
Difficile à prouver
D'autres conducteurs sont persuadés que la police ne pourra pas les coincer. Ils n'ont pas tort, selon Jean-Guy Dagenais, de l'Association des policiers provinciaux du Québec. « Quand j'étais patrouilleur pour la Sûreté du Québec, on avait de la misère à voir même la ceinture. Alors imaginez pour le cellulaire, le policier a besoin d'avoir des bons yeux », lance-t-il.
«[ ...] Reste à voir la façon dont on s'y prendra pour intervenir, et les preuves qu'on devra présenter concernant ces infractions », indique pour sa part le directeur de l'Association des directeurs de police du Québec.

Des automobilistes d'accord
Certains automobilistes nous ont toutefois confié qu'ils se plieront aux exigences de la nouvelle loi, même s'ilss utilisent leur cellulaire fréquemment pour le travail.
C'est le cas de Marcel Rochon, un entrepreneur en construction. « Mon téléphone sonne souvent quand je suis sur la route. C'est important pour les affaires. J'ai essayé le casque d'écoute et je n'ai pas aimé ça, mais si je n'ai pas le choix ... », dit-il.
Tout comme Mariline Bervaldi, une agente immobilière qui règle les trois quarts de ses affaires en conduisant. « J'ai de bons réflexes, je prévois les coups quand je parle au cellulaire au volant. Mais il y en a qui sont tellement perdus que c'est une bonne loi pour eux. C'est plus sécuritaire », dit-elle.
« Je ne pense pas que c'est ce qui cause les accidents, mais si la loi peut les faire diminuer, c'est mieux », approuve Catherine, une autre utilisatrice. Hier, les vendeurs de casques d'écoute se sont dits réjouis, flairant la bonne affaire.
• Plusieurs pays européens dont l'Autriche, la République tchèque, la France, le Danemark, l'Allemagne, la Lettonie, la Pologne, le Portugal la Roumanie et la Suisse, de même que l'Etat d'Israël, interdisent aux automobilistes de conduire combiné à la main.
| Interdiction au volant |
• Interdire l'usage du téléphone cellulaire portable (combiné) au volant d'un véhicule en mouvement, sous peine d'amende de 80 $ à 100 $ et trois points d'inaptitude.
• Modification des rapports d'accident afin de recueillir des données sur les accidents dans le Boulevard Jacques-Cartier estsquels un cellulaire peut être mis en cause.
• Autorisation des téléphones cellulaires «mains libres» et des systèmes de positionnement par satellite (GPS), puisque les industries du camionnage et du taxi s'en servent comme outils de travail.
• Au Canada, seule Terre-Neuve-et- Labrador interdit actuellement le cellulaire (combiné) au volant. Mais quelque 50 pays dans le monde interdisent le cellulaire (combiné) au volant, tandis que la Grèce et le Brésil interdisent également le cellulaire «mains libres ».
une page mise par SVP

Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive