Championnats du monde

Un nouveau départ pour Prémont
et un dernier tour de piste
pour Gagné chez les U23

Montréal, 2 septembre 2009 – Cette saison, le Canada est redevenu une des puissances mondiales du vélo de montagne et les cyclistes canadiens auront l’occasion de le prouver aux Championnats du monde qui se déroulent à Canberra, en Australie, jusqu’à dimanche. Mardi, Raphaël Gagné, Geoff Kabush, Evan Guthrie et Catharine Pendrel ont enlevé la médaille d’argent à l’épreuve de relais en terminant à seulement 6 secondes de la première place, obtenue par le quatuor italien.

Au sein du contingent canadien on retrouve trois Québécois, tous issus de la région de Québec, soit Marie-Hélène Prémont (senior, Château-Richer), Raphaël Gagné (U23, Lac Beauport) et Antoine Caron (junior, Stoneham). Du côté des athlètes des autres provinces, notons que Kabush et Pendrel ont tous les deux signé des victoires en Coupe du monde cette saison en remportant respectivement les épreuves de Bromont et de Mont Sainte-Anne, ce qui est un beau prélude aux mondiaux de 2010, qui auront lieu au Mont Sainte-Anne.

Un peu d’air pour Marie-Hélène Prémont
La saison 2009 a été en dents de scie pour Marie-Hélène Prémont. Une fois sa session universitaire hivernale terminée, Prémont a commencé à retrouver sa forme à Houffalize (Belgique), au début mai, en décrochant une sixième place. Après avoir échappé le titre canadien aux mains de Pendrel, en juillet à Saint-Félicien, l’athlète de 31 ans a mentionné en entrevue d’après course suivant la Coupe du monde de Mont Sainte-Anne qu’elle avait eu des problèmes respiratoires. Contrairement à ce qui était arrivé aux Jeux olympiques de Pékin, l’athlète de Château-Richer n'a pas abandonné l’épreuve.

Une semaine plus tard à la Coupe du monde de Bromont, le scénario s’est répété et Prémont a décidé d’aller passer une batterie de tests médicaux afin d’en savoir plus. Le résultat : elle souffre d’asthme à l’effort. Pas évident lorsque l’on est une athlète qui pratique un sport d’endurance.

« Un test a révélé une diminution de mon volume expiratoire maximum seconde de 28 %, ce qui est considérable. Une baisse de 10 % était nécessaire pour avoir le diagnostic d'asthme à l'effort et obtenir le droit à l'utilisation d'une pompe (d’un bronchodilatateur) », a expliqué la cycliste dans un courriel, après avoir pris connaissance des résultats de ses différents tests à la mi-août.

L’athlète a donc dû remplir les formulaires du Centre canadien pour l’éthique dans le sport et de l’Union cycliste internationale attestant qu’elle a été diagnostiquée asthmatique, ce qui lui évitera d’obtenir un résultat antidopage positif aux bronchodilatateurs, une substance interdite aux athlètes non asthmatiques.

« Je suis un peu déçue de faire de l'asthme à l'effort, mais en même temps soulagée de comprendre ce qui s'est passé aux Jeux (olympiques) et à Bromont. Ça explique ma respiration difficile depuis un moment lors de compétitions. Le côté positif est que ça se traite très bien. J'utiliserai du ventolin juste avant la compétition et je serai protégée pour une durée de quatre à six heures. Je suis donc vraiment stimulée par l'arrivée des mondiaux sachant maintenant que les problèmes respiratoires sont derrière moi ! »

Raphaël Gagné vise un top-5
Raphaël Gagné, qui participe à ses derniers mondiaux dans la catégorie Espoirs (moins de 23 ans) visera une place parmi les cinq premiers, lui qui avait terminé septième l’an dernier aux mondiaux de Val Di Sole, en Italie. Cette saison, le récent médaillé d’or aux Jeux du Canada a fait une préparation différente des dernières années. Il a accumulé plus de kilométrage, notamment en participant au Tour de Beauce (sur route), où il a pris le 31e rang au général.

« Je me sens bien prêt et j’ai juste hâte de pouvoir m’exprimer. En fait, je ne suis pas trop stressé. Je savais que lorsque je n’allais pas aussi vite en course en début de saison, c’était parce que j’étais fatigué ou que je manquais d’entraînement en intensité. Je suis resté positif dans tout ça et mon objectif est demeuré le même tout au long de l’année, soit de bien faire aux Championnats du monde. »

Le parcours de Canberra ne représentera pas un grand défi technique pour le Québécois, sauf que le terrain sablonneux peut réserver des surprises.

« Il faudra adapter notre conduite. Le premier jour, c’était un peu dépaysant, mais après, je savais comment piloter, a-t-il soutenu. Ce n’est rien comme les parcours de chez nous (qui sont techniques). Je veux rester près des dix premiers au premier tour. Au relais, j’ai constaté qu’il ne fallait pas être loin de la tête, parce que sinon, ça va se distancer dans les sections techniques où il est impossible de dépasser. Je vais aussi devoir m’écouter et prendre mon rythme, mais ça va être difficile avec l’importance du départ. En résumé, je devrai connaître un bon premier demi-tour et ensuite bien gérer ma course. »

Antoine Caron sera en action jeudi, Raphaël Gagné vendredi et Marie-Hélène Prémont samedi.

Rédaction : Mathieu Laberge


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