19 novembre 2006

Des pistes de solution qui font des vagues

Jean-François Tardif

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les pistes de solution proposées jusqu’ici par la Table québécoise de la sécurité routière ont fait des vagues. Beaucoup de vagues même. Aussitôt dévoilées, les mesures ont été décriées et démolies. Une réaction qui n’a cependant pas ébranlé Jean-Marie De Koninck.

« Une situation normale, indique le président de la Table. Les gens n’aiment pas sentir que l’on resserre les règles ou qu’on leur en impose de nouvelles. Mais les choses évoluent malgré tout dans le bon sens. À mesure qu’ils sont informés, ils se montrent plus ouverts à accepter le changement. C’est le cas, par exemple, de l’utilisation des radars photo. Il y a un an, les sondages disaient que le pourcentage des gens qui appuyaient leur présence sur les routes était de 55 %. Cette proportion est maintenant rendue à 73 %. »

M. De Koninck ne le cache pas, c’est tout un défi qu’il a à relever en tant que président de la Table. Chez Nez rouge, il compose avec un seul problème, celui de l’alcool au volant. À la Table, ses dossiers sont plus nombreux et plus complexes.

« La question du cellulaire au volant, par exemple, est loin d’être simple. Comme il a été prouvé que le mains libres était aussi dérangeant pour un conducteur qu’un cellulaire traditionnel, il faudrait peut-être aussi en interdire son utilisation. Sauf qu’une telle décision aurait plusieurs impacts, notamment pour les policiers. Il faut donc obligatoirement faire le tour de la question afin d’être certain de proposer la bonne recommandation. Et c’est la même chose dans tous les dossiers. »


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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